Au secours, la droite revient!

18 octobre 2011 § 1 commentaire

Nous avons pu échapper , pendant un mois, grâce aux débats structurants la primaire citoyenne, à l’omniprésence des “hérauts de la sarkozie”, des chantres de la réduction de la taille de l’État ,des perroquets de TINA,  des excavateurs forcenés du déficit public.

Il faut reconnaitre que ca a fait un bien immense de voir d’autres personnes que les sempiternels pseudo-experts de la crise ( qu’ils n’ont pas su voir venir et encore moins soigner).

Ca a fait un bien immense d’entendre parler d’autre chose que de sujets anxiogènes tels que la sécurité, l’immigration, la crise qui bouleverse tout mais à laquelle il FAUT impérativement se soumettre.

Et surtout,  quel bonheur d’entendre qu’il pouvait y avoir d’autres solutions pour redonner de la vitalité à notre Etat, à ses citoyens que celles qu’on nous sert matin, midi et soir depuis 2007 que les salmigondis des suppôts di libéralisme mondialisé!

Pendant un mois, les portes et les fenêtres du pays ont été grandes ouvertes, nous permettant soudain de prendre un grand bol d’air frais, d’espoir et d’envie d’autre chose!

On comprend que la majorité présidentielle ressente comme un danger cette période de la primaire citoyenne.

Elle représente tout le contraire de l’esprit de soumission que , depuis plus de 4 ans, les propagandistes zélés, qui croissent et se multiplient aux heures de grande écoute dans les médias tv, veulent voir adopter au plus grand nombre de nos concitoyens.

Et c’est pourquoi il faut nous préparer à une vaste offensive visant à nous reprendre en main et à nous recoller dans le moule de la pensée dominante!

L’offensive a d’ailleurs commencé depuis une dizaine de jours!

En effet, nous avons pu assister à un feu d’artifice des zélotes de la sarkozie, dont bon nombre de ministres dont on peut se demander si leur place n’est pas plutôt dans leur bureau à essayer de régler efficacement les problèmes du pays plutôt que de s’épandre en commentaires fielleux sur une démarche qui, somme toute, vise à redonner quelque pouvoir aux citoyens.

Avec un nombre de chômeurs avoisinants les 5 millions de personnes, Xavier Bertrand ne trouve rien de mieux à faire que de commenter la campagne de la primaire .

Nadine Morano, Ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle , réclame la démission Martine Aubry de sa fonction de première secrétaire du parti Socialiste, estimant qu’elle a été désavouée par son résultat à la primaire . Est-ce bien la mission de Mme Morano de s’occuper du fonctionnement interne d’un parti politique qui n’est pas le sien? Non, bien sûr. Remarquez, dans ce domaine elle est récidiviste: En 2007,  alors que Jean-Marie Le Pen peinait à trouver ses 500 signatures, Nadine Morano n’ a pas hésité a collecter des signatures de maires, dans son département Meurthe-et-Moselle, en faveur de Jean-Marie Le Pen. Une action qui vient démentir les récents propos de Jean-François Copé « Nous nous prenons depuis bien longtemps le procès systématique de supposée collusion avec le Front national alors que jamais, jamais, jamais nous n’avons toléré la moindre alliance avec le FN.” Ben voyons!

Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur , nous gratifie d’un diagnostic sur les adducteurs des socialistes. Manifestement ce monsieur a ratée sa vocation, car après avoir dit que l’assistanat est un « cancer de la société française » , ce n’est pas ministre ni politicien qu’il aurait du envisager comme carrière professionnelle, mais médecin. Seulement pour ça, il fallait avoir un capital de neurones dont il ne dispose visiblement pas!

Quand à Thierry Mariani, le ministre des transports  il  trouve que voir « Arnaud Montebourg et Manuel Valls se serrer la main et s’auto-congratuler derrière le même candidat » est digne d’un bon film comique. Il oublie que la majorité présidentielle à laquelle il appartient s’est, pendant les 4 années qui viennent de passer, largement auto-congatulée derrière Nicolas sarkozy…. alors qu’au regard des piètres résultats qu’elle obtenait, tant sur le plan électoral que sur le plan politique, économique et sociétal, il n’y avait pas vraiment de quoi!

