Le Parlement empêché, la loi confisquée

21 janvier 2009 § Poster un commentaire

Amis démocrates, il est temps de montrer au gouvernement que nous nous opposons à ses basses manœuvres qui, chaque jours, portent atteinte à la Démocratie !

Je vous invite tous à relayer et à signer la pétition mise en ligne par des amis socialistes.

L’heure n’est plus à faire la fine bouche et à mépriser tel ou tel pétitionnaire, à cause de son étiquette politique !

L’heure et à la défense de la Démocratie qui nous est chère : la démocratie parlementaire !

Certes elle a des défauts ! Mais c’est l’ultime rempart derrière lequel chaque citoyen peut s’abriter des tentations totalitaires de ceux qui nous gouvernent !

"Le gouvernement prétendait que la révision constitutionnelle de juillet 2008 permettrait une revalorisation du Parlement.

Pourtant, aujourd’hui, par un projet de loi, il s’attaque au droit d’amendement, principal outil du travail parlementaire.

Le Parlement est le lieu où s’écrit la loi et l’amendement, le moyen de la préciser et de l’enrichir.

Pour le gouvernement, il est devenu une entrave.

CPE, OGM, Grenelle de l’environnement, audiovisuel public, travail du dimanche, ces textes récents ont démontré tout l’intérêt du travail parlementaire et d’un débat démocratique transparent !

Défendre le droit constitutionnel d’amendement n’est pas un combat des parlementaires pour les parlementaires.

Toucher au droit d’amendement, c’est toucher la capacité des associations, des syndicats, de milliers d’acteurs de la société civile à faire entendre leurs points de vue »

Signer la pétition:

URL de la pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/petition-groupe-socialiste-assemblee-nationale-3651.html

Jean-François Copé dans l’outrance et l’imprécision !

18 janvier 2009 § Poster un commentaire

Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, était chargé de répondre au porte-parole de la LCR, sur Radio J.

O. Besancenot avait accusé Nicolas Sarkozy de vouloir "criminaliser le mouvement social" en s’en prenant à Sud-Rail. ( intégralité de l’intervention de J.F.Copé)

Dans sa réponse, J.F.Copé c’est livré à un exercice de style de « pure intox » qu’il me paraît très intéressant d’analyser parce que les propos sont outranciers et imprécis, deux caractéristiques majeures de la mauvaise propagande :

Phase 1-

Qui est la cible ?

« Olivier Besancenot "incarne (personnifie) l’extrême gauche dans ce qu’elle a en réalité
de plus agressif, de plus violent"

La cible, c’est O. Besancenot, c’est dit bille en tête ! Un leader politique doublement gênant, en ce moment, par ces actions dans le service public de la Poste et par son soutien au syndicat Sud Rail. Il est primordial pour J.F.Copé, de le stigmatiser d’emblée !

Et, pour ce faire, il n’y va pas « avec le dos de la cuillère ! Le plus du plus…  Agressif, violent…

Si nous n’avons pas compris que, pour J.F.Copé, la cible est un « suppôt de tous les dangers », il nous l’atteste par l’utilisation du mot « réalité « ! Si c’est réel, alors, on peut le croire, n’est-ce pas ?

Phase 2-

Pourquoi cette cible ?

« Olivier Besancenot "cautionne en réalité des mouvements qui sont pour certains d’entre eux non légaux ».

J.F.Copé laisse entendre (certains) que O. Besancenot serait d’accord, donnerait son autorisation (cautionne) pour que de tels mouvements aient lieu ( en a-t-il seulement le pouvoir ? la n’est pas le problème )! Il n’ose cependant pas dire que les mouvements sont illégaux, parce qu’ils ne le sont pas ou que la Justice n’a pas encore statué !

Phase 3-

Les méfaits commis par la cible ?

"C’est très choquant parce que nous sommes dans une période où on a besoin de se rassembler"

Ceux qui ont besoin de se rassembler, en principe, sont ceux qui sont affaibli. C’est donc à des êtres faibles que O .Besancenot ferait violence. Agresser des êtres affaiblis cela rend doublement « abject » l’agression et celui qui la commet !

Non content de ça,

"ces attaques permanentes au nom de la lutte des classes qui a 100 ans ou 120 ans, ça me paraît complètement en décalage".

