Marine Le Pen, "l’idiote infiniment inutile".

8 avril 2012 § Poster un commentaire

Cela fait plusieurs semaines que je ronge mon frein en écoutant Marine Le Pen débiter ses idées nauséabondes.

Si la situation de millions de Français – qui connaissent la précarité, le chômage, la pauvreté, la peur de se trouver du jour au lendemain sans emploi et donc sans ressources pour faire face à la satisfaction des besoins essentiels de leur famille- n’étaient pas si catastrophique, les divagations de Mme Le Pen pourraient éventuellement être du plus haut comique.

Mais voilà il arrive un moment où, après avoir constaté le fait que comme Nicolas Sarkozy, elle s’appuie sur la peur de l’autre pour attirer un électorat quelque peu perturbé par le contexte dans lequel il vit , il faut aider tous ceux qui pourraient être attirés par les arguments fallacieux de cette dames, à comprendre qu’elle se sert d’eux et qu’en fait tous ses propos de son que leurres et mensonges.

Leurre quand Marine Le Pen prend la parole à Lyon, samedi 7 avril et ose prétendre qu’elle est la seule candidate anti-système .

Alors là vous m’excuserez mais Marine Le Pen , en tant que députée européenne ( système au dessus des systèmes nationaux) , ne se prive pas, elle non plus, de « puiser sans fin son argent dans nos poches » grâce au 6200 € mensuels que la collectivité lui verse en tant que député européenne.  En plus, nous le verrons par la suite, en bonne parasite du système, elle ne mérite même pas ces 6200 € mensuels!

Et Marine Le Pen n’est pas non plus vraiment contre le système d’enrichissement personnel qui consiste à essayer de payer le moins d’impôts et de taxe possible…afin de s’enrichir encore d’avantage sur le dos de la collectivité. La preuve:

Marine Le Pen est donc  à la tête d’un patrimoine immobilier représentant une valeur minimale avoisinant les 700 000 euros ! La pauvre!

Ceci dit, elle déclare ne payer que 1746 € d’impôts sur le revenu, et aucun impôt sur la fortune.

Très curieusement la candidate qui se prétend anti-système semble avoir parfaitement compris un des rouages principaux du système capitaliste qu’elle dénonce, en multipliant les SCI immobilière afin de pouvoir échapper à divers impôts et taxes  !

En laissant entendre qu’elle est du côté de ceux qu’on oublie, j’ai plutôt l’impression qu’elle est du côté de ceux qui veulent se faire oublier, bénéficier de décotes, de droits de donations réduits, de droits de succession différés, de plus values immobilières allégées,  notamment quand il s’agit de leur patrimoine immobilier. …

Mais laissons là ce premier leurre utilisé par Marine Le Pen pour faire croire qu’elle est du côté des pauvres gens, alors que tout est fait pour qu’elle s’enrichisse chaque jours d’avantage, et venons en à quelque chose de beaucoup plus grave.

Leurre quand Marine Le Pen prétend qu’elle est la seule  « à proposer un changement radical pour NOUS libérer des marchés financiers ». 

C’est plutôt pour libérer encore davantage les marchés financiers qu’elle œuvre activement!

En effet, elle a voté le 08.05.2008 , comme la capture d’écran ci-dessous le prouve, Marine Le Pen a voté pour une motion du Parlement européen qui permet de poursuivre l’achèvement du grand marché transatlantique d’ici à 2015 .

MLP vote pour le grand marché transatlantique

Pour contribuer à votre culture générale, voici quelques extraits du texte que Marine Le Pen a approuvé :

« un partenariat transatlantique étroit est l’instrument clé pour façonner la mondialisation dans l’intérêt de nos valeurs communes et dans la perspective d’un ordre mondial équitable en matière politique et économique… réitère son avis selon lequel un marché transatlantique efficace et compétitif forme une base propice à l’établissement ferme du partenariat transatlantique, qui permettra à l’UE et aux États Unis de relever ensemble les défis politiques et économiques … Soutient résolument le processus de renforcement de l’intégration économique transatlantique lancé lors du sommet UE-États-Unis par l’adoption du «cadre pour progresser dans l’intégration économique transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique» et par la création du Conseil économique transatlantique (CET), chargé de superviser et d’accélérer les efforts exposés dans ledit cadre

Quand Marine Le Pen lance « Que l’union européenne aille au diable!» alors même qu’elle approuve un texte qui donne à l’union européenne des pouvoirs qui  « consiste dans l’abandon de la souveraineté intérieure des pays membres de l’Europe des 27. Grâce à une hégémonie du droit des États-Unis sur le sol européen, l’exécutif US exerce un pouvoir direct sur les populations européennes et qui vise à supprimer les obstacles légaux aux échanges économiques et aux investissements. »  on peut légitimement se poser des questions sur sa sincérité ou sur sa compréhension des textes qu’elle vote au Parlement européen.

On peut, lorsqu’on prend connaissance dans le détail de ce qu’est réellement ce grand marché transatlantique , se demander si l’ennemi de la Nation n’est pas Marine Le Pen elle-même, ainsi que tous les députés européens qui ont approuvé ce texte et toute la série des textes qui depuis des décennies visent non seulement à nous déposséder de la souveraineté nationale, mais également à ouvrir encore davantage de possibilités au monde financier et au monde économique de s’enrichir à nos dépens.

On peut se demander enfin si, Marine Le Pen ne se fiche pas totalement du patriotisme, de la solidarité nationale et de la France, contrairement à ce qu’elle a affirmé lors de son dernier meeting.

De deux choses l’une, soit Marine Le Pen ment  consciemment à ses électeurs, soit elle est incompétente et inapte à remplir son mandat de député européenne.

Si elle ment consciemment, elle n’est alors qu’un leurre et la voiture balai des oligarques économiques et financiers qu’elle prétend dénoncer! Auquel cas, ceux qui croient sincèrement à ces discours savent maintenant qu’ils ne peuvent lui faire confiance!

Si elle ment par incompétence, méconnaissance des dossiers qu’elle vote, alors je ne saurais trop conseiller à ceux qui seraient tentés de voter pour elle de la fuir comme la peste, car elle n’est ni plus ni moins qu’une « idiote infiniment inutile » qui coute cher ( 6200 €/m) et tout ça pour vendre la France pieds et poings liés aux multinationales et aux banques américaines : Inutile pour les chômeurs, inutile pour les nationalistes, inutile pour les femmes, inutile pour la Nation , inutile pour l’économie ! Peut-être tout simplement utile à Nicolas Sarkozy pour lui inspirer ses discours puants, et encore!