Et l’offensive va continuer en présence du « grand manitou » himself , quand bien même il n’est pas candidat officiel!

La cerise sur le gâteaux ( si on peut appeler ça comme ça) de cette offensive se concrétisera le  24 octobre , par une émission d’une heure, diffusée simultanément sur TF1 et France 2,  en première partie de soirée .

Outre le fait qu’il est coincé entre le bilan calamiteux de son quinquennat et un cortège de scandales touchant ses très proches amis et soutiens, le « président/candidat perpétuel » va avoir de grandes difficultés à convaincre les citoyens français (à part quelques afficionados fortunés échappant à l’impôt), que la situation actuelle du pays n’est due qu’à la crise et à ses conséquences. Il y a donc fort à parier qu’il va essayer de nous la jouer «Moi ou le chaos (financier) » .

Je lui souhaite bien du courage! Et il faudra tout le « talent » du producteur des cette émission du 24 octobre, Maximal Production, filiale de Lagardère Entertainment,  pour que les téléspectateurs – stimulés intellectuellement par les 4 débats de la primaire citoyennes, conscients de l’incompétence avérée de “l’équipage Sarkozy” à éloigner le bateau des récifs, du manque abyssal de solutions efficaces que lui et son staff sont capables de proposer – se laissent prendre à une dialectique qui visera à leur faire croire qu’ en dehors de Nicolas Sarkozy, point de salut!

Pour ma part, point de télévision le 24 octobre. Je n’ai jamais aimé les sermons, et si c’est pour avoir peur, je préfère un bon film d’épouvante a un mauvais remake de la campagne de 2007…

Sources: Le Blog Descoteaux; Le Parisien; Le Figaro; Le Monde; Europe1; Le NouvelObs; Rue89; Lagardère

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Paroles d’un français sur TF1 – partie 1

11 février 2011 § 1 commentaire

Nul n’ignore, que Nicolas Sarkozy a bénéficié de 2heures 30 de publicité en étant invité dans l’émission « paroles de Français » diffusé par TF1.

Publicité, parce que la multiplication des déclarations s’appuie souvent sur des avalanches de statistiques, toutes plus ou moins erronées, sur une présentation idyllique des intentions présidentielles, et que la multiplication des comportements visant à faire croire qu’on compatit au sort des gens, qu’on les comprend, font appel aux mêmes mécanismes que les mécanismes publicitaires. Du coup, on ne peut percevoir l’intervention télévisuelle de Nicolas Sarkozy que comme une immense publicité pour mettre en valeur le produit qu’on veut nous vendre : le futur candidat à l’élection présidentielle de 2012.

Qui plus est, comme dans la publicité, pour mieux nous convaincre de la réalité de la situation, pour mieux nous permettre un transfert affectif avec le produit, on fait appel à un panel de personnes qui physiquement ou par leur situation économique et sociale est censé correspondre à la ménagère de 50 ans, au jeune paysan dynamiques, au chef d’entreprise responsable, etc. etc.

Inutile de vous dire que pas plus que l’an dernier, l’émission de ce 10 février ne m’aura laissé une impression de spontanéité, de sérieux, de fiabilité, et ne m’aura convaincu d’acheter le produit qu’on voulait me vendre.