Le mot « attaques » n’est pas neutre non plus. Il renforce les premiers mots de l’intervention : de plus agressif, de plus violent" et « criminalisent » O.Besancenot sans employer le mot « criminel » ! Qui plus est la permanence des attaques représente quasiment du harcèlement ! Quelqu’un qui attaque n’est jamais perçu comme quelqu’un de non violent, non agressif ! Une attaque est une agression celui qui attaque est donc un agresseur. Quand elles ne cessent pas, cela devient intolérable ! Nous sommes face à un « agresseur » multirécidiviste si on accepte de croire J.F.Copé ! Qui plus est cet agresseur est un retardataire (100 ans ou 120 ans) !ne pas être au top du progrès…quelle tare aux yeux de notre gouvernement…qui veut nous imposer un régime qui ressemble comme deux gouttes d’eaux à celui que Louis Philipe avait imposé au pays!

Les motivations de la cible ?

"Ce qui choque Olivier Besancenot, c’est que nous ayons un président de la République qui entende appliquer la loi",

Être choqué par l’application de la loi c’est…être mauvais citoyen…limite anarchiste ! Et bien, en vérité, J.F.Copé l’affirme sans détour, Olivier Besancenot est choqué qu’on applique la loi ! C’est dire le type de citoyen qu’il est !

Phase 4-

Le réquisitoire

"Une écrasante majorité de Français considère que le service public, c’est pas quelque chose dont on peut se servir pour paralyser le pays…Un certain nombre de responsables de ce syndicat en appellent à l’action totalement débridée avec parfois d’ailleurs -on l’a vu dans certains cas- des actions violentes".

Sur les données qui permettent d’affirmer ses propos, J.F. Copé reste très vague. « Une écrasante majorité » certes mais de combien de personnes est elle constituée cette majorité? Les sources ne sont pas données !

Peu importe, le mot important c’est « écrasante » ; Du lourd, du qui soutient totalement, qui ne veut pas qu’on (O. Besancenot) se serve du service public pour empêcher les braves gens (majorité) de bouger (paralyser). On sent bien que l’idée de prise d’otage est sous-jacente…mais l’image est éculée…vaut mieux éviter et procéder par suggestion !

Surtout que J.F. Copé en dénonçant, dans la foulée, l’attitude du syndicat Sud-Rail enfonce le clou avant de finir et de laisser auditeur et lecteur sur le sentiment qu’O. Besancenot et le syndicat Sud sont incontrôlables ET extrêmement dangereux (totalement débridé. Actions violentes)… on est quasiment dans l’association de malfaiteurs !

Voilà le travail d’artiste du valeureux propagandiste J.F. Copé !

Entre nous, ses propos, c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

Notre gouvernement au complet, ses portes paroles, c’est de notoriété publique, sont un modèle de douceur absolue tant verbalement que lorsqu’ils agissent (Qui a lancé :Casses toi pôv con ?) !

S.Royal et le PS, le Modem, le PC, étant en stand by, les limites du tout sécuritaire étant atteintes, les manifestations de mécontentement populaires se multipliant, F.Copé pense astucieux de focaliser l’attention des français sur O.Besancenot, en jouant sur l’émotion, la morale outragée.

Nous savons tous parfaitement, qu’en cette période ou les échecs se multiplient pour le gouvernement (manifestations lycéennes, suicides dans les prisons, rejet du redécoupage électoral par le CC, état économique et social du pays en décomposition, etc…) continuer à faire peur et a diaboliser ne permettra pas de masquer la faillite de la politique gouvernementale. Il faut s’appeler J.F.Copé pour le croire encore et tenir les propos qu’il tient ici !

Si J.F.Copé estime que le combat au nom de la lutte des classes est totalement décalé, je l’invite à réfléchir sur le décalage de ses propos, de son attitude et de celle du Président de la République par rapport à la gravité de plus en plus évidente de la crise dans laquelle le Pays s’enfonce depuis plus de 6 mois !

Je crains fort pour lui et ses amis, qu’il ne suffise pas, cette fois si, de désigner un coupable, avant que la Justice ce soit prononcé, pour faire oublier leur lourde responsabilité dans ce qui arrivent à leurs concitoyens !

