Majorité: une campagne régionale en berne et à côté de la plaque.

20 mars 2010 § Poster un commentaire

Le premier ministre et le "patron" de l’UMP, semblent ne plus savoir vraiment à quelle branche se raccrocher pour éviter que la chute de l’UMP soit trop brutale dimanche prochain, pour le second tour des élections régionales!

Alors ils font de l’autosatisfaction et sortent le "marronnier" de l’insécurité…

Le premier ministre, en meeting électoral à Strasbourg, jeudi 18 mars, a cru bon de fustiger la gauche en parlant de " camp des tractations et des alliances de circonstance".

Alors que le nombre de demandeurs d’emploi est de près de 5 millions et que le taux de chômage en 2009 à fait un bon de 20%; il a plongé en plein déni et prétendu, selon Le Figaro, que le candidat de la majorité présidentielle "incarne le camp de la clarté et de l’efficacité politique"!

La seule lueur de lucidité de François Fillon a été de reconnaitre que les "coalitions débouchent toujours sur le même résultat", à savoir "l’immobilisme".

Et ça, nul n’avait besoin des "lumières" de François Fillon pour constater que lui et son parti en réduisant, depuis mai 2007, la droite parlementaire, issue de tractations et d’alliances de circonstance, à une droite "godillots", n’a guère fait avancer les choses…bien au contraire!

Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand,quand à lui, reprend, d’après Le Figaro, la bonne vieille recette du "sécuritaire" en donnant une version "réchauffée" de la proposition de la tête de liste UMP de Seine-Saint-Denis, l’officier de police Bruno Beschizza: un "espace dans les trains de banlieues" réservé aux femmes.

Xavier Bertrand prétend même que "la sécurité n’est pas une priorité seulement pour l’UMP : c’est une priorité pour tous les Français"…

Sauf que d’après Vincent Tiberj, chercheur au Cevifop, interviewé par Le Monde, "Le thème de l’insécurité fait partie de l’ADN du sarkozysme. C’est l’un des rares domaines où l’opinion publique reconnaît encore au président une certaine expertise, mais le discours performatif s’est épuisé."

Il semble que le message sécuritaire de l’UMP a perdu son impact. "Les Français sont plus sensibles aux questions sociales, à des enjeux comme la précarité ou le chômage, qu’aux questions sécuritaires".

Une tendance que précise une étude réalisée de BVA datant de fin 2009. Les attentes prioritaires des Français portent sur:

1 – L’emploi et la lutte contre le chômage : 59%

2 – L’éducation nationale : 38%

3 – La sécurite sociale : 31%

4 – L’environnement : 30%

5 – La santé publique : 28%

6 – Le logement : 23%

Etude confortée par les résultats 2009 de l’enquête réalisée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Ile-de-France (Iaurif) "40,9 % des personnes interrogées estiment que l’Etat doit prioritairement lutter contre le chômage, et 39,8 % contre la pauvreté."

Ils semble donc que l’UMP, soit bloqué sur les arguments de 2001, période à laquelle la lutte contre la délinquance était une des priorités des Français, et soit incapable de traiter "l’insécurité sociale" qui est désormais le premier sujet que les Français voudraient que le gouvernement traite efficacement.

Peut-on seulement imaginer que ces deux hommes qui ont toujours "deux ou trois coups d’avance" soient autant "à la traîne" sur la préoccupation des français? Pourquoi ne parlent-ils pas de cette insécurité sociale? Par faute de volonté politique, de moyens de régler le problème?

Sources : Le JDD ; Le Figaro ; Le Monde ;

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