Pour éviter la lecture d’un texte, qui va être très long, aux moins opiniâtres d’entre vous, je dirais que cette émission pourrait se résumer de la façon suivante :

« Je fais tout ce qu’il faut pour que ça aille, je m’entoure des meilleurs ministres, j’apporte les meilleures solutions, mais que voulez-vous, des tas de choses viennent entraver ma merveilleuse volonté : les 35 heures, les magistrats, les Français qui ne travaillent pas assez, les médecins, les immigrés. Tout ceci est très contrariant, cela VOUS affecte, mais ça n’est pas ma faute. »

En cela, lorsqu’on compare avec l’exercice de l’année précédente, le 25 janvier 2010 toujours sur TF1, on trouve le même canevas d’émission la même volonté de faire reposer tout ce qui est négatif sur les autres et de présenter de façon tronquée les résultats ou les données sur lesquelles on s’appuie pour justifier les réformes à venir.

Je ne m’étendrais pas sur le bilan des promesses faites ni sur les contrevérités énoncées par Nicolas Sarkozy en janvier 2010, d’autres l’ont beaucoup mieux fait que je ne le ferait. Je mettrais à votre disposition, à la fin du présent billet, la liste des sites sur lesquels vous pourrez trouver tous les liens traitants de ces deux sujets. Je suis certaine qu’à la lecture de tous ces articles, vous comprendrez pourquoi, assez malicieusement, Ségolène Royal a indiqué si elle était invitée à l’émission de ce 10 janvier 2010, elle demanderait à Nicolas Sarkozy « où en sont les promesses de sa précédente émission ».

Venons en maintenant au vif du sujet…

Une émission télé avec Nicolas Sarkozy qui ne parlerait pas de sécurité, ne serait plus une émission de télé. Ainsi donc, bille en tête, sans échauffement préalable et sans filet, notre éternel candidat à la présidence a abordé son sujet favori, que dis-je, sa vocation première: la protection des femmes et des enfants et des victimes en général… Surtout quand ils ont un niveau de revenu assez élevé ( nan, je rigole). L’aubaine lui a été fournie ( le total hasard fait bien les choses) par une pharmacienne niçoise quelque peu inquiète- ayant dû faire face à quatre cambriolages successifs- de la « montée de la violence ».

«Je ne vais pas fuir. Il y a ce qu’on a réussi et ce qui ne marche pas», dit le président. Je suis responsable de la sécurité des Français depuis 2002. Entre cette date et aujourd’hui, la délinquance a baissé de 17% dans notre pays

Croyant probablement masquer intelligemment le peu d’efficacité de sa politique de surenchère sécuritaire, notre président de la République s’est embringué dans une série d’explications sans queue ni tête. C’est ainsi qu’il nous a parlé des performances de Brice Hortefeux, de sa police, qui parvenait à un taux d’élucidation des crimes et délits de 40 %. Ce faisant, Nicolas Sarkozy a oublié de dire que le taux d’élucidation ne mesure absolument pas l’efficacité de la police et qu’il y a beaucoup à redire sur le mode de calcul de ce fameux taux. En plus, comme le souligne Juan sur son blog, la progression des atteintes aux personnes est loin d’être limitée aux seules délinquances récidivistes ou aux mineurs !

Puis le défenseur « de la veuve et de l’orphelin » est revenue à l’attaque dans le registre on ne peut plus démagogique- surtout pour un avocat et pour l’ancien ministre de l’intérieur qui sait parfaitement que les policiers critiquent « les juges qui relâchent les délinquants qu’ils viennent d’arrêter »- des peines de prison non exécutée. À ce stade, je commençais un peu à décrocher mais j’ai tout de même noté que si il y a peine de prison non effectuées, c’est qu’il y a eu jugement, sentence, condamnation et donc que les magistrats, les juges ont fait leur travail ! Si les peines ne sont pas executées, c’est par manque de lieu pour purger les peines! Qui plus est, en parlant de « 30 000 peines de prison non exécutées » je ne sais pas très bien où Nicolas Sarkozy va prendre ces sources. Est-ce dans une lettre envoyée fin janvier par Nicolas Sarkozy lui-même au député Eric Ciotti, est-ce dans un rapport cet article , ou lorsqu’on constate, comme l’a fait France Info, qu’à Nice, ville la plus équipée de France avec 600 caméras, les vols avec violence ont augmenté de 20% en un an, ça n’est peut-être pas la dépense en matière de sécurité il faut privilégier.