Comprendre de façon claire pourquoi le « Le marché transatlantique préparé pour 2015, qui explique les mesures libérales prises par l’UE, est une dramatique erreur »

Sources:Le Parisien; Politique.net; L’Expansion, Droit Finance;Parlement Européen; Cahiers de Psychologie Politique; Réseau Voltaire; Médiapart

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Décès du policier de la BAC : les mensonges de Nicolas Sarkozy

9 décembre 2011 § 1 commentaire

On savait l’UMP prête à tout pour mettre en valeur son action sécuritaire. N’avait-elle pas hésité à exploiter frénétiquement, en 2001, au moment de la campagne présidentielle, l’agression de Paul Voise ?  Agression qui, très curieusement, une fois la campagne de presse passée, n’a jamais fait l’objet d’une enquête poussée ni d’un jugement.

Mais cette fois-ci, il semble que Nicolas Sarkozy soit allé encore plus loin dans la manipulation, le mensonge et surtout le sordide.

En effet, nous avons tous pu lire -ou entendre – Nicolas Sarkozy prétendre qu’il venait d’assister aux derniers instants de la vie d’Eric Lales  , policier de la BAC, atteint d’une rafale de kalachnikov après une course poursuite à hauteur de Vitrolles, sur l’A7.

Or donc, d’après Nicolas Sarkozy, et les différentes agences de presses qui ont relayé ses propos, à 10 heures 59, on pouvait lire dans la Provence :

« ce matin Nicolas Sarkozy et aller à l’hôpital Nord au chevet du policier gravement blessé et qui lutte toujours entre la vie et la mort »

 

À 10 heures 59, d’après le journal la Provence, le policier luttait encore entre la vie et la mort.
A 11 heures 25, toujours dans le même journal, une nouvelle dépêche annonçait :

Fusillade de l’A7 : le policier Éric Lales est mort 

Malheureusement, pour Nicolas Sarkozy et les organes de presse, toutes ces informations sont fausses.

De sources concordantes constituées par des policiers en activité (qui ont pour la plupart été informés à neuf heures ce matin de la mort d’Éric Lalès survenue aux environs de 23 heures la veille), d’anciens  policiers  , et du personnel médical de l’hôpital Nord de Marseille, il est avéré qu’Éric Lales a été déclaré en état de mort cérébrale aux environs de 23 heures, la veille de l’arrivée de Nicolas Sarkozy.

Comme le souligne Marc Louboutin dans un entretien avec Olivier Bonnet  :

« les réseaux sociaux de policiers ont pleuré la mort d’Éric l’Alés à partir de 23 heures. Comment se fait-il que le Président de la République puisse « partager les derniers instants » de ce policier 20 heures plus tard ? Les politiques ont demandé à ce que la nouvelle ne soit pas annoncée. Sarkozy n’a pas vu Éric Lalès vivant. »

Je savais que la campagne présidentielle allait être de très bas niveau, mais je ne m’attendais pas à ce que le président/candidat pousse le cynisme jusqu’à aller « danser sur le cadavre d’un fonctionnaire mort en service ».

Je ne m’attendais pas à ce que l’Élysée exploite ce mensonge  sur Twitter dans une mise en scène sordide et irrespectueuse pour les proches de ce jeune policier.

Je savais également Nicolas Sarkozy prêt à jouer sur la corde sensible de ses concitoyens pour redorer son blason, largement déficitaire sur le plan compassionnel.

Mais je n’aurais jamais imaginé qu’il ose utiliser le décès d’un jeune père de famille avec ce cynisme et cette indécence innommable.

Il est vrai qu’il ne faut pas oublier non plus que Nicolas Sarkozy, lorsque cela l’arrange, s’est parfaitement s’accommoder d’un arrangement mensonger avec les faits, fussent-ils historiques . De la à agir de la même façon avec la mort d’un jeune policier, voilà un pas que Nicolas Sarkozy a franchi, toute honte bue !

Sources : le Point ; la Provence ; Facebook ; Plume de Presse ; Police etc. ; Variae   ; Libération

Élisabeth Badinter, les prostituées et les caissières de supermarché

7 décembre 2011 § 5 Commentaires

Hier soir, probablement en manque d’activité, puisqu’ils sont totalement dépourvus de pouvoirs pour régler les problèmes auxquels les citoyens français sont confrontés, nos vaillants députés, de droite comme de gauche, ont voté à l’Assemblée Nationale, une résolution réaffirmant « la position abolitionniste » de la France en matière de prostitution.

Outre le fait qu’une telle résolution de principe est très loin de résoudre les problèmes que rencontrent les prostituées en matière de santé, de sécurité, de conditions de travail, il m’a semblé que les justifications données par certains de nos députés fleuraient bon la « morale a 10 sous » si cher à notre bonne vieille bourgeoisie française, pétrie d’une volonté d’imposer au petit peuple une morale qu’elle est bien en peine de mettre elle-même en pratique.

Parmi ces propos qui se voulaient vertueux, j’attribuerais le palmarès de l’hypocrisie à Élisabeth Badinter qui, de façon pour le moins maladroite, a tenté de justifier son positionnement pour l’abolition et la pénalisation de la prostitution.

« Si une femme souhaite gagner en trois jours ce que d’autres gagnent en un mois à la caisse d’un supermarché, c’est son droit », a-t-elle dit mettant comme « seule condition, mais elle est essentielle » que la femme « ne soit pas contrainte« .

C’est particulièrement la première partie de sa phrase qui m’a énormément interpelée car, par son côté démagogique, elle montre que celle qui la prononce n’est pas choquée par la prostitution elle-même mais par ce qu’elle rapporte à la prostituée.

Pensez donc quelle honte de gagner en trois jours ce qu’une caissière gagne en un mois à la caisse d’un supermarché !

Scandaleux cette argent facile, non?

Diantre ! Madame Badinter est choquée que quelqu’un puisse gagner en une journée ce qu’une caissière gagne en un mois de travail ?

Il ne me semble pas pourtant que Madame Badinter ait exprimée son indignation devant l’augmentation de 16,7 % des dividendes  que lui a rapportés sa situation de principale actionnaire avec 10 47 % de la société Publicis , pour l’exercice de l’année 2010.

