Primaires à gauche, ça se précise…mais pas trop

31 mars 2010 § 1 commentaire

Ce matin, sur RMC, Arnaud Montebourg a levé un voile pudique sur l’organisation des primaires à gauche:

Quand auraient lieu ces primaires?

Elles s’étaleraient du printemps ( début ou fin?) 2011 à l’automne 2011( début ou fin?)

Combien de tours?

Il y aura certainement plusieurs tours afin de parvenir à n’avoir plus que 2 candidats lors de la "grande final" d’automne. En cela, Arnaud Montebourg à confirmé les propos de Benoît Hamon, relayés le lundi 29 mars par le NouvelObs :""l"hypothèse" de primaires ouvertes en "trois temps", avec un "premier tour éliminatoire" qui permettrait d’"égrener le nombre de candidats".
Arnaud Montebourg à tenu à préciser que le PS ne craignait pas "l’abondance de candidats"

Qui pourra voter?

Toutes les personnes inscrites sur les listes électorales, à conditions qu’elles signent une déclaration de principe stipulant leur adhésion aux valeurs de gauche et qu’il s’acquittent d’une participation financière de 1 euro.

Pourrait-il y avoir des candidats d’autres partis de gauche?

Oui c’est une possibilité.

On sait cependant que Jean-Pierre Chevènement a annoncé que le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) ne participerait pas aux primaires du Parti socialiste. D’après le JDD dans une lettre ouverte à Martine Aubry, Jean-Pierre Chevènement a précisé "qu’en l’absence, aujourd’hui, de tout programme et de toute Charte politique des primaires qui auraient pu permettre la sélection d’un candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012 dans des conditions acceptables par nous, le Conseil National a considéré qu’il ne nous était plus possible de participer aux travaux de la Commission chargée de préparer lesdites ‘primaires’

Remarques:

Si les conditions pour voter se résument à celles qu’à donné Arnaud Montebourg, on peut imaginer que certains militants UMP pourraient alors voter en masse afin de faire "monter" le ou la candidate qui leur parait la plus apte à se faire battre par leur propre candidat…ou celui ou celle qui leur semble le proche de leur sensibilité libérale…

Il me semble qu’il y a là quelque chose à peaufiner si l’on veut éviter ce genre de situation….

Sources: dailymotion ; le JDD ; le NouvelObs

Réforme des retraites le grand silence sur l’état des lieux

31 mars 2010 § Poster un commentaire

La réforme des retraites est probablement l’un des plus gros projets auxquels le gouvernement va être confronté. Il est également pour chacun d’entre nous la clé de vieux jours sereins et heureux. Malheureusement nous sommes une fois exclus de ce débat qui nous concerne au plus haut point! Pire encore, personne ne pense à nous donner les tenants, les aboutissants de ce qui nous est présenté unanimement comme un problème.

Faisant l’impasse sur une information sur le fond du dossier des retraites, la plupart des "discoureurs", experts ou politiciens, qui s’expriment actuellement sur le sujet, ne l’abordent qu’en le qualifiant de problème ou en donnant leur solution.

Ce qu’en disent les acteurs sociaux

Dans une interview du Journal du dimanche, le 13 Février 2010, Laurence Parisot, présidente du Medef, a exhorté à accepter un changement de l’âge légal de départ à la retraite. À son avis :"ce relèvement de l’âge légal" entraînera une hausse du taux d’activité des seniors, comme tout le monde souhaite. ". Ce " comme tout le monde souhaite" au regard des sondages est FAUX. Elle n’hésite pas à avancer un autre argument FAUX: L’espérance de vie approche les 100 ans," . Question financement, "le maintien du régime par répartition mais complété par un système de retraite par capitalisation" ont sa préférence.

Elle se prononce, d’après Le Figaro contre l’idée de François Fillon de relever les cotisations retraite et, en contrepartie, baisser les cotisations chômage. Augmenter les cotisations retraite, selon elle, "alourdirait à nouveau les charges des entreprises et réduirait le salaire net des salariés".