“Bon chien ne saurait lâcher un bon os », Nicolas Sarkozy tenant son sujet,s’attaqua fermement aux mineurs délinquants et à l’hyper violence. « Je vais avec le ministre de l’Intérieur et le garde des Sceaux (…) demander que nous réfléchissions et que nous adoptions avant l’été de nouvelles mesures s’agissant de la réponse à apporter à la délinquance des mineurs »

Déclaration imprécise sur  la nature de ces mesures mais en étayée par le constat, que je ne partage pas, qu’un  » mineur d’aujourd’hui n’est pas un mineur de 1950″… ce qui rendrait obsolète l’ordonnance de 1945. Sachant que la notion de minorité est une notion uniquement légale qui n’a rien à voir avec l’âge mental et physique d’un individu, ni avec l’évolution de son sens de responsabilité (il n’y a qu’à voir ses ministres qui refusent d’assumer leurs responsabilités sans pour autant être considéré comme mineur), je trouve l’argument de Nicolas Sarkozy très spécieux. Mais bon, faute d’obtenir des résultats concrets depuis 10 ans, ça ne peut pas lui faire de mal auprès de sa « clientèle électorale » de montrer qu’il ne perd pas le sujet de vue. En attendant il ne traite pas le mal à la source- à savoir les conditions d’éducation, de vie, déplorables dans lesquelles certains enfants grandissent- et il ne traite pas non plus l’insertion de milliers de jeunes compatriotes en déshérence. Et pendant ce temps-là l’argent qu’il faudrait investir dans ce chantier d’une extrême importance peut servir à renflouer les caisses de chefs d’entreprise qui confondent investissement productif et casino boursier…

Autres “sous-produits sécuritaires” de Nicolas Sarkozy , celui des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels. Le chef de l’Etat veut manifestement donner un vernis démocratique à ce projet, mais il oublie que cela ne changera en rien le fait que les décisions de justice se prennent dans le cadre des lois. Un jury populaire obligera le président du tribunal a expliquer aux jurés: les différentes lois applicables dans l’affaire qu’ils ont à juger, les tenants et les aboutissants de leurs décision, les peines et leurs conséquences, etc. Tout ceci va considérablement emberlificoter le processus, rallonger les délais des procès, augmenter la charge de travail des magistrats et surtout couter de l’argent. Alors qu’aujourd’hui même, pour entretenir la machine judiciaire, l’État n’arrive pas à trouver cet argent, on se demande comment, tout à coup, pour satisfaire une lubie présidentielle, il parviendrait à en trouver davantage. Bien que déjà alerté par toutes les conséquences de ce projet, Nicolas Sarkozy a néanmoins décidé que la réforme serait mise en place «avant l’été».

Des délinquants à la justice, normalement il n’y a qu’un pas que Nicolas Sarkozy a allègrement franchi lorsque l’animateur de l’émission a abordé le sujet de la mobilisation des magistrats.

Probablement soucieux de donner l’impression qu’il cherchait à apaiser le climat quelque peu tendu entre le gouvernement et les magistrats qui ont manifesté dans toute la France leur colère, après leur mise en cause par le chef de l’Etat dans l’affaire Laetitia, Nicolas Sarkozy s’est défendu d’avoir critiqué une profession dans son ensemble et à rejeté l’hypothèse d’une augmentation des moyens accordés à la profession, qui en manquent pourtant cruellement .

Comme pour tant d’autres sujets concernant les services publics, et après avoir amplement creusé le déficit de l’État pour soutenir des entreprises qui se désolidarisent chaque jour davantage de notre nation, Nicolas Sarkozy s’est réfugié derrière “ le peu de marge de manœuvre dont on dispose compte tenu des déficits.” Il a par ailleurs prétendu que depuis son avènement au trône à la présidence de la République, le budget de la justice avait augmenté de 4,15 % en 2011. Ce qu’il a oublié de préciser, c’est que du fait des efforts immobiliers de modernisation des prisons et de l’augmentation des capacités d’accueil, l’administration pénitentiaire absorbe une très grande partie des crédits du budget de la justice, comme le relevait encore récemment Les Echos.