La même année, la caissière « de référence » a tout au plus vu son salaire augmenter seulement de 0,01 %…. Quand ce n’est pas une diminution de son salaire qui lui a été imposée justement parce que des actionnaires, comme Madame Badinter, désirait que leurs dividendes augmentent.

Et l’hypocrisie va encore plus loin car Madame Badinter, sans apparemment dénier le droit de la prostituée, mais tout en étant choqué que ça lui rapporte autant, se réfugie derrière l’éternelle fausse compassion en ajoutant que la prostituée a le droit de se prostituer du moment qu’elle n’est pas contrainte de le faire… Ouf! les prostituées sont soulagées Elisabeth Badinter les protèges!

Remarquez, Élisabeth Badinter, en ce qui concerne la situation des femmes souffre toujours, comme le souligne Arrêt sur Images , d’un angle mort  chaque fois qu’il s’agit de Publicis dont elle préside le conseil de surveillance :

« Ce double statut a toujours généré, dans la production philosophique badinterienne, un point aveugle : la violence de l’injonction publicitaire faite aux femmes. »

Mais elle n’est pas la seule à ne pas  vouloir tout voir:

Ce que n’ont pas vu Madame Badinter et ses amis soucieux de remettre un peu de Morale à l’ordre du jour, c’est que leur position de principe qu’ils entendent transformer en loi, va probablement avoir des effets dramatiques, tant financiers que sociaux ou psychologiques, pour bon nombre de personnes.

Mais de cela, nos “bien heureux nantis”, assistés tout au long de leur carrière politique par les finances publiques, ne sauraient se préoccuper !

Alors certes, qu’on fasse des lois pour protéger les prostituées, notamment celles qui font l’objet d’une exploitation sordide et violente, que le Parlement donne à l’administration de l’État les moyens de lutter contre le proxénétisme, tout cela me semble normal au même titre que les règlementations concernant les conditions de travail que n’importe quel travailleur.

Mais il ne me semble pas que la position de principe que les députés ont présenté ce soir entrait dans ce cadre-là. Elle a une connotation morale qui outrepasse largement le rôle et la mission de nos représentants. Et en matière de Morale, Madame Badinter, comme tous ses collègues et amis actionnaires, n’a aucune leçon à donner à qui que ce soit.

Sources : Libération ; Publicis ; les Échos ; Arrêt sur image ; Rue89, Intox2007

Au secours, la droite revient!

18 octobre 2011 § 1 commentaire

Nous avons pu échapper , pendant un mois, grâce aux débats structurants la primaire citoyenne, à l’omniprésence des “hérauts de la sarkozie”, des chantres de la réduction de la taille de l’État ,des perroquets de TINA,  des excavateurs forcenés du déficit public.

Il faut reconnaitre que ca a fait un bien immense de voir d’autres personnes que les sempiternels pseudo-experts de la crise ( qu’ils n’ont pas su voir venir et encore moins soigner).

Ca a fait un bien immense d’entendre parler d’autre chose que de sujets anxiogènes tels que la sécurité, l’immigration, la crise qui bouleverse tout mais à laquelle il FAUT impérativement se soumettre.

Et surtout,  quel bonheur d’entendre qu’il pouvait y avoir d’autres solutions pour redonner de la vitalité à notre Etat, à ses citoyens que celles qu’on nous sert matin, midi et soir depuis 2007 que les salmigondis des suppôts di libéralisme mondialisé!

Pendant un mois, les portes et les fenêtres du pays ont été grandes ouvertes, nous permettant soudain de prendre un grand bol d’air frais, d’espoir et d’envie d’autre chose!

On comprend que la majorité présidentielle ressente comme un danger cette période de la primaire citoyenne.

Elle représente tout le contraire de l’esprit de soumission que , depuis plus de 4 ans, les propagandistes zélés, qui croissent et se multiplient aux heures de grande écoute dans les médias tv, veulent voir adopter au plus grand nombre de nos concitoyens.

Et c’est pourquoi il faut nous préparer à une vaste offensive visant à nous reprendre en main et à nous recoller dans le moule de la pensée dominante!

L’offensive a d’ailleurs commencé depuis une dizaine de jours!

En effet, nous avons pu assister à un feu d’artifice des zélotes de la sarkozie, dont bon nombre de ministres dont on peut se demander si leur place n’est pas plutôt dans leur bureau à essayer de régler efficacement les problèmes du pays plutôt que de s’épandre en commentaires fielleux sur une démarche qui, somme toute, vise à redonner quelque pouvoir aux citoyens.

Avec un nombre de chômeurs avoisinants les 5 millions de personnes, Xavier Bertrand ne trouve rien de mieux à faire que de commenter la campagne de la primaire .

Nadine Morano, Ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle , réclame la démission Martine Aubry de sa fonction de première secrétaire du parti Socialiste, estimant qu’elle a été désavouée par son résultat à la primaire . Est-ce bien la mission de Mme Morano de s’occuper du fonctionnement interne d’un parti politique qui n’est pas le sien? Non, bien sûr. Remarquez, dans ce domaine elle est récidiviste: En 2007,  alors que Jean-Marie Le Pen peinait à trouver ses 500 signatures, Nadine Morano n’ a pas hésité a collecter des signatures de maires, dans son département Meurthe-et-Moselle, en faveur de Jean-Marie Le Pen. Une action qui vient démentir les récents propos de Jean-François Copé « Nous nous prenons depuis bien longtemps le procès systématique de supposée collusion avec le Front national alors que jamais, jamais, jamais nous n’avons toléré la moindre alliance avec le FN.” Ben voyons!

Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur , nous gratifie d’un diagnostic sur les adducteurs des socialistes. Manifestement ce monsieur a ratée sa vocation, car après avoir dit que l’assistanat est un « cancer de la société française » , ce n’est pas ministre ni politicien qu’il aurait du envisager comme carrière professionnelle, mais médecin. Seulement pour ça, il fallait avoir un capital de neurones dont il ne dispose visiblement pas!

Quand à Thierry Mariani, le ministre des transports  il  trouve que voir « Arnaud Montebourg et Manuel Valls se serrer la main et s’auto-congratuler derrière le même candidat » est digne d’un bon film comique. Il oublie que la majorité présidentielle à laquelle il appartient s’est, pendant les 4 années qui viennent de passer, largement auto-congatulée derrière Nicolas sarkozy…. alors qu’au regard des piètres résultats qu’elle obtenait, tant sur le plan électoral que sur le plan politique, économique et sociétal, il n’y avait pas vraiment de quoi!