La "profession de foi" de Laurence Parisot trahit la problématique que représente, en termes de productivité, 30 à 40 ans sans travailler , financé sans rapporter d’argent au patronat. Perspective intolérable pour ceus qui entende bien rentabiliser, profiter de la productivité de leurs concitoyens. Tout cet "argent potentiellement perdu" pourrait les rendre fou. (Intégralité de cette interview dans Le Journal du Dimanche)

Plus axée sur la stratégie de négociation,Bernard Thibault ,au nom de la CGT, s’inquiète davantage du timings des négociations que du contenu de ces dernières. Il est donc facile au président de la république de le rassurer en promettant, le 24 mars 2010 de "ne pas passer en force" mais en assurant que la réforme des retraites sera adoptée "dans les six mois". Il a justifié cet agenda par le fait que : "compte-tenu du temps que les mesures que nous prendrons mettront à produire leur plein effet, si nous voulons sauver le système de retraite, nous ne pouvons plus différer les décisions".

Jean-Claude Mailly, du syndicat Force ouvrière, affirme, d’après le journal Le Monde que. "Jamais nous ne transigerons sur l’âge légal de départ en retraite et sur l’allongement de la durée de cotisation. Nous n’hésiterons pas à aller à l’affrontement sur ces deux questions".

Plus globalement, il semble que côté syndicats le maintien de l’âge de départ à la retraite à 60 ans soit une revendication centrale : " Reporter l’âge ou augmenter la durée de cotisation (…) conduirait les salariés à travailler sans fin». Abordant l’aspect financier du problème de financement des retraites Jean-Claude Mailly propose de récupérer " 25 milliards d’euros» de recettes par an en augmentant d’un point les cotisations vieillesse ou en taxant l’intéressement et les bénéfices non réinvestis."

On voit donc déjà, à la lecture des positions des principaux acteurs sociaux qu’il n’est question que de solutions, de timings, mais jamais, où très rarement de l’état des lieux exhaustifs, ce qui rend extrêmement difficile pour tout un chacun la compréhension des enjeux, de la gravité du problème.

Voyons ce qu’en disent les différents leaders politiques de droite comme de gauche.

A aucun moment, lors du sommet social du 15 février 2010, le chef de l’État n’a donné d’éléments de diagnostic pour justifier de la nécessité de réformer les systèmes de retraite. Il n’en avait d’ailleurs pas donné non plus lors de la campagne présidentielle! Il s’est contenté des banalités d’usage prétendant souhaiter«un débat approfondi, qui ne s’enlise pas, qui ne s’éternise pas mais qui prendra le temps qu’il faut»

François Fillon affirme dans un entretien au Figaro que la question de la hausse des cotisations sera "posée" à l’occasion de l’examen de la réforme des retraites. Il écarte "une remise à plat complète" du système.

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’assemblée nationale, interrogé sur la réforme des retraites lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-Aujourd’hui en France, considère que l’âge de 60 ans, pour un départ à la retraite, est une barrière.

Eric Woerth partage l’approche comptable de Jean-François Copé et considère que cette réforme est nécessaire et obligatoire pour « revenir à un niveau de déficit plus soutenable ».

Mis à part des "yaka fokon", rien, dans les propos des principaux responsables gouvernementaux, n’est dit pour que nous comprenions les tenants et les aboutissants, les enjeux pour nous de cette réforme des retraites.

Hélas, ce ne sont pas les leaders de l’opposition qui vont nous éclairer.

Olivier Besancenot , porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a appelé les responsables des partis de gauche à "monter un collectif unitaire pour défendre la retraite à 60 ans".

Jean-Luc Mélenchon fondateur du Parti de gauche à déclaré "Je mets en garde solennellement le risque qu’il y a pour ce pays que les gens votent et que cela n’ait aucune espèce d’importance. Ça, ça nous mène tout droit dans le mur. Ce n’est pas comme cela qu’on dirige une grande démocratie"

Au parti socialiste, Martine Aubry interrogée au «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI» sur un éventuel report de l’âge légal de la retraite, se déclare pour une retraite « à la carte », est dit envisager "un âge légal de départ porté à 61 ou 62 ans". Mais devant le tollé provoqué par ses propos , elle "rétropédale" et a depuis réaffirmé son attachement à la retraite à 60 ans.