Il a également mis en avant l’augmentation des personnels de justice ”Entre 2002 et aujourd’hui, le nombre de magistrats est passé de 7300 à 8510, soit 16% d’augmentation”, en oubliant de préciser que cette augmentation vient après 2 ans d’année de baisse considérable des effectifs et que le nombre de dossiers à traiter a augmenté de 34 % en trois ans, d’après le syndicat du Snepap-fsu. De fait, la charge de travail s’est alourdie de 11 % par an alors que les effectifs eux diminuaient de moitié chaque année. Mais il a tout de même concédé qu’il y a surtout un manque de places dans les prisons.  Notons tout de même que, d’après les derniers bilans, il manque 10 000 places de prison et que Nicolas Sarkozy n’a parlé que de la construction de 5 000 places de prison supplémentaires. D’ores et déjà cette mesure, si elle ^présente l’immense avantage d’enrichir la société Bouygues, dans le cadre du partenariat public-privé de construction de prison, est une mesure obsolète et inadaptée aux besoins actuels.

Fin de la première partie…la suite au prochain numéro

Promesses et contrevérités énoncées en janvier 2010 par Nicolas Sarkozy.  En cliquant sur les deux derniers liens, et vous aurez certainement accès à d’autres sites Web tout aussi riches en informations.

Le Monde; Le Post ; le Point ; Parti Socialiste ;Sarkofrance ;Intox 2007

Sources: Le NouvelObs; Rue89; Sarkofrance ;Le Parisien ;Le Figaro ; France Info; Dailymotion; Les Echos

Jeudi soir, l’UMP à l’assaut des médias en ligne!

9 février 2011 § 1 commentaire

Il faut être tombé bien bas (ou ne pas être monté très haut) pour, comme le font Jean-François Copé et Benjamin Lancard, tenter désespérément de mobiliser les militants UMP, et ce afin qu’ils relayent les messages que Nicolas Sarkozy délivrera jeudi 10 février, sur TF1, après le journal de 20 heures. C’est, d’une part, faire preuve d’un mépris total des militants en les reléguant au simple rôle de perroquets, de porte-voix ,et c’est, d’autre part, faire preuve d’un grand manque de confiance sur le fond des propos que Nicolas Sarkozy tiendra ce soir-là .

Mais au-delà de ce manque de considération évident pour l’intelligence (?) des militants de l’UMP, ce type de consigne à “visées propagandistes” est révélatrice de l’impuissance de la majorité présidentielle non seulement à apporter des arguments étayés sur sa gouvernance de l’État, mais également à justifier ses dérives éthiques, financières, antidémocratiques.

Alors qu’ils sont censés être les représentants d’une République irréprochable, dès que les ténors de l’UMP sont pris en défaut manifeste sur leur utilisation des fonds publics, leur gestion catastrophique des finances publiques, leurs attaques permanentes aux contre-pouvoirs dont la France s’est dotée pour éviter un régime dictatorial, depuis 2007, ils ont la fâcheuse habitude de plonger dans le déni le plus total de leurs responsabilités, dans le rappel systématique des « fautes » commises il y a plus de 10 ans par le parti socialiste, ainsi que dans l’attaque des médias.

C’est ainsi que Benjamin Lancard, président des Jeunes populaires, probablement en manque de notoriété et/ou de légitimité, prétend que, entre la réaction des médias face aux propos du parti socialiste vis-à-vis de la condamnation de Pierre Mauroy et face aux propos de Nicolas Sarkozy sur la justice, « il n’y a pas le même traitement médiatique ».