Et l’offensive va continuer en présence du « grand manitou » himself , quand bien même il n’est pas candidat officiel!

La cerise sur le gâteaux ( si on peut appeler ça comme ça) de cette offensive se concrétisera le  24 octobre , par une émission d’une heure, diffusée simultanément sur TF1 et France 2,  en première partie de soirée .

Outre le fait qu’il est coincé entre le bilan calamiteux de son quinquennat et un cortège de scandales touchant ses très proches amis et soutiens, le « président/candidat perpétuel » va avoir de grandes difficultés à convaincre les citoyens français (à part quelques afficionados fortunés échappant à l’impôt), que la situation actuelle du pays n’est due qu’à la crise et à ses conséquences. Il y a donc fort à parier qu’il va essayer de nous la jouer «Moi ou le chaos (financier) » .

Je lui souhaite bien du courage! Et il faudra tout le « talent » du producteur des cette émission du 24 octobre, Maximal Production, filiale de Lagardère Entertainment,  pour que les téléspectateurs – stimulés intellectuellement par les 4 débats de la primaire citoyennes, conscients de l’incompétence avérée de “l’équipage Sarkozy” à éloigner le bateau des récifs, du manque abyssal de solutions efficaces que lui et son staff sont capables de proposer – se laissent prendre à une dialectique qui visera à leur faire croire qu’ en dehors de Nicolas Sarkozy, point de salut!

Pour ma part, point de télévision le 24 octobre. Je n’ai jamais aimé les sermons, et si c’est pour avoir peur, je préfère un bon film d’épouvante a un mauvais remake de la campagne de 2007…

Sources: Le Blog Descoteaux; Le Parisien; Le Figaro; Le Monde; Europe1; Le NouvelObs; Rue89; Lagardère

Primaire citoyenne: premier bilan citoyen

16 octobre 2011 § 2 Commentaires

Quelle que soit l’aspect spectaculaire que les médias ont voulu donner à cette parenthèse politique, la primaire citoyenne organisée par le parti socialiste, au-delà du résultat que nous connaitrons ce soir, n’est en aucun cas une nouveauté dans la politique, un changement dans la façon de faire de la politique mais, tout au plus, une modification infime d’une tradition des partis politiques y consistait à faire désigner ces candidats aux élections par une commission interne. Alors certes, on se doit de saluer ce changement, mais on se doit aussi d’en souligner les limites, notamment l’absence de citoyens lambda au cours des débats, l’absence de neutralité des autres partis politiques dans le déroulement du processus, etc.

Si on se réfère au projet initial d’organisation de la primaire, les débats avaient pour but de permettre une interaction entre les citoyens et les candidats, d’échanger des suggestions sur le programme de chacun, d’enrichir ainsi le programme du parti socialiste.

Or, le grand absent de tous les débats télévisés aura été le citoyen lambda. il n’a été en aucun cas question des améliorations qu’il souhaite apporter au programme socialiste, des suggestions qu’il a affaire pour améliorer ce programme. Vous conviendrez que pour une primaire qui se qualifiait de citoyenne, la mise à l’écart du citoyen et de sa parole est une grave erreur.

Un autre grand absent de cette primaire aura été le débat contradictoire entre les candidats.

Mis à part la dernière partie du second débat qui a donné lieu à un véritable débat contradictoire entre les candidats, l’ensemble des quatre débats télévisés n’aura été qu’une très longue interrogation orale des différents candidats par  le système médiatique.

En effet, à aucun moment des citoyens ordinaires n’ont été autorisé à questionner les candidats. Que je sache, les journalistes qui ont été autorisés à mener les entretiens, ne sont en aucun cas les porte-parole des citoyens. Le fait même que le parti socialiste ait opté, alors que nous disposons actuellement de moyens technologiques qui permettaient de faire autrement, pour ce type de débat, en dit long sur la crainte qu’il avait d’être confronté à des questions de fond auquel les candidats auraient eu à répondre.

Ce faisant, cela a vidé le débat de toute interaction avec les citoyens. Les candidats se sont cantonnés à énoncer leurs promesses, leurs missions des choses et des problèmes, bref, à faire le service minimum qui sont habitués à faire le recul quel que soit le parti politique, pour être élus.

De la part d’un parti qui se prétend parti du changement, ce conformisme, ce traditionalisme politique et de très mauvais augure pour la suite. Vous comprendrez que reléguer volontairement le citoyen au rôle de spectateurs des débats, c’est vouloir le maintenir éloigné de la question politique, du pouvoir et de son exercice. Or le véritable changement , le seul qui permettra de reléguer l’économique au rang de moyen qu’il n’aurait jamais dû quitter, de redonner à l’Etat sa place essentielle dans le processus décisionnel,  passe obligatoirement par la reprise de pouvoir  du champ politique par les citoyens.

La primaire ayant pour but officiel de donner aux électeurs de gauche la possibilité de désigner le candidat qui représentera le parti socialiste lors de la présidentielle de 2012, afin que ce ne soit pas un comité Théodule qui, dans le plus grand secret des jeux d’appareils, désigne ce dernier, force est de constater, en observant le ralliement qui se sont multipliés pendant l’entre deux tours, en supputant les négociations pour des postes qui les ont sous-tendu, que cet objectif est quelque peu dénaturé.

Sommes-nous réellement sûrs que nous allons désigner un candidat finaliste uniquement sur son programme ou parce que tel ou tel ce sera rallié à lui ? Certes, on sait désormais (si on ne le savait pas déjà) qui soutient qui au sein du PS, qui le fait par conviction politique, qui le fait intérêts personnels, qui le fait pour être fidèle à ses engagements de campagne.

Et en cela, certains professionnels de l’OPA écologiste l’on très bien compris, quitte à mettre leurs militants, d’ici, quelque mois, dans une position difficile.

Pour mémoire, souvenons-nous que le parti écologique EELV n’a pas organisés de primaire ouverte à l’ensemble des électeurs de gauche  pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2012. Se faisant, le message était clair, EELV n’entendait pas laisser quelques partis et électeurs que ce soit autre que ses militants et ses dirigeants s’ingéraient dans cette élection. Cela peut se concevoir parfaitement mais, ceux qui se conçoit nettement moins facilement c’est que ce parti politique vienne aujourd’hui prendre position pour un des deux finalistes et s’ingérer ainsi dans un processus auquel il a lui-même refusé de participer. En gros, certains leaders de l’EELV sont en train de nous dire : « je peux faire aux autres ce que je ne voulais pas qu’on me fasse » .