Pour l’information de J.F.Copé, O.Besancenot n’est pas le seul à être choqué de la façon de le Président de la République applique la Loi ! Des députés, des sénateurs, des hommes et femmes politiques de droite, comme de gauche, sont tout autant choqués lorsque, par exemple, N.Sarkozy entend anticiper l’application des lois. Tous sont-il de dangereux agi agresseurs d’extrême gauche ? Vu la manière dont N.Sarkozy a procédé pour la suppression de la publicité sur les chaines publiques, il y a de quoi être choqué lorsqu’on est respectueux de la Démocratie et des règles communes ! Il faut s’appeler J.F. Copé pour ne pas l’être !

J.F.Copé oublie-t-il ses amis du CNJAA ou de la FNSEA ? Oublie-il que chacune de leurs manifestations de mécontentement aboutissent à la casse régulière de biens publics ? Oublie-t-il que cela se passe généralement en toute impunité ? Il semblerait ! Jamais il ne suggère que ce sont de dangereux agresseurs…deux poids deux mesures… je croyais que nous avions besoin de nous rassembler ?

A part si la cible de ses propos était un groupuscule anti-syndicaliste primaire, J.F. Copé a raté sa com.…parce que nous en avons tout simplement assez d’être manipulés et que nous ne sommes plus dupes de la stratégie du diviser pour mieux régner et parce que les ficelles sont un peu trop grosse !

NOTA : Ceci est une interprétation et n’a en rien force de vérité. Ce texte ne représente en rien une attaque contre M. Besancenot…bien au contraire !

Source : Le Monde : Copé juge Besancenot agressif

Grande leçon de Démocratie Parlementaire, samedi17 janvier, à l’Assemblée.

17 janvier 2009 § Poster un commentaire

Alors que faute d’arguments probants, la majorité présidentielle se livre depuis le début de la semaine à la répétition des mêmes arguments, dans le but de casser toute velléité de l’opposition d’améliorer le texte de loi sur l’application de la réforme de la Constitution, Jean-Marc Ayrault à rappelé, avec beaucoup de bon sens, les bases de la représentation parlementaire :

" Madame la présidente, après Jean-Jacques Urvoas, qui l’a fait au début de cette séance, et dans le prolongement de ce que vient de dire Henri Jibrayel, je vous fais part de mon étonnement, et même de mon indignation en ce qui concerne la façon dont s’est déroulée la séance d’hier soir. Il faut admettre qu’en démocratie nous ne partagions pas le même point de vue, ce qui est respectable et normal. C’est la simple réalité. Mais, je l’ai déjà dit à deux reprises au président Bernard Accoyer, cela n’autorise pas à enfreindre les règles de l’Assemblée nationale, comme cela a été le cas hier soir. C’est profondément choquant, je dirai même que c’est dangereux.

Monsieur le secrétaire d’État, vous prétendez accorder un statut à l’opposition et préserver le droit d’amendement. Mais tous vos actes, ainsi que ceux du rapporteur et de la majorité, contredisent cette intention. D’ailleurs, j’ai répondu hier officiellement par écrit à la lettre du président Accoyer. Rien dans celle-ci ne pouvant être considéré comme une avancée, je lui ai dit que nous étions disponibles pour entamer un dialogue clair et constructif. Mais cela suppose, de votre part, des concessions et la garantie du respect réel, concret, de l’opposition.

Nous ne sommes pas condamnés à un combat de tranchées si disparaît cette volonté d’écraser, d’éradiquer, voire de discréditer l’opposition et d’empêcher toute parole contredisant la communication présidentielle. Car nous ne sommes pas dans n’importe quel contexte, Jean Gaubert vient de le rappeler. Quand on lit la presse de ce matin et que l’on essaie de faire le point sur les communications présidentielles depuis quinze jours, on s’y perd ! Tout le monde s’y perd : les journalistes, les ministres, et sans doute le Président lui-même !

Ce n’est pas la bonne façon de faire fonctionner la démocratie ! Le recours, hier soir, à l’article 44-2 montre que le Gouvernement dispose déjà d’armes constitutionnelles puissantes pour contraindre, voire museler l’opposition. Mais vous voulez davantage encore !

