Travail le dimanche, l’arnaque expliquée “aux nuls”!

28 juillet 2009 § Poster un commentaire

JEAN-PIERRE CAFFET sénateur socialiste, ANNIE JARRAUD-VERGNOLLE vice-présidentes de la commission des affaires sociales du Sénat, BARIZA KHIARI sénateur socialiste, CHRISTIANE DEMONTES,

La loi, ce n’est pas que de grandes déclarations. C’est souvent dans le fourbi d’obscures dispositions, dans le micmac des formulations administratives, que nos vies sont changées de fond en comble. Le diable se cache dans les détails. Le texte sur le travail le dimanche en est une nouvelle preuve. Cette proposition de loi, votée à une courte majorité mercredi dernier à l’Assemblée nationale, et que le Sénat examine à partir d’aujourd’hui, n’est en rien un simple toilettage technique des dérogations autorisant le travail le dimanche.

Aussi, nous souhaitons faire notre travail de parlementaires et expliquer de quoi il retourne exactement.

Tous les salariés, de tous les commerces, de toutes les villes dites «d’intérêt touristique», sur tout le territoire, devront travailler le dimanche. Dans ces communes, le travail dominical sera de droit. La notion juridique de «commune d’intérêt touristique» est une improvisation de dernière minute sans définition claire. En l’état, il est impossible de savoir si ces villes seront plutôt 500, ou 6 000. Toutefois, la France étant la première destination touristique au monde, il semblerait logique qu’on se rapproche de l’estimation haute. Et, quel que soit le nombre de ces communes, toutes les grandes villes de France seront concernées, donc la majorité des Français. Dans la capitale elle-même, alors que la création de «zones touristiques d’affluence exceptionnelle» était soumise à l’approbation des élus locaux, désormais ce sera le préfet qui décidera seul en lieu et place des élus, remettant ainsi en cause leur légitimité démocratique. Alors, oui, on peut dire sans exagérer que cette loi généralise le travail le dimanche.

Pire, contrairement aux idées reçues et aux affirmations gouvernementales, pour tous ces travailleurs du dimanche, il n’y aura ni doublement du salaire, ni jour de repos compensateur. Seuls les salariés des grands centres commerciaux autour de Paris, Lille et Marseille (dans les périmètres urbain de consommation exceptionnelle), et ceux qui ne travaillent que cinq dimanches par an, pourront bénéficier de contreparties. Car c’est bien la finalité de cette banalisation du travail le dimanche : fournir de la main-d’œuvre pas chère, imposer de «travailler plus pour gagner moins». Faire ainsi que le dimanche devienne un jour de travail comme les autres.

Enfin, comment croire que les salariés auront le choix ? Dans les communes «d’intérêt touristique», le travail dominical deviendra de droit, soumis à la volonté de l’employeur. Dans les autres communes, le principe affirmé du volontariat ne résistera pas aux faits. En pleine crise, avec 2,5 millions de chômeurs, les salariés pourront-ils vraiment refuser de travailler le dimanche quand on le leur demandera ? Dans la «vraie vie», nous savons bien que ça ne se passe pas comme ça.

Face à cette réalité, monsieur Darcos, ministre des Affaires sociales en service très commandé, ose nous parler d’un texte de «bon sens» où «tout a été fait pour que les salariés soient protégés» !

Ce gouvernement justifie la systématisation du travail dominical par la croissance et l’emploi. Cet argument ne résiste pas aux études socio-économiques qui démontrent toutes qu’il n’y aura pas d’augmentation, mais seulement un transfert d’activité. Au lieu de consommer la semaine ou le samedi, on consommera le dimanche. Ni plus, ni moins… mais pas au même endroit. Les commerces de proximité, les marchés, tout ce qui fait la vie de nos centres-villes, seront délaissés au profit des grands complexes commerciaux de périphérie. D’ailleurs, une soixantaine de députés de la majorité ont estimé que pour «un emploi créé dans la grande distribution, on en détruit trois dans le commerce au détail». On aura donc moins d’activité et moins d’emplois.

Mais au-delà de ces considérations, conscient des risques politiques, le gouvernement choisi d’ignorer complètement la principale question induite par cette loi, à savoir : dans quelle société voulons-nous vivre ? Que l’on soit de droite ou de gauche, jeune ou vieux, riche ou pauvre, croyant ou athée, vivant en couple ou célibataire, la famille, les amis, les loisirs, les activités culturelles, l’engagement associatif, l’épanouissement personnel, le lien social, la transmission entre les générations… le dimanche, c’est d’abord ça !

Ce sont des pans entiers, non matériels, de notre façon de vivre, collectivement et individuellement, qui reposent largement sur ce temps disponible que nous offre le dimanche. Le dimanche, c’est ce que les Français ont en commun. Et, c’est précisément parce qu’il est commun au plus grand nombre que c’est le moment où les Français peuvent se rencontrer. Priver les Français de ce «moment commun», c’est organiser sciemment le délitement de notre société dans son ensemble et de la cellule familiale en particulier.

Aujourd’hui, les sénatrices et les sénateurs vont, en leur âme et conscience, exercer de manière républicaine leur mandat législatif de représentants nationaux, et décider de l’avenir de ce «moment commun».