Le journal du dimanche rapporte que Jean-Christophe Cambadélis a déclaré , sur Radio J: "le rôle de la gauche n’est pas de nier les changements démographiques, ni cacher l’ampleur des déficits". Pour lui il n’y a "pas de sujet tabou" sur la réforme des retraites, même sur l’allongement de l’âge minimal de départ . Jouant la "guerre des gangs internes" et prenant à contre-pied Manuel Valls, député-maire d’Evry qui, dans une interview au Monde annonçait "La gauche peut défendre une retraite à la carte et l’allongement de la durée de cotisation… à quatre conditions: augmentation du taux d’activité des seniors, prise en compte de la pénibilité, élargissement de l’assiette des cotisations et relèvement des petites pensions", Jean-Christophe Cambadélis estime qu’il faut "que les banques, les compagnies d’assurance qui font des bénéfices participent à la solidarité nationale et à la solidarité sur les retraites".

François Hollande, s’exprimant sur Canal+,dimanche 28 mars, reconnaît qu’"il faut une réforme des retraites". "Il va falloir des mécanismes: sans doute faut-il allonger la durée des cotisations à mesure que l’espérance de vie s’allonge". Il souhaite cependant que ce ne soit pas "une réforme pour toute la vie. On peut très bien, tous les cinq ans, regarder ce qu’est l’espérance de vie et la pénibilité pour les métiers – parce que ça change – et puis on fixe des règles qui s’appliquent en fonction de la durée de vie".

Voilà, avec tout ça, on a ceux qui veulent allonger la durée de cotisation, ceux qui veulent qu’on travaille plus longtemps, ceux qui veulent combler le déficit, ceux qui veulent que les vieux bossent encore et toujours plus, bref, ceux qui veulent que NOUS fassions, plus, avec moins, comme d’hab. Mais aucuns, vous pouvez aller lire tous les articles en liens, aucuns ne prend la peine de nous dire pourquoi, comment et à cause de qui nous en sommes arrivé là, sur quelels données émanant de qui ils fondent leurs affirmations!

Moi ça me dérange énormément. pas vous?

En savoir plus:

Données statistiques sur la démographie et l’espérance de vie

Rapport du COR « Retraites : annuités, points ou comptes notionnels

Sources:L’Express; Le JDD ; Le NouvelObs ; Le JDD ; Le Figaro ; Le Monde; Libération ; Europe1 ;LCI ;

Ont-ils eu la peau de Rémy DAILLET-WIEDEMANN?

27 mars 2010 § Poster un commentaire

Pour que vous compreniez bien ce qui va suivre, il vous faut savoir que le conseil national du Modem est l’équivalent, pour ce parti, de ce qu’est le Parlement dans notre démocratie française.

Après la déculottée aux dernières élections régionales à laquelle l’équipe de direction à mené se parti, son Conseil National se réunissait samedi 27 mars 2010.

Conscients de la grogne, pour ne pas dire plus, qui règne au sein du mouvement créé en mars 2007, par François Bayrou avec quelques sénateurs UDF, les "brillants" décideurs du Modem avaient décidé de jouer la prudence et avaient choisi de bunkériser ce conseil d’après élections dans une annexe de l’Assemblée National.

De conseil , il n’y en eut point et de National encore moins, puisque sur 320 conseillers élus par les adhérents, seuls 140 étaient présents. Il faut croire que débattre sur le bilan des régionales et à l’avenir du parti de François Bayrou n’intéressait que très peu les élus du peuple démocrate qui EUX demandaient plutôt que l’on débatte de la réorganisation interne du Modem.

Parmi ceux qui , envers et contre tout, avaient décidé d’être présents, Rémy DAILLET-WIEDEMANN,Conseiller National du Collège des Adhérents .

Rémy, je le connais assez bien. Il est un des co-fondateurs et animateur de l’Observatoire démocrate. Et même si sur certains sujets politiques nous sommes en totale divergence, il fait partie de ces personnes pour lesquels j’ai un profond respect. Tolérant, patient, équitable, FIDELE aux engagements pris envers ceux qui l’ont "élu, il est un des rares conseillers à n’avoir eu de cesse de tenir les adhérents au courant de tout ce qui se passait au sein du Conseil National du Modem.