Reconnaissez que c’est une façon de faire de la politique extrêmement étrange qui révèle un manque de respect pour les autres très surprenants de la part de ceux qui réclament à cor et à cri le respect de l’environnement.

D’un autre côté, que pouvait-on attendre de personnes qui, au moment du débat sur la taxe carbone, ont montré de façon évidente leur mépris pour les classes les plus défavorisées de notre pays. Que pouvait-on attendre de personnes qui, on fait une OPA sur l’écologie et prétendent désormais être le seul à pouvoir en parler faute d’en faire.

À ce titre, remercions les socialistes d’avoir organisé cette primaire car elle aura permis de constater que malgré ce qu’ils prétendent, certains écologistes sont des apparatchiks du milieu politique qui, au même titre que leurs confrères de l’UMP, du FN, du modem, du parti socialiste, se sont saisis d’un concept, s’en sont collées l’étiquette, dans le seul et unique but de faire carrière en politique.Je plains sincèrement les électeurs écologistes d’être représentée par de tels individus. Et je leur souhaite bon courage  au moment de la campagne de 2012, pour expliquer qu’il faut voter Eva Joly après avoir dit, aujourd’hui, qu’il faut voter Aubry!

Reste a saluer l’unique avantage stratégique de cette primaire: avoir cloué le bec  à la majorité présidentielle.

Les réactions de la « faction agissante »  de la majorité présidentielle face à cette primaire sont quasiment jouissive et révélatrice de son désarroi face à la rupture de sa stratégie de campagne pour 2012. Jouissive et quelque peut révoltante quand on constate que nos ministre sont nettement plus mobilisés par  la primaire citoyenne que par le traitement du chômage, de la dette publique et la dégradation de notre système de sante.

Faut-il leur rappeler qu’il y a actuellement en France on doit frôler les 6 millions de chômeurs ?

Faut-il leur rappeler que la Dette Publique Française , au 1er trimestre 2011, atteignait le montant de 1 650 000 000 000 € ?

Faut-il leur rappeler que 29% des Français ont dû renoncer à se soigner ou reporter des soins faute de moyens ces derniers mois, 11% il y a 2 ans ?

Dans la mesure où un des piliers de son action politique actuelle et à venir est constitué par son omniprésence médiatique, la majorité présidentielle voit d’un très mauvais œil la mise en lumière d’une gauche qui veut lui prendre la place dorée et lucrative qu’elle considère comme la sienne ad vitam aeternam.

Et pour cause!

Outre qu’elle montre que d’autres solutions aux problèmes que rencontre le pays étaient possibles, alors que l’UMP affirmait que le PS n’avait aucun projet, aucun programme,  la campagne médiatique inhérente à la primaire fait de l’ombre au candidat perpétuel Nicolas Sarkozy, en reléguant ses gesticulations internationales à l’arrière-plan des préoccupations des Français. Elle vient casser la tentative de revalorisation d’ l’image internationale du candidat Nicolas Sarkozy à l’heure ou son bilan d’actions est une catastrophe et ou sa popularité est au plus bas.

Qui plus est, bien qu’imparfaite comme souligné plus haut, cette primaire citoyenne met en évidence une grave carence démocratique et républicaine de la droite français. Se sachant parfaitement incapable, parce que totalement divisée -pour ne pas dire émiettée – de mettre en place une primaire pour désigner le candidat qui représenterait la droite, le seul moyen de se remettre en scène – et de masquer cette carence – qu’a trouvé l’UMP va être de casser du gauchiste (traduisez du socialiste).

Réaction très dangereuse car les millions de téléspectateurs qui ont suivi les débats télévisés ont parfaitement pu se rendre compte par eux même qui si il y avait « gauchisme » ce n’était certainement pas un gauchisme « bolchévique », mais un gauchisme très « centriste »!

Au demeurant, tout autant que l’absence des citoyens dans la réflexion et dans la construction du programme socialiste, l’irresponsabilité de certains politiciens EELV vis à vis de leur militants et de la candidate de leur parti , et le désarroi évident des membres de la majorité présidentielle sont révélatrice d’une conception de la pratique démocratique totalement mortifère.

Au final, alors que la primaire citoyenne aurait pu être un moment de renouvèlement des pratiques politiques, elle ne fait que les conforter :

Le citoyen est relégué à la seule chose qu’on attend de lui : le vote

La participation des citoyens se réduit au NOMBRE de votant

Elle aurait pu être élargie  à leur apport en suggestion et en idée ainsi qu’a leur prise en considération dans l’élaboration du programme. Il n’en a rien été.

Ce sont toujours les professionnels de la politique ( élus et journalistes) qui prennent la parole

La question politique n’est abordée que dans le cadre d’un dialogue entre les journalistes et les représentants de la classe politique

La conséquence désastreuse de cette façon de faire est que l’électeur est enjoint de prendre parti pour une personne et non pour des idées, un projet, un programme. Il est réduit à une « machine à voter » .

L’organisation d’une primaire ne supprime en aucun cas les négociations d’appareils

Alors certes, j’espère que pour certains de mes concitoyens, cette parenthèse de la primaire citoyenne, aura été l’occasion de réfléchir sur leurs attentes en matière de pratiques démocratiques et sur leurs attentes vis-à-vis du personnel politique.

J’espère qu’elle aura été l’occasion de renforcer leur volonté de ne plus être spectateur mais acteurs de la politique.

Mais, je crains fort qu’au lieu de cela, elle ait produit, face au pitoyable spectacle de l’entre deux tours que nous ont donné le PS, le FN, l’UMP, EELV, un renforcement de la tendance à l’abstention.

Sources: Variae; Sarkofrance; Chomiste; La Tribune; Le Figaro; Intox2007 

Sainte Aubry et la politique de la terre brûlée

14 octobre 2011 § 1 commentaire

Depuis deux jours, Martine Aubry fait feu de tout bois, n’hésitant pas à enfreindre gravement l’engagement pris par chacun des candidats à la primaire citoyenne de ne pas tenir des propos agressifs envers les autres candidats.

Il apparaît évident, au travers de ce comportement totalement déviant par rapport à celui des cinq autres candidats, que Martine Aubry, en mal d’arguments convaincants sur son projet de changement, a préféré faire le grand écart entre l’agressivité envers son concurrent et des promesses surréalistes quelque peu insultantes pour l’intelligence les électeurs dont elle souhaite gagner les suffrages.

