Marine Le Pen, "l’idiote infiniment inutile".

8 avril 2012 § Poster un commentaire

Cela fait plusieurs semaines que je ronge mon frein en écoutant Marine Le Pen débiter ses idées nauséabondes.

Si la situation de millions de Français – qui connaissent la précarité, le chômage, la pauvreté, la peur de se trouver du jour au lendemain sans emploi et donc sans ressources pour faire face à la satisfaction des besoins essentiels de leur famille- n’étaient pas si catastrophique, les divagations de Mme Le Pen pourraient éventuellement être du plus haut comique.

Mais voilà il arrive un moment où, après avoir constaté le fait que comme Nicolas Sarkozy, elle s’appuie sur la peur de l’autre pour attirer un électorat quelque peu perturbé par le contexte dans lequel il vit , il faut aider tous ceux qui pourraient être attirés par les arguments fallacieux de cette dames, à comprendre qu’elle se sert d’eux et qu’en fait tous ses propos de son que leurres et mensonges.

Leurre quand Marine Le Pen prend la parole à Lyon, samedi 7 avril et ose prétendre qu’elle est la seule candidate anti-système .

Alors là vous m’excuserez mais Marine Le Pen , en tant que députée européenne ( système au dessus des systèmes nationaux) , ne se prive pas, elle non plus, de « puiser sans fin son argent dans nos poches » grâce au 6200 € mensuels que la collectivité lui verse en tant que député européenne.  En plus, nous le verrons par la suite, en bonne parasite du système, elle ne mérite même pas ces 6200 € mensuels!

Et Marine Le Pen n’est pas non plus vraiment contre le système d’enrichissement personnel qui consiste à essayer de payer le moins d’impôts et de taxe possible…afin de s’enrichir encore d’avantage sur le dos de la collectivité. La preuve:

Marine Le Pen est donc  à la tête d’un patrimoine immobilier représentant une valeur minimale avoisinant les 700 000 euros ! La pauvre!

Ceci dit, elle déclare ne payer que 1746 € d’impôts sur le revenu, et aucun impôt sur la fortune.

Très curieusement la candidate qui se prétend anti-système semble avoir parfaitement compris un des rouages principaux du système capitaliste qu’elle dénonce, en multipliant les SCI immobilière afin de pouvoir échapper à divers impôts et taxes  !

En laissant entendre qu’elle est du côté de ceux qu’on oublie, j’ai plutôt l’impression qu’elle est du côté de ceux qui veulent se faire oublier, bénéficier de décotes, de droits de donations réduits, de droits de succession différés, de plus values immobilières allégées,  notamment quand il s’agit de leur patrimoine immobilier. …

Mais laissons là ce premier leurre utilisé par Marine Le Pen pour faire croire qu’elle est du côté des pauvres gens, alors que tout est fait pour qu’elle s’enrichisse chaque jours d’avantage, et venons en à quelque chose de beaucoup plus grave.

Leurre quand Marine Le Pen prétend qu’elle est la seule  « à proposer un changement radical pour NOUS libérer des marchés financiers ». 

C’est plutôt pour libérer encore davantage les marchés financiers qu’elle œuvre activement!

En effet, elle a voté le 08.05.2008 , comme la capture d’écran ci-dessous le prouve, Marine Le Pen a voté pour une motion du Parlement européen qui permet de poursuivre l’achèvement du grand marché transatlantique d’ici à 2015 .

MLP vote pour le grand marché transatlantique

Pour contribuer à votre culture générale, voici quelques extraits du texte que Marine Le Pen a approuvé :

« un partenariat transatlantique étroit est l’instrument clé pour façonner la mondialisation dans l’intérêt de nos valeurs communes et dans la perspective d’un ordre mondial équitable en matière politique et économique… réitère son avis selon lequel un marché transatlantique efficace et compétitif forme une base propice à l’établissement ferme du partenariat transatlantique, qui permettra à l’UE et aux États Unis de relever ensemble les défis politiques et économiques … Soutient résolument le processus de renforcement de l’intégration économique transatlantique lancé lors du sommet UE-États-Unis par l’adoption du «cadre pour progresser dans l’intégration économique transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique» et par la création du Conseil économique transatlantique (CET), chargé de superviser et d’accélérer les efforts exposés dans ledit cadre

Quand Marine Le Pen lance « Que l’union européenne aille au diable!» alors même qu’elle approuve un texte qui donne à l’union européenne des pouvoirs qui  « consiste dans l’abandon de la souveraineté intérieure des pays membres de l’Europe des 27. Grâce à une hégémonie du droit des États-Unis sur le sol européen, l’exécutif US exerce un pouvoir direct sur les populations européennes et qui vise à supprimer les obstacles légaux aux échanges économiques et aux investissements. »  on peut légitimement se poser des questions sur sa sincérité ou sur sa compréhension des textes qu’elle vote au Parlement européen.