Source:

http://www.liberation.fr/politiques/0101580756-le-travail-dominical-va-etre-generalise

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Fin du cumul des mandats au PS…finistérien

25 juillet 2009 § Poster un commentaire

Pendant que Nicolas Sarkozy patron de l’UMP, fait sa “petite cuisine” en prévision des élections des futurs conseillers territoriaux, en 2014.
Pendant qu’il réfléchit à ce mandat de conseiller territorial, "qui a vocation à se substituer en 2014 aux mandats de conseiller régional et de conseiller général" afin qu’il soit présenté, dans le cadre de la réforme territoriale, en Conseil des ministres le 9 septembre.
Pendant qu’il essaie de passer l’épreuve du Conseil constitutionnel qui se résume à
1) respecter la parité homme-femme ( très difficile dans un scrutin uninominal).
2) faire accepter des modes d’élections différents pour les élus des villes et ceux des campagnes, alors qu’ils siégeront dans la même assemblée ( hautement contraire à la Constitution Française et à la règle de la majorité absolue “des +50%” lors d’une élection nationale).

Les militants socialistes du Finistère, eux, s’attaquent à une exception française qui est une des plaies de notre Démocratie.
Ils ont imposé le non-cumul des mandats et la parité intégrale à leur fédération
"c’est la fin des ‘député-maire’ et ‘sénateur-maire’", a expliqué le premier secrétaire fédéral, Marc Coatanéa. Selon le responsable, 60 % des onze cents votants inscrits se sont exprimés en faveur du non-cumul d’un mandat de parlementaire avec des "fonctions exécutives". Les parlementaires finistériens ne pourront conserver qu’un mandat de conseiller municipal ou régional."
"Les militants étaient très demandeurs", a déclaré M. Coatanéa. "Je suis favorable au mandat unique depuis que j’ai adhéré au PS, il y a seize ans", a ajouté le jeune chef de file socialiste du Finistère, tout en admettant ne pas avoir voulu "brusquer" les militants en imposant son choix d’un strict non-cumul."
"Concernant la mesure d’égalité homme-femme adoptée, le PS finistérien s’est engagé avec 70 % des suffrages, à mettre en application "la parité intégrale". Ainsi, sur vingt-sept des cinquante-quatre cantons du Finistère qui seront renouvelés lors des cantonales de 2011, le PS présentera treize femmes et treize hommes plus un ou une candidat(e).

Voili, voilou, j’avais espéré très brièvement que cette promesse de campagne du candidat Bayrou serait appliquée dans sont Modem. Hélas, il n’en fut rien, bien au contraire. Et c’est en partie cette première promesse non tenue qui me fit quitter ce nouveau-ancien parti …
Que le PS, s’attèle à la tâche est une excellente nouvelle. Il ne reste plus à l’ensemble des fédérations de suivre cet excellent exemple qui ouvre la voie vers une “décarrièrisation” de la politique dont notre pays ne pourra que se trouver mieux!
Sources:
Le Figaro http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/24/01002-20090724ARTFIG00004-elections-territoriales-sarkozy-fixe-les-regles-.php
Le Monde: http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/07/24/le-ps-finisterien-opte-pour-le-non-cumul-des-mandats-et-la-parite-integrale_1222643_823448.html

Jean-François Copé premier secrétaire du PS?

25 juillet 2009 § Poster un commentaire

Oui, je sais, Martine Aubry est l’actuel premier secrétaire du PS !

Mais à lire l’entretien que Jean-François Copé a donné dans le journal « le Point », il semblerait que, subrepticement, l’hyperactif "avocat député etc"., soit fermement décidée à mener le parti socialiste d’une main de fer.

Il pense que face à l’absence de leadership et de ligne politique claire, dont souffre le parti socialiste, il lui est absolument nécessaire de choisir la social-démocratie.

Bien évidemment, le seul qui représente, aux yeux de Jean-François Copé, cette social-démocratie "de ses rêves" ( une UMP sans Sarkozy?) , c’est Dominique Strauss-Kahn !

Elle est pas belle la vie?

C’est Martine Aubry qui va être contente et pouvoir partir en vacances l’esprit serein. Pour Manuel Valls et ceux qui réclamaient des primaires, c’est une autre histoire.

Car du coup, en désignant le seul leader capable de s’opposer à Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé leurs coupe l’herbe sous les pieds.

Maintenant, la question est de savoir si les choix de ce monsieur, ses priorités, ses idées, ses opinions, sont fiables.

Personnellement, je mettrai quelques doutes sur son sens des priorités.

Surtout lorsque je lis, dans la même interview, qu’il prétend que les lois pléthoriques, votées cette année, répondent à une demande de réformes des Français pressés de voir la France changer. Ah bon, Hadopi était une réforme urgente aux yeux des Français?

Également lorsque je lis que la loi HADOPI2 «a le grand mérite de montrer que les responsables politiques mettent désormais les pieds dans cet univers réputé intouchable, et ceci, dans une démarche de régulation intelligente et moderne".

Dans ce domaine des univers réputés intouchables, il me semble qu’en cette période de crise, il eût été plus urgent de consacrer l’énergie du Parlement a une régulation intelligente et moderne du système bancaire. Ce système est, de l’oublions pas, depuis 2009 ( et probablement bien avant), à l’origine des graves problèmes d’ordre professionnel, sociaux et familiaux que rencontrent désormais 3 millions de Français supplémentaires.

Protéger les droits des héritiers, des ayants droits, me paraît être nettement moins urgent que la régulation du système bancaire français.

Il est vrai que Jean-François Copé, avec les revenus que lui procure son association avec le cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel, ses indemnités parlementaires, ses indemnités d’élu local, ne saurait s’intéresser à d’aussi basses considérations que celles qui concernent la vie quotidienne des Français.

Certes, cette indifférence au sort du plus grand nombre n’est pas sans ressemblance avec celle de certains "éléphants du PS". À ce titre, il est donc probablement normal qu’à ses heures perdues, Jean-François Copé se prenne à rêver qu’il pourrait écrire la feuille de route du parti socialiste.

Sources

Rue89

Le Point

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