Afin de préparer ce conseil national du 27 mars, il avait engagé une démarche de consultation des adhérents pour connaitre leurs attentes et pouvoir les transmettre au cours de ce conseil.

Ainsi, il leurs écrivait " Nous ne demandons pas des têtes, refusant la vindicte à la mode et la réponse inutile qui lui est opposée en ce moment. Nous demandons que nos analyses qui se sont révélées justes (hélas !) soient entendues. Et repartir vers le succès en recherchant les voies du dialogue au sein d’un « arc central » proposé par François Bayrou, toujours attendu au sein du vaste camp démocrate. L’électorat s’élargit, attend une libération… et pour l’heure nous fuit. Plusieurs personnalités politiques demandent à discuter : voyons comment aménager nos désaccords, en acceptant d’emblée de ne pas être d’accord sur tout mais d’être d’accord sur le principe d’un travail en commun. C’est là que Jean-François Kahn justifie le véritable clivage d’avenir. De cela, que j’appellerais une « indépendance en dialogue », devrait ressortir des solutions réelles dans la vie des Français." – Rémy DAILLET-WIEDEMANN lettre aux adhérents du 24 mars 2010.

Nous sommes donc très éloigné du "traîtres aux valeurs que nous représentons" , de celui qui "ne représentait que lui-même. " que certains conseillers nationaux ont exclus aujourd’hui de la réunion du conseil national, au prétexte qu’il avait osé enregistrer les débat, ce que François Bayrou a qualifié, lors du point presse qui a suivi la réunion de "conditions un peu choquantes".

Mon cher François, si le fait d’être filmé vous dérange, vous devriez cesser tout apparition à la télé!

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas un signe de très bonne santé démocrate d’ exclure de votre mouvement un des élus démocratiquement par le "peuple modem", un des rares

Dans un article du 25 juillet2008, je demandais déjà Qui veut la peau de Rémy DAILLET-WIEDEMANN? Aujourd’hui, la réponse se précise….il est évident que ce sont ceux qui souhaitent revenir à ce que fut l’UDF: un parti "centre droite" allié à l’UMP! Dans cet objectif, poursuivi par eux depuis la création du Modem, il devient évident que les réformateurs et les novateurs, ceux qui veulent vraiment un démocratie "populaire" et non élitiste" sont extrêmement nuisibles!

Après le départ de milliers d’adhérents, de personnalités telles que Corine Lepage, et ce qui s’est passé aujourd’hui avec Rémy Daillet-Wiedermann, Hervé Morin doit être content! Ses amis de "l’intérieur du dedans" du Modem on presque fini leur travail!la "famille" va rentrer au bercail…

Pour approfondir votre connaissance du Modem, voici quelques "lieux de mémoire" ou on voit le Modem un peu différement que ce qu’il veut laisser à voir dans les madias:

Le blog d’Hypos ; http://www.democrates-un-jour.fr/site/index.php , Luths , Manuel de Survie, et quelques articles ici ou

Sources: Le Point ; Blog de Rémy DAILLET-WIEDEMANN

Ça c’est du débat!

25 mars 2010 § Poster un commentaire

C’est à un débat de très haut niveau que nous avons pu assister, lors de l’émission "A Vous de Juger" sur France 2.

Face à face Ségolène Royal et Daniel Cohn Bendit.

Compte tenu des propos de représentants d’Europe Ecologie à l’annonce de l’intégration de certains de ses membres sur la liste de Ségolène Royal, dès le premier tour des élections régionales et du positionnement de Ségolène Royal contre la taxe carbone, que Daniel Cohn Bendit défendait de pied ferme, on pouvait s’attendre à un débat houleux .

Ségolène Royal et Daniel Cohn Bendit étant deux fortes personnalités politiques atypiques, ce débat pouvait tourner à la confrontation "musclée".

Et bien non.

C’est a un magnifique débat démocratique que nous avons eu le plaisir d’assister.

Débat démocratique, parce que Ségolène Royal a su, une fois de plus, montrer une forte capacité d’écoute et de respect de son interlocuteur, et que même si Daniel Cohn Bendit a eu un peu tendance, au début du débat, à monopoliser la parole, à l’interrompre. il s’est très vite repris et a écouté sa "partenaire" avec attention.