Dans un entretien à paraître vendredi dans «20 Minutes» la maire de Lille déclare au sujet de François Hollande:

«Le système s’est crée son candidat »

Ben voyons! «  »le système », c’est l’autre » .

C’est faire preuve d’une particulière mauvaise foi que de prétendre ça quand on a longtemps été un participant actif aux dîners du Siècle  ( essence même de cette oligarchie où s’entremêlent personnel politique, grands patrons de presse ou d’industrie), fer de lance antidémocratique d’un lobbying qui flirte allègrement avec la corruption de l’esprit républicain. 

François Hollande qui lui aussi participe à ce « club fermé » n’a du moins pas l’outrecuidance de prétendre qu’il ne fait pas parti de ce système! Martine Aubry, elle, ose prétendre  qu’elle n’a pas été créé par le système. C’est soit avoir des peaux de saucisson devant les yeux, soit vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes !

Mais dans ce domaine, Martine Aubry se surpasse et atteint le top 10 du propos démagogique (qui consiste à faire croire que demain on rase gratis), lorsqu’elle n’hésite pas à déclarer :

« S’il y a une femme à l’Elysée, plus aucun poste en France ne vous sera refusé parce que vous êtes une femme »

Sans jamais préciser de quelle manière elle arrive au résultat qu’elle promet, Martine Aubry laisse entendre que par sa seule volonté – ou par la seule force de ses petits bras musclés? –  la culture patriarcales de la société française va avoir tellement peur que les femmes obtiendront enfin ce que 100 ans de combat féministe n’a pas réussi à obtenir!

Ca confine au miracle, non? Sainte Martine guérissant le petit peuple des écrouelles, avouez que ça aurait de la gueule! Ira-t-elle jusqu’à rendre la justice au pied d’un chêne ?

Une autre phrase prononcée par Martine Aubry m’a beaucoup fait rire :

« Ce n’est pas un rêve d’enfance ou l’idée d’achever un plan de carrière »

Oh certes, on peut porter au crédit de Martine Aubry qu’elle ne rêve pas d’être président de la république en se rasant le matin.

On peut aussi porter à son crédit qu’en se présentant à la primaire citoyenne elle n’entend pas achever son plan de carrière (quand bien même on constate qu’elle a un plan de carrière de repli ).

Mais on peut tout de même supposer que c’est le plan de carrière de DSK et de “sa clique” ( pour ne pas dire son système) qu’elle veut développer conformément au pacte de Marrakech.

On peut aussi supposer qu’elle veut relever une succession que son père a laissé vacante en ne voulant pas être candidat à l’élection présidentielle de 1995!

Ceci dit, la sainte candidate fait un rêve:

« La confiance est liée à la constance »

Malheureusement pour Martine Aubry, si la confiance est bien liée à la constance, elle l’est également à la fiabilité de celui ou de celle qui la revendique.

Or, comment faire confiance à une candidate qui n’est même pas capables de respecter l’engagement – qu’elle a pris auprès des militants de son parti politique – de ne pas porter d’attaques directes à la personne des autres candidats de la primaire et qui , depuis 48 heures multiplie ce type d’attaque?

La confiance est aussi liée à la clarté des engagements que l’on prend. Or, en matière de sortie du nucléaire comme en matière de cumul des mandats ou de rôle des institutions républicaines, pas plus que son adversaire, Martine Aubry n’est fiable dans ses actions et dans ses propos. Depuis qu’elle a été votée par le PS qu’elle dirige « si bien », comme elle aime à le souligner, la règle du non-cumul des mandats n’est pas appliquée. C’est un fait incontestable.

Je ne reviendrai pas sur la prétention de Martine Aubry à nous faire croire qu’elle a rassemblé les différents courants du parti socialiste , la présence de cinq candidats socialistes à la primaire citoyenne, ainsi que les différences notoires et profondes entre leurs projets, montrent parfaitement que, si rassemblement il y a eu, il s’agit plus d’un rassemblement opportuniste à visée électorale qu’un rassemblement autour d’idées communes sur la gouvernance du pays, sur la place de l’économie et du monde financier, sur une conception commune de la justice, de la liberté, de l’égalité et de la solidarité.

Au demeurant, ces quelques exemples font ressortir une personnalité assez déplaisante:

  • qui confond agressivité et fermeté, agressivité et combattivité, concurrent et adversaire
  • qui privilégie les intérêts de sa famille politique “Strauss-Kahnienne”, au détriment de l’intérêt collectif du PS, de la Gauche et de ses électeurs
  • qui manipule avec aisance le clivage et la récupération des insatisfactions des autres à son profit,
  • qui s’acharne sur celui ou celle qu’elle a désigné comme tête de Turc à grands coups de sarcasmes et de contrevérités.

Alors que la campagne de la primaire avait été jusqu’à présent d’un assez bon niveau en termes de respect des candidats entre eux et des candidats vis-à-vis des électeurs, Martine Aubry la rabaisse au niveau du caniveau si cher à l’UMP. Elle pense peut-être que cela va fortifier l’idée qu’elle peut affronter Nicolas Sarkozy.  Mais elle oublie totalement qu’en calquant son comportement sur celui de son adversaire, elle court le risque d’être assimilée à une « Nicolas Sarkozy en jupons » prête à toutes les bassesses pour assouvir son désir de pouvoir.

Outre le fait que je suis convaincue qu’on ne parviendra pas à battre Nicolas Sarkozy et son clan en lui opposant quelqu’un qui tape aussi fort et aussi bas que lui, je suis convaincue qu’on n’amplifiera pas la dynamique électorale à gauche, en choisissant une personnalité de « lutteur de foire ».

La France n’a pas besoin d’un « rouleur de mécanique », fusse-t-il une femme, mais d’une personne qui sache respecter les opinions divergentes, les électeurs, afin de fédérer les plus grand nombre de citoyens et les rendre acteurs effectifs du changement. Un candidat-président qui a relégué les français au rôle de spectateurs passifs et atterrés d’un combat de boxe permanent, ça va on a donné ces 5 dernières années!

En agissant comme elle le fait, Martine Aubry ressemble à ces enfants capricieux qui, ne pouvant obtenir par leur seule manipulation affective l’objet qu’ils convoitent, préfère le casser plutôt que de le voir échoir à un autre. Ce comportement quelque peu « caractériel » est inadmissible chez un adulte qui prétend aux plus hautes fonctions de l’État. Comme l’a souligné la Haute Autorité, ce comportement est dangereux pour l’avenir immédiat de la gauche et du parti socialiste.