Vos intentions, monsieur le secrétaire d’État, sont maintenant de plus en plus claire. Vous n’hésitez pas à prendre le risque de mettre en cause l’équilibre de nos institutions en proposant ce funeste projet : le fameux crédit-temps ou temps global pour l’examen des projets de loi, à savoir un temps limité à votre convenance, donc la limitation, dans les faits, du droit d’amendement, notamment pour les députés de l’opposition, mais également pour tous les députés, représentants du peuple français, qui veulent avoir la parole libre ici, en toutes circonstances.

Dans ce contexte difficile que traverse notre pays, vous devez préserver cet espace de démocratie, j’allais dire cette respiration démocratique nécessaire !

Vous ne devez pas faire des députés de simples techniciens du droit qui devraient, sur les ordres du Gouvernement et du Président, terminer vite leur travail pour que, demain, la loi, qui change tous les six mois ou tous les ans, soit votée, mais des porte-parole des attentes des Français, de leurs angoisses, qui doivent proposer des solutions permettant de traiter les problèmes de la France !

Il n’existe pas qu’une solution, qui serait celle de Nicolas Sarkozy.

L’opposition a les siennes.

Dans quelques jours, nous allons présenter notre contre-plan de relance. Nous ferons également des propositions pour le logement, l’hôpital public, l’éducation !

Quand et où voulez-vous que nous le fassions ?

Nous estimons que notre devoir est de le faire, ici, à l’Assemblée nationale, et que votre devoir est de nous écouter et de nous respecter. En effet, si ce n’est plus possible ici, et je crois que certains d’entre vous ont la sagesse d’y penser, cela se déroulera dans la rue et c’est vous qui en aurez pris la responsabilité !

Nous avons un Parlement, il est fait pour parler, pour débattre, pour discuter, confronter les analyses, les points de vue et les solutions !

Vous avez décidé de façon impromptue – et c’est votre responsabilité, monsieur le secrétaire d’État – de faire siéger l’Assemblée nationale un samedi, ce qui est totalement inhabituel. De nombreux députés vont revenir de loin, de leurs circonscriptions, de province. Or, le samedi, les trains et les avions sont encore moins nombreux. Certains vont mettre quatre ou cinq heures pour rejoindre l’Assemblée nationale.

Vous avez pris cette décision sans même l’évoquer mardi à la conférence des présidents !

Je trouve cela profondément choquant. Vous prenez la responsabilité de faire de cette journée un long tunnel ; les choses n’avanceront pas. Il est néanmoins important que tous ceux qui ont décidé de venir à l’Assemblée nationale en aient le temps. C’est la raison pour laquelle, madame la présidente, je vous demanderai, avant le vote sur les amendements, de bien vouloir vérifier le quorum. "

Plus les "débat" avancent sur ce projet et plus il devient évident que, malgré les propos lénifiant du gouvernement et des ses porte-paroles, malgré l’arrogance et les invectives des députés UMP, ce projet a pour seul et unique objectif de reléguer le Parlement à une chambre d’enregistrement et à NOUS déposséder, nous citoyens, de notre seul MOYEN de nous exprimer et de garder le contrôle de la loi que la Constituion ET la Démocratie nous a donné!

 

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/provisoire/P20090129.asp

Semaine d’actions pour la libération de J.Coupat

17 janvier 2009 § Poster un commentaire

La demande de remise en liberté de Julien Coupat, 34 ans, a été rejetée, hier, par le juge de la détention et des libertés (JLD). Il est pourtant mis en examen pour les mêmes motifs que Yildune Lévy, libérée hier soir : destruction en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste.

« Julien Coupat a été diabolisé, il en subit les conséquences aujourd’hui », estime son avocate, qui a fait appel. Réponse dans 20 jours.

« Le "comité de soutien aux inculpés du 11 novembre" a décidé d’organiser, à partir du 17 janvier, une semaine de manifestations, concerts et débats. Lundi 19 janvier, un séminaire sur l’antiterrorisme est prévu à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, à Paris.

« La guerre au terrorisme apparaît aujourd’hui comme l’horizon commun de toutes les démocraties occidentales. C’est pour cela qu’en dénoncer les "glissements" ou les "dérapages" n’est jamais suffisant – c’est une position qui demeure en dessous de la situation.