Respect à eux deux qui ont démontré , s’il en était besoin, qu’ils sont capables de hisser le débat au dessus des querelles d’égos.

Débat démocratique, parce que le débat a pris un tour, certes peu politiquement correcte, peu compassé, mais bien plus vivant, réel.

Débat démocratique, parce que même si les deux intervenants se sont affrontés sur leur conceptions politiques de l’écologie, le débat a été respectueux et a permis de dégager un champ commun très fort

Les deux points de vue se sont rejoints sur l’objectif écologique et il semble être convenu que des débats vont survenir pour trouver des accords sur les moyens et leviers à activer pour mettre en place une écologie sociale et économique non punitive.

Pour les deux intervenants, la prédominance de l’humain, du social, dans les décisions est essentielle.

La possibilité de développer une industrie écologique est aussi un point d’accord fort. Il semble que sur ce point, Daniel Cohn Bendit ait découvert ce qui se faisait déjà depuis quelques année en Poitou-Charentes, sous la présidence de Ségolène Royal.

Ainsi donc, ces deux personnalités, dont les bien pensants de droite comme de gauche disent "pis que pendre", nous ont donné un bel exemple de ce que doit être un débat démocratique et "productif", dénué de propagande politicienne, d’invectives.

C’est tout de même un peu normal:

  1. Ségolène Royal et Daniel Cohn Bendit se méfient des lourdeurs des appareils politiques qui ne sont devenus que des lieux ou se confrontent les luttes de pouvoir et ne produisent plus de projets novateurs.

  2. Ségolène Royal et Daniel Cohn Bendit ont toutes les deux appelé et mis en œuvres des mouvements de réflexion et d’innovation afin de travailler, hors la lourdeur et l’inertie des structures partisanes, sur les sujets de société et d’avenir. Ségolène Royal au travers de Désirs d’Avenir et Daniel Cohn Bendit au travers de sa "coopérative écologiste"

  3. Ségolène Royal et Daniel Cohn Bendit partagent la nécessité de mettre en place un fonctionnement démocratique participatif, dans lequel les citoyens puissent débattre, s’investir, s’exprimer, voire leurs propositions être prise en compte.

  4. Ségolène Royal et Daniel Cohn Bendit récusent fortement la manière actuelle de faire de la politique et le profond divorce démocratique entre les appareils et les citoyens

La complémentarité entre Ségolène Royal, qui prend en compte la réalité quotidienne de ses concitoyens et en particuliers celle des plus démunis ,qui s’attaque aux gros pollueurs, et Daniel Cohn Bendit, dont la vision plus idéaliste dogmatique, manque de mise en acte, sautait aux yeux, tout au long de ce débat.

Peut-être que l’espoir, la République du Respect dont parlait Ségolène Royal, au soir du second tour des élections régionales, a posé sa première pierre lors de l’émission "A Vous de Juger" sur France 2.

Quoi qu’il en soit, un grand merci à Ségolène Royal, à Daniel Cohn Bendit et à Arlette Chabot, pour ce grand bol d’oxygène qu’ils nous ont "offert"!

Dans l’océan de morosité, de petites attaques au ras des pâquerettes et de vide intersidérale d’idées, dans lequel nous font baigner certains politiciens de droite comme de gauche, nous étions quelques uns à désespérer de la vacuité politique ambiante! Vous venez d’ouvrir une fenêtre salvatrice!

Sources: Désirs d’Avenir , Europe Ecologie , blogdejocelyne ; Le JDD

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

25 mars 2010 § Poster un commentaire

Le thème de la liberté d’expression est le débat actuel qui agitent les médias. Que ce soit dans le cas d’Éric Zemmour ou de Stéphane Guillon, "les pour" et "les contre" s’affrontent sans fin en oubliant les fondements et les limites de la Liberté d’Expression, en oubliant que la Liberté, qu’elle soit d’expression ou autre, consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

"L’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi".

La liberté d’expression juridiquement n’autorise AUCUNS propos diffamatoires portant atteinte au droit et à la DIGNITE de la personne.