Ce comportement de Martine Aubry, comme le remarque Laurent Joffrin  , est à double tranchant, même si elle affirme que dès lundi matin  » nous serons tous derrière notre candidate ou notre candidat ». Car on peut légitimement se demander comment Martine Aubry – empêtrée dans sa politique de la terre brûlée – si elle n’est pas désignée comme la candidate du PS à l’élection présidentielle, pourra, après sa campagne de dénigrement systématique de son concurrent, le soutenir jusqu’en 2012, sans apparaître comme une girouette.

Une girouette qui manifestement n’assume pas, qui plus est, les attaques frontales qu’elle mène. Ce qui, vous en conviendrez, pour une personne qui se prétend courageuse est la preuve d’une grande lâcheté.

A l’a question de Laurent Joffrin, j’ajoute la mienne:

Martine Aubry saura-t-elle être une bonne perdante compte tenu du fait qu’aujourd’hui elle est une mauvaise joueuse?

Sources: 20minutes; Le Monde; Rue89; Le Figaro; Le NouvelObs

15 bonnes raisons de ne pas voter pour Martine Aubry :

13 octobre 2011 § 3 Commentaires

Le dernier débat télévisé de la primaire citoyenne ayant eu lieu, nous sommes, en tant que citoyens électeurs, désormais à même de prendre une décision de vote pour dimanche. Je ne vous cacherai pas que pour moi, le choix est fait et que je refuse totalement d’avoir à choisir entre les deux candidats issus de cette primaire , tant je les trouve éloignées des valeurs que je porte et des solutions que j’attends que le futur gouvernement mette en œuvre pour résoudre les multiples problèmes que rencontre mon pays

M’étant prêtée à l’exercice d’explication de vote en ce qui concerne François Hollande, je me propose, en toute équité, de faire le même exercice concernant Martine Aubry:

1) Martine Aubry a utilisé des méthodes peu glorieuses pour mettre de l’ordre au sein du parti socialiste :

  • La suppression des adhérents à 20 € a certes permis au parti socialiste de rester dans son entre soi. Mais cela a bouté hors du PS  tous les adhérents que la candidature de Ségolène Royal avait ralliés au parti socialiste.
  • Dans la région du Languedoc-Roussillon notoirement indépendante et certainement pas “pro Aubry”,  Martine Aubry, au mépris de la décision de justice qui avait lavé Georges Frêche de toutes accusations de propos racistes, n’a pas hésité à reprendre cette accusation, à la faire monter en mayonnaise grâce à ses amis de la presse, pour aboutir à la mise sous tutelle de ses principaux opposants de la région Languedoc Roussillon.

Prétendre avoir mis de l’ordre en pratiquant l’expulsion de tous ceux qui vous dérangent est une conception de la tolérance à la différence que je ne partage en aucun cas et qui ressemble fort aux méthodes actuelles du gouvernement qui prétend, en expulsant les ressortissants étrangers, régler les problèmes de sécurité du pays.

2) Martine Aubry a un sens de l’honneur très fragile. La façon dont elle a traité la forte présomption de tricherie lors du scrutin de l’élection du premier secrétaire du parti socialiste à Reims en est un parfait exemple. Il faut se souvenir que de très forts doutes ont pesé sur la validité des résultats des votes dès le soir même dépouillement de ces votes. À l’issue de tractations totalement opaques, Martine Aubry a été désignée vainqueur du scrutin. Elle a accepté une nomination entachée d’un énorme doute de tricherie. En tant que premier secrétaire du parti socialiste, si j’avais vraiment eu pour objectif de le rassembler , j’aurais immédiatement redemandé un la réunion d’un congrès afin qu’un nouveau vote encadré de façon à ce qu’aucune tricherie ne puisse avoir lieu. Bien loin d’agir de la sorte, Martine Aubry a qui le sens de l’honneur fait visiblement défaut, a balayé d’un revers de main toutes les objections et s’est dépêché de mettre à l’index (cf. le premier paragraphe), au niveau national et au niveau local, tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, pouvait remettre en question sa légitimité à diriger le parti socialiste.

3) Martine Aubry a un sens de la justice et à géométrie variable, elle ne cesse de répéter qu’avec elle la justice sera défendue, respectée. Mais à bien y regarder on ne peut que constater -au travers de l’affaire Georges Frêche et de l’affaire Guerini-  qu’elle ne respecte les décisions de justice et la présomption d’innocence que lorsque cela l’arrange.

Le fait même qu’elle accepte que Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo soient omniprésents dans sa campagne vient corroborer cette mauvaise impression. Delanoë et Hidalgo ne sont-ils pas à l’origine de la décision, dans l’affaire des emplois fictifs impliquant Jacques Chirac, de prioriser le remboursement des sommes dues à la mairie de Paris permettant à Jacques Chirac de sortir blanchi de cette sale affaire?

4) Martine Aubry se prétend pugnace mais les faits disent le contraire.  J’ai noté qu’au cours du débat elle a voulu attaquer François Hollande sur son évaluation de l’augmentation des postes dans la fonction publique. Hélas pour elle, elle a été incapable d’aller jusqu’au bout de sa démonstration et s’est pitoyablement emmêler les pinceaux, aboutissant à un magistral flop. C’est très dommageable, car dans l’hypothèse où elle serait la candidate du parti socialiste qui devra affronter Nicolas Sarkozy, ce comportement approximatif et velléitaire va permettre à Nicolas Sarkozy qui lui ne lâche jamais une attaque et la mène jusqu’au bout.

5) Martine Aubry gouverne de façon laxiste et opportuniste : En matière de prise et d’exercice du pouvoir, Martine Aubry n’a rien à envier à Nicolas Sarkozy car, outre le fait de mettre sous tutelle les fédérations qui lui déplaisent, elle a su placer discrètement dans les régions et les départements des personnes qui lui sont fidèles et qui désormais verrouillent bon nombre de sections.