Cet horizon et la realpolitik particulière qui l’accompagne sont généralement non questionnés. Parce que tout le monde semble s’accorder en principe sur le risque qu’il s’agirait d’endiguer – et que cette évidence factice d’un ennemi absolu suffit à "justifier les moyens" au point de les rendre inquestionnables. L’affaire de Tarnac a été l’une des rares occasions où ce type d’intervention a fait l’objet d’un questionnement public. Il faut bien sûr qu’Yldune et Julien soient libérés; que les chefs d’inculpations soient levés. Il faut bien sûr également qu’Isa, Juan et Damien – qui sont emprisonnés sous le coup des mêmes accusations de "terrorisme" – soient libérés. Mais il importe aussi que ce questionnement sur ce qui n’est jamais questionné ait pleinement lieu, c’est-à-dire durablement, et selon les termes qui lui conviennent. Il ne faut pas que se referme la brèche qui s’est timidement ouverte dans l’évidence de cette "guerre au terrorisme" dont un président américain nous a prévenus qu’elle serait sans fin."

Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre.

 

Sources :

L’appel de soutien aux inculpés de Tarnac

Un nouvel écrit de l’extrême gauche ?

16 janvier 2009 § Poster un commentaire

Après un petit passage à l’Assemblée Nationale et une recherche poussée sur le net, j’ai trouvé un nouvel écrit de l’extrême gauche !

Quasiment un appel à la révolte !

Je suis étonnée que les équipes des Ministères de l’Intérieur et de la Justice n’aient pas encore interpellé leur auteur !

Mais que font-ils?

Julien Coupat et ses amis, pour sensiblement les mêmes propos, ont été rapidement incarcérés !

Jugez vous même:

"Celui qui vous maitrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps et n’a autre chose que ce qu’a le moindre homme du grand nombre infini de vos villes, sinon qu’il a plus que vous tous, c’est l’avantage que vous lui faites pour vous détruire.

D’où a-t-il tant d’yeux d’où vous épier si vous ne les lui donnez ?

Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ?

Les pieds dont il foule vos citées, d’où les a il, s’ils ne sont des vôtres ?

Comment a il aucun pouvoir sur vous, que par vous autres mêmes ?

Comment vous oserait-il courir sus s’il n’avait intelligence avec vous ?

Que vous pourrait-il faire si vous n’étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traitres de vous mêmes ?

Vous semez vos fruits afin qu’il en face le dégât.

Vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir à ses voleries.

Vous nourrissez vos filles afin qu’il ait de quoi saouler sa luxure.

Vous nourrissez vos enfants afin qu’il les mène pour le mieux qu’il leur face, en ses guerres, qu’il les conduise à la boucherie, qu’il les fasse les ministres de ses convoitises et les exécuteurs de ses vengeances.

Vous rompez à la peine vos personnes afin qu’il se puisse mignarder en ses délices et se vautrer dans les sales et vilains plaisirs.

Vous vous affaiblissez afin de le faire plus fort et roide, à vous tenir plus courte la bride et de tant d’indignités que les bêtes mêmes, ou ne sentiraient point ou n’endureraient point.

Vous pouvez vous en délivrer si vous essayez, non pas de vous en délivrer, mais seulement de le vouloir faire.

Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres.

Je ne veux pas que vous le poussiez ni le branliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez comme un grand colosse à qui on a dérobé la base, de son poids même fondre en bas et se rompre."

Extrait du Discours de la servitude volontaire (La Boetie, France XVIe siècle)

Révolutionnaire, n’est-il pas?

 

Bon, ça va être un peu dur d’arrêter le coupable ! Il est mort au 17° siècle…

Peut-être que le Ministère de la Culture pourrait interdire ses livres, les faire brûler en place publique ?

Libération d’Yldune Lévy dans l’affaire des Sabotages à la SNCF remise en cause par le Parquet !

14 janvier 2009 § Poster un commentaire

Malgré la décision de remise en liberté, prononcé mercredi 14 janvier par le juge d’instruction chargé de l’enquête sur les dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse, Yldune Lévy, devra encore attendre !