Ainsi, la calomnie ,l’insulte publique et la diffamation sont exclues de la liberté d’expression. La violation du respect de la vie privée ne peut être incluse dans le champ de la liberté d’expression, non plus (article 226-1 du Code pénal).

Quelques définitions:

Dictionnaire Larousse :

– calomnie : "Accusation grave et volontairement mensongère "

    • – diffamation :« Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé »
    • – injure:« toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ».

loi du 29 juillet 1881:

La loi du 29 juillet 1881 dans son article 29, définit la diffamation comme: « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé » .

La loi du 29 juillet 1881 dans son article 29, définit l’injure comme étant « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ».

Le champ de la liberté d’expression:

User de sa liberté d’expression, c’est pouvoir parler de tout, sans calomnier, diffamer, injurier, porter atteinte aux droits de la personne à garder intacte son honneur, la considération qui lui est due, et le respect de sa vie privée.

Il y a énormément de commentaires sur internet et sur Le Post qui ne sont pas dans le champ de la liberté d’expression mais dans l’atteinte directe au respect de la personne, que cette personne soit un posteur, un "people" ou une personnalité politique. Ce qui est grave c’est que les personnes qui abusent de leur liberté d’expression sont totalement incapables de réaliser que ce qu’elles font est juridiquement condamnable.

Leurs commentaires ont plusieurs effets négatifs sur la lecture des articles et le débat d’idée qui pourrait les suivre:

1- ils provoquent un profond dégout, voire même une profonde désaffection, de la part des lecteurs

2- ils font courir à l’éditeur et à l’auteur de l’article un danger de poursuites judiciaires

3- ils polluent les échanges d"idées sur le fond , en faisant dévier le sujet du débat sur des considérations qui échappent totalement au débat politique.

J’ignore si les personnes qui, croyant user de leur liberté d’expression, pratiquent ce genre de propos, pour certaines systématiquement , ont totalement conscience de ce qu’elles font. Le fait est qu’elles sont souvent les premières à se plaindre de voir leurs commentaires censurés, rejetés et qu’elles critiquent ceux qui les censurent ou rejettent leurs commentaires.

Leur principale argument consiste à dire:"vous rejetez, vous censurez, vous demandez la suppression des comptes … mais ou est la liberté d’expression dans ce cas?".

Alors, pour être claire avec ces gens là, il n’y a AUCUNE contradiction de la part de démocrates à demander la suppression des comptes des individus qui contreviennent à la loi en croyant que la liberté d’expression autorise à dire tout ce qu’on veut sur qui on veut et comme on veut!

Un démocrate, un humaniste, accepte que toutes les opinions soit exprimées MAIS uniquement dans le respect des droits de l’individu.

Je sais que nous pouvons tous, à un moment ou à un autre, abuser de notre droit à la liberté d’expression. Personne n’est parfait. Mais il serait dommage qu’un jour cette liberté nous soit ôtée au motif que ceux qui l’utilisent se savent pas en "user avec sagesse".

Sources: Dictionnaire Larousse ; Lexinter ; Le Post ; Le Monde

L’originalité de Ségolène Royal

23 mars 2010 § 1 commentaire

Une fois de plus, à l’occasion de son entretien télévisé au 20h de TF1, Ségolène Royal a su montrer qu’en politique, elle incarnait une autre façon de faire de la politique.

Ce n’est pas en annonçant quelle serait peut-être  «candidate à l’élection présidentielle»… mais qu’ «A l’heure où je vous parle, je ne le suis pas» que se situe l’originalité de Ségolène Royal.

Non.

C’est dans son  appel à un grand débat national sur le sujet des retraites:  «Cette question appartient aux Français… Les retraités ont peur», a précisé la vice-présidente de l’Internationale socialiste.

Et ce soir, le constat s’impose:

Alors que Martine Aubry a exigé, avant toute chose, que le gouvernement supprime la réforme territoriale, Ségolène Royal appelle les Français à se saisir du débat sur la réforme des retraites.
Au travers de ces deux interventions, il est est aisé de constater les priorités de chacune et leur différence d’approche, d’idéologie, concernant la Politique.