6) Martine Aubry ne sait pas mettre en oeuvre les décisions collectives. Prenons l’exemple du cumul des mandats qui a été interdits par décision du congrès du parti socialiste et que Martine Aubry est totalement incapable de faire appliquer depuis que le cumul des mandats est interdit au parti socialiste

7) Martine Aubry n’est pas une rassembleuse. À la lecture de ce qui précède on voit très clairement que Martine Aubry sait parfaitement utiliser une organisation pour rassembler en excluant tous ceux qui ne partagent pas son avis, mais cela ne prouve en rien qu’elle saura rassembler au-delà du parti socialiste. L’autoritarisme, le sectarisme, dont elle et ses proches ont fait preuve au cours de ces deux dernières années, sera nettement insuffisant pour rassembler l’ensemble des parties de gauche et surtout de leurs électeurs, avec lesquels, malheureusement pour elle, elle ne pourra jouer de l’exclusion qui semble être son outil favori.

8 ) Martine Aubry ne rassemble pas sur des idées, mais sur des ambitions. Elle se vante de procéder au rassemblement des partis de gauche sans faire de concessions pour des postes mais uniquement sur la proximité et le partage d’idées. Or, tout le monde sait que Martine Aubry négocie en priorité avec les écologistes d’EELV. Si l’on doit reconnaître une qualité à Martine Aubry, c’est de savoir reconnaître ceux qui sont assez flous sur leurs convictions affichées pour céder à des promesses de postes lucratives. Regardez comme le parti socialiste qu’elle dirige a su neutraliser Jean Vincent Placé en lui offrant, au détriment d’un candidat socialiste, la place de sénateurs qu’il convoitait depuis toujours.

9) Martine Aubry est une technocrate et cela est apparu très nettement lors du débat d’hier. Pas plus que François Hollande, elle n’est capable de déployer ses projets et d’en faire une pédagogie en utilisant des mots simples compréhensibles par le moins cultivé des électeurs. Il y a eu, lors de ce débat, de grandes envolées technocratiques dignes de réunions d’experts à Bercy voir même du conseil de l’Europe. Mais hélas, des experts complètement déconnecté de la réalité quotidienne des Français, des experts qui considèrent que les citoyens français sont des administrés et non des personnes qui ont le pouvoir de décider, de réfléchir, de choisir en toute intelligence de leurs propres intérêts et non uniquement de ceux d’un État fantomatique.

10) Martine Aubry est dans le paraître trompeur. Probablement pour faire croire qu’elle partageait les idées de Ségolène Royal et attirer ainsi les électeurs de cette dernière, à très fréquemment utilisé des termes comme” juste”, “solution”, “participation”, “régulation”, etc. Mais, que ce soit sur son site ou au cours de ses interventions dans les médias, elle est incapable d’aller plus loin que la citation. Elle est dans la situation de ces personnes qui ont acheté un meuble en kit et qui ne trouvent pas la notice de montage. Et pour cause, ça n’est pas tout de copier une idée, encore faut-il avoir parfaitement compris ce qui la sous-tend en matière de valeurs, et le plan d’action qu’il va falloir mettre en place pour que cette idée devienne une réelle unité.

11) Martine Aubry ne répond pas aux questions qu’on lui pose. Pas plus que François Hollande d’ailleurs, n’a répondu clairement aux quatre questions d’Arnaud Montebourg. Cela en dit long sur le mépris que les deux finalistes de la primaire citoyenne peuvent avoir pour leurs camarades. Il est probable que Martine Aubry, comme lors du congrès de Reims, préfère, pour gagner la finale de la primaire, s’appuyer sur son réseau d’élus et sur les électeurs écologistes pour gagner  dimanche, avec une avance de 102 voix.

12) Martine Aubry a la prétention d’être la première femme présidente de la république française. Elle se sert d’ailleurs de cet argument pour essayer d’attirer les électrices, ce qui me paraît un argument on ne peut plus douteux dans la mesure où je ne pense pas sincèrement qu’être une femme ou un homme soit une qualité suffisante pour gouverner un pays. Du reste, mettre une femme incompétente ou un homme incompétent à la tête de l’État serait tout autant une grave erreur.

13) Martine Aubry se gargarise beaucoup des valeurs de gauche, mais je cherche en vain et depuis plusieurs mois une définition nette, précise et détaillée de sa part de ses fameuses valeurs de gauche. Ce n’est certainement pas au travers des exemples qui précèdent que je vais pouvoir me faire une idée des valeurs de gauche de Martine Aubry

14) Martine Aubry a une lourde responsabilité dans la dégradation du service public hospitalier. Elle a exigé la mise en place des 35 heures dans ce cette heure de façon totalement irrationnelle. Obligation a été faite aux hôpitaux de mettre en place les 35 heures de façon unifiée dans tous les secteurs d’activité des hôpitaux sans prendre en compte les sous effectifs déjà existants au moment de la mise en place et surtout, ce qui est plus grave, les restrictions budgétaires qui ont empêché les gestionnaires des hôpitaux d’embaucher le personnel nécessaire pour compenser la réduction du temps de travail. De fait, cela a engendré dans le secteur hospitalier une très grave dégradation des conditions de soins et une importante dégradation des conditions de travail des salariés du secteur public hospitalier dont il ne se remet absolument pas à l’heure actuelle. Et quand on pense que dans le projet actuel du PS elle a tenu a modifier seule certains passages du projet Santé, ça fait froid dans le dos!

15) Martine Aubry ne s’est toujours pas expliqué sur les fondements et les raisons du pacte de Marrakech qu’elle a signé avec Dominique Strauss-Kahn. Or, on ne me fera pas croire que ce pacte a été signé par pure amitié mais bien parce que le Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn partagent une vision de la place dominante et dominatrice de l’économie et de ses émanations bancaires, boursières, sur l’humain et sur les Etats. J’ai donc tendance à penser que Martine Aubry, qui nous fait croire qu’elle est proche d’Arnaud Montebourg et de Ségolène Royal nous trompe consciemment.

Autant de raisons qui, de mon point de vue, me font dire que Martine Aubry n’est certainement pas une candidate de changement et surtout pas la candidate qu’il faut désigner dimanche pour faire face à Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle.

J’en entends déjà me dire qu’il y a quelque jours,  je critiquais abondamment François Hollande. Certains pourraient me demander si, parce que Ségolène Royal a pris position pour ce dernier, je vais ravaler mes critiques et voter dimanche pour ce dernier.

Il n’en est rien. Je continue à privilégier les valeurs, les idées de gauche, le programme et je maintiens mes critiques sur François Hollande et sur Martine Aubry.

Si je vais voter dimanche, ce sera pour déposer un bulletin blanc dans l’urne. Bulletin blanc qui sera comptabilisé dans les résultats du vote de dimanche et qui sera un avertissement clair au finaliste qu’il ne peut pas faire et n’importe quoi.

Source: Le NouvelObs

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