Il semble que Benjamin Lancard ignore, où veuille ignorer, que Nicolas Sarkozy est Président de la République et qu’à ce titre il n’est ni juge, ni ministre de la justice est n’a en aucun cas le droit de s’immiscer dans le fonctionnement des institutions françaises. C’est à chaque ministre de tutelle de le faire. En outre, le Président de la République française est tenu, comme tout citoyen français, constitutionnellement au respect des Institutions et de la séparation des pouvoirs. En l’occurrence, en prétendant qu’il y a eu des dysfonctionnements dans le circuit de décision judiciaire, Nicolas Sarkozy outrepasse ses droits. Et en prétendant que la personne arrêtée dans le meurtre de la jeune Laetitia est coupable, il contrevient, une nouvelle fois, à la loi sur la présomption d’innocence coupables. 

Le jeune Benjamin Lancard, non content de mépriser nos textes fondateurs, nos lois, l’indépendance des médias, démontre s’il le fallait qu’il n’a pas plus de respect pour la République que ses ainés, puisqu’il confond le traitement que les médias font des réactions de l’opposition avec le traitement d’une information concernant celui qui occupe la plus haute fonction de l’Etat. De deux choses l’une, soit cette confusion vient de la bêtise du jeune homme, soit c’est de la manipulation d’opinion pure et simple.

Ne pouvant imaginer que Jean-François Copé est bête, et constatant que lui aussi appuie son appel à la mobilisation sur des supposées «campagnes de désinformation et de démagogie orchestrées par l’opposition et relayées sans scrupule par certains médias. », je ne peut qu’en déduire que ce monsieur- qui prétend être le chef de l’État d’ici quelques années- se cantonne à dénigrer l’opposition en parlant de désinformation et de démagogie et ce faisant, a présenter la majorité présidentielle comme une victime.

Cela ne peut s’expliquer que par une forte crainte qu’il soit trop facile, tant aux adversaires politiques qu’à la grande majorité des Français d’y voir clair dans le jeu sordide que mène le gouvernement actuel, mais aussi :

  • De constater les mensonges qui leur seront faits jeudi, grâce aux exemples pris dans leur  vie quotidienne à l’appui
  • De comprendre que les promesses de vie meilleure, sont par avance intenables.
  • De réaliser qu’en fait le président de la république, la majorité présidentielle n’a aucune solution concrète à proposer, à mettre en œuvre, pour résoudre les très graves problèmes que rencontrent les Français et en particulier les plus fragiles d’entre eux, si ce n’est les priver encore davantage de services publics, de travail rémunéré, de liberté d’expression, etc.

Faute de pouvoir justifier l’injustifiable, d’agir concrètement pour améliorer la situation matérielle, social, de millions de Français, nous constatons aujourd’hui que M. Copé et ses amis du gouvernement se débattent dans des stratégies qui n’ont plus rien à voir avec une République Irréprochable.

Pitoyablement, ils ont recours à “l’archéologie politique” en rappelant les “forfaitures de la gauche”, croyant ainsi mieux excuser les leurs. Oubliant, ce faisant, que si depuis 10 ans les électeurs portent la droite au pouvoir, ça n’est certainement pas pour qu’elle se comporte comme la gauche d’antan.

À mélanger, consciemment ou pas, la responsabilité actuelle du gouvernement et le rôle de l’opposition, Jean-François Copé et Benjamin Lancard, comme beaucoup de membres de la majorité présidentielle, oublient tout simplement que c’est leur faction qui gouverne depuis 10 années et que c’est de cette même faction que les Français, contraint et forcés, attendent ( du moins jusqu’en 2012) des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent à cause de l’incompétence et de la soumission idéologique à l’ultralibéralisme du gouvernement.

Alors que faire jeudi soir, quand on est dans l’opposition, face à la potentielle mobilisation sur Internet des militants de l’UMP ? Leur répondre ou pas ?

Personnellement je vais seulement m’amuser à les regarder se débattre et faire les perroquets “en bande” Clignement d'œil

Source : Le Post ; Dailymotion

Où suis-je ?

Entrées taguées TF1 sur Chez Louise.