Son avocat, Me Steeve Montagne a annoncé que Thierry Fragnoli, le magistrat qui a mis en examen la jeune femme le 15 novembre pour "destructions en réunion et association de malfaiteurs à visée terroriste", avait "signé aujourd’hui une ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire"

Il a affirmé "Je suis particulièrement heureux de cette décision, le juge a considéré que la libération d’Yldune ne pouvait pas nuire à la nécessaire recherche de la vérité dans le dossier".

Malgré la décision du juge d’instruction, qui est la personne qui connaît le mieux ce dossier sur le FOND, le Parquet a fait appel en urgence !

Yldune Lévy, devra donc ENCORE attendre que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris statue, A UNE DATE INCONNUE, sur ce référé-détention avant de décider ultérieurement de la libération d’Yldune Lévy.

A ce jour, Julien Coupat et sa compagne sont les seuls des neuf mis en examen à être retenus en détention.

Au moment où il est fortement question de remplacer le juge d’instruction par un membre du Parquet, on peut vraiment, au travers de cette histoire révoltante de détention arbitraire, se poser la question de la compétence que le Parquet présente en matière de jugement et d’indépendance de la Justice :

En présentant cette mesure d’appel urgent, le Parquet , ou sa hiérarchie, n’a-t-il été tenté, pour des raisons POLITIQUES, bien éloignées des principes qui doivent prédominer en matière de Justice, de ne pas désavouer, des personnes haut placées qui s’était empressés de faire le procès public des "anarcho-autonomes", ou de fragiliser les méthodes de la police?

Yldune Lévy a déjà du attendre 2 mois pour être entendue par un juge d’instruction…combien de temps va-t-elle devoir attendre avant de retrouver la liberté qui lui est due ?

L’acharnement du Parquet en cette affaire laisse craindre que les incarcérations préventives vont se multiplier et se prolonger selon le bon vouloir du « politique » au pouvoir !

Source : Le Monde

Lapsus, confusion, épiphanie…

9 janvier 2009 § 1 commentaire

Nicolas Sarkozy, en déplacement à Strasbourg pour présenter ses vœux au secteur hospitaliers, a insisté sur « la nécessité de réformer l’hôpital public pour l’adapter au monde d’aujourd’hui. Il a réaffirmé qu’une meilleure organisation du système de soins, et non des moyens supplémentaires, serait le meilleur remède à ses maux. » Il préconise entre autre une meilleure collaboration des centres hospitaliers et le transport des malades en hélicoptère.

Après avoir félicité les personnels hospitaliers pour leur travail au quotidien, le président de la République a lancé : « Ceux qui ont stigmatisé l’hôpital sont moins prompts à le féliciter lorsque les trains arrivent à l’heure … »

En lisant cela j’ai eut comme une épiphanie (normal me direz-vous, c’est de saison) !

Depuis quelques mois, je me demandais ou était l’innovation dans les réformes que veut entreprendre le chef de l’Etat. Sur quoi il fondait ses arguments de réforme. Et là, tout un soudain, paf….la révélation !

En fait, Nicolas pense que c’est l’hôpital qui gère les horaires de train ! Il confond secteur hospitalier et SNCF ! Faudrait que R. Bachelot prenne 5 à 10 mn pour lui expliquer que ce n’est pas du tout la même chose quand même ! Non ? A moins qu’elle aussi fasse cette fâcheuse confusion…

Parce que transporter des personnes d’un lieu à un autre et soigner des personnes malades, jusqu’à preuve du contraire ça ne demande ni les mêmes compétences, ni les mêmes équipements, ni les mêmes moyens financiers !

N.Sarkozy a-t-il laissé échapper cette phrase par ignorance ?

Est-elle un indice qui vient, fort opportunément, illustrer les propos de D. de Villepin sur l’activisme désordonné du Président ? Auquel cas, non seulement les « réformes tous azimuts du président de la République risquent d’entrainer confusion et division » mais elles sont issues de sa confusion des dossiers !

A moins que son cerveau ne soit resté bloqué que sur la partie émergente d’un des derniers accidents survenu dans le secteur : délais trop grand pour trouver une chambre de réanimation à un malade, victime d’une crise cardiaque, et qu’il n’ait identifié comme cause que le problème d’acheminement…. Auquel cas , au delà du problème du secteur hospitalier, si il traite tous les problèmes de gouvernement avec la même confusion, nous avons réellement des raisons de nous inquiéter !

Source :

Le Monde

France Info

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