  1. L’une se préoccupe avant tout de garder le pouvoir territorial qui serait remis en cause dans 4 ans. Elle pense avant tout à défendre l’appareil politique, quelque peu élitiste, qu’elle représente. C’est une femme "d’appareil"
  2. L’autre souhaite que les français ne se laissent pas déposséder de leur acquis et participent activement au débat sur les retraites qui commence sous peu. Elle engage tous les citoyens à s’approprier leur pouvoir démocratique. C’est une femme politique, au sens noble du mot.

Je ne dis pas que j’approuve la réforme territoriale, loin de là…mais tout de même, à la veille des grandes manœuvres qui visent à casser le système de retraites et  dont sont exclus les citoyens non encartés dans un parti, un syndicat ou une association, je trouve l’appel de Ségolène Royal nettement plus intéressant et novateur que celui de Martine Aubry!

Personnellement, je suis lasse des ces "usines " que sont les partis politiques, de ces "bureaucraties militaires" qui ne se bougent que pour gagner les élections et de ces “appareils” tout juste bons à placer leurs élites à des postes lucratifs…. mais qui, se faisant, s’enferment dans leur propre logique, leur propre "instinct de survie" et ne défendent plus que leurs propres intérêts.

Ségolène Royal a vraiment de l’avance sur tout ceux qui actuellement ne sont préoccupés que par la recherche d’un chef, d’un patron pour mener le combat, sans entamer la prédominance de l’économique sur les vies humaines.

En préparant les citoyens, au travers du participatif, à se substituer aux hiérarques et à une élite défaillante depuis un siècle, elle fait prendre énormément d’avance à la logique de l’Humain…au détriment de la logique de l’économie hégémonique dont certains des dirigeants de gauche sont les premiers défenseurs….

Cela explique probablement pourquoi Ségolène Royal dérange tant et pourquoi on tente actuellement de remettre à la mode le culte du chef de type bureaucratique, y compris au sein du Parti Socialiste.

***

Pour alimenter la réflexion sur la réforme des retraites, je vous invite à lire cette entretien publié par le journal Le Monde.

Je trouve sa conclusion particulièrement réaliste et c’est surtout sur l’amélioration du rapport de force, dont elle parle, que j’attends ceux qui se prétendent socialistes!
"Les travailleurs sont aujourd’hui en position de faiblesse face aux détenteurs de capitaux qui menacent en permanence d’aller ailleurs si on ne les satisfait pas. Ce rapport de forces génère des réformes qui se font uniquement à l’avantage des détenteurs de capitaux"

Source: Le Monde ; 20minutes ;Le Parisien

Absence de Ségolène Royal à la réunion des présidents de région PS

23 mars 2010 § Poster un commentaire

Certains s’étonnent, se scandalisent, se gaussent de l’absence de Ségolène Royal à la réunion des président de région, organisée par Martine Aubry ce jour.

D’aucun y voient déjà un motif d’exclusion, ou la preuve que Ségolène Royal n’est pas socialiste…

Je voudrais que ces personnes, dont la haine semble occulter la raison , répondent sincèrement à deux questions:

  1. Combien, parmi les présidents de régions présents à cette réunion avaient à intervenir ce soir même au journal télévisé de TF1?

  2. Combien, parmi les présidents de régions présents à cette réunion avaient à gérer au quotidien, y compris aujourd’hui, les conséquences pour leurs administrés, de la catastrophe Xynthia?

Avoir le sens des priorités, avoir conscience de ce pourquoi on est élu et du poids politique que nos actes et de nos paroles peuvent avoir pour infléchir une politique nationale, c’est ce que chaque citoyen attend de ses élus.

Ségolène Royal préfère s’occuper de ses concitoyens, plutôt que d’être sur la photo immortalisant la réunion des présidents de région socialistes. Elle préfère peaufiner la parole politique qu’elle va porter au journal télévisé le plus écouté par ses concitoyens. Elle est donc pleinement dans son rôle d’élue de la nation avant tout.

En toute honnêteté , on ne saurait, sauf à être uniquement mû par un esprit de clan et avoir perdu le sens de la Démocratie, le lui reprocher…

Sources: Le Figaro ; Le Post, Libération,

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