On peut, lorsqu’on prend connaissance dans le détail de ce qu’est réellement ce grand marché transatlantique , se demander si l’ennemi de la Nation n’est pas Marine Le Pen elle-même, ainsi que tous les députés européens qui ont approuvé ce texte et toute la série des textes qui depuis des décennies visent non seulement à nous déposséder de la souveraineté nationale, mais également à ouvrir encore davantage de possibilités au monde financier et au monde économique de s’enrichir à nos dépens.

On peut se demander enfin si, Marine Le Pen ne se fiche pas totalement du patriotisme, de la solidarité nationale et de la France, contrairement à ce qu’elle a affirmé lors de son dernier meeting.

De deux choses l’une, soit Marine Le Pen ment  consciemment à ses électeurs, soit elle est incompétente et inapte à remplir son mandat de député européenne.

Si elle ment consciemment, elle n’est alors qu’un leurre et la voiture balai des oligarques économiques et financiers qu’elle prétend dénoncer! Auquel cas, ceux qui croient sincèrement à ces discours savent maintenant qu’ils ne peuvent lui faire confiance!

Si elle ment par incompétence, méconnaissance des dossiers qu’elle vote, alors je ne saurais trop conseiller à ceux qui seraient tentés de voter pour elle de la fuir comme la peste, car elle n’est ni plus ni moins qu’une « idiote infiniment inutile » qui coute cher ( 6200 €/m) et tout ça pour vendre la France pieds et poings liés aux multinationales et aux banques américaines : Inutile pour les chômeurs, inutile pour les nationalistes, inutile pour les femmes, inutile pour la Nation , inutile pour l’économie ! Peut-être tout simplement utile à Nicolas Sarkozy pour lui inspirer ses discours puants, et encore!

Comprendre de façon claire pourquoi le « Le marché transatlantique préparé pour 2015, qui explique les mesures libérales prises par l’UE, est une dramatique erreur »

Sources:Le Parisien; Politique.net; L’Expansion, Droit Finance;Parlement Européen; Cahiers de Psychologie Politique; Réseau Voltaire; Médiapart

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15 bonnes raisons de ne pas voter pour François Hollande lors de la primaire socialiste

4 octobre 2011 § 1 commentaire

Je sais, en écrivant ce billet  sur François Hollande, le “poulain conjoint des instituts de sondage, des médias de droite et de gauche”, que je vais m’attirer les foudres de tous ceux qui verraient en lui le candidat de la gauche le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy.

Il ne s’agit pas pour moi de critiquer pour critiquer mais bien, pensant que Nicolas Sarkozy ne ferait qu’une bouchée de François Hollande – et donc empêcherait une gauche de progrès, de réels changements, d’accéder enfin au pouvoir pour mettre fin au carnage social auquel se livre la droite depuis 10 ans – de lister très précisément ce qui, de mon point de vue, constitue de très bonnes raisons de ne pas désigner François Hollande comme candidat du parti socialiste et encore moins de la gauche française à l’élection présidentielle.

  1. On a pu se rendre compte, lors d’un débat avec Thomas Piketty que François Hollande était incapable d’apporter des précisions sur l’imposition des plus values mobilières et immobilières
  2. Au cours du même débat, François Hollande refuse le taux de 60% pour les revenus mensuels de 100.000 euros au prétexte que ça ne concernerait que quelques milliers de contribuables ( les plus grosses fortunes au demeurant!) Il oublie que par effet mécanique, ça va obliger, si on veut renflouer les finances publiques) à augmenter les taux d’imposition des revenus moyens ou inférieurs !!!
  3. Le plus révélateur, lors de ce débat, de la vision pas vraiment pro répartition équitable des richesses de François Hollande se trouve dans sont affirmation que: « les versements d’ISF payés du vivant d’un contribuable viendraient en diminution des droits de successions dus par ses héritiers. » De fait, François Hollande oublie totalement le plus grand nombre de ceux qui n’ont pas d’héritage à transmettre ou qui ne veulent pas en transmettre? 
  4. En meeting à Rennes  , voulant probablement apparaître comme le pourfendeur suprême de Nicolas Sarkozy, François Hollande fustige les augmentations d’impôts, de taxes et de charges sous Sarkozy et…il propose d’augmenter encore + les prélèvements obligatoires  .Or, malheureusement pour lui, en économie comme en gestion, on définit le concept de prélèvements obligatoires comme l’ensemble des impôts, taxes et droits divers affectés au budget général de l’État auquel s’ajoutent les impôts affectés aux collectivités locales ainsi que  les cotisations sociales obligatoires des organismes sociaux officiels. François Hollande critique Sarkozy qui a augmenté les prélèvements obligatoires mais envisage de les augmenter encore plus!
  5. François Hollande  » ne crois pas à des solutions ni judiciaires ni administratives » pour sanctionner les entreprises qui pratiquent des licenciements boursiers ,  Il veut, reprenant une idée  déjà émise par lui le 20 Septembre 1999  , pénaliser financièrement les entreprises. Certes si à première vue sa solution présente l’avantage de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’État (dans la mesure où les chefs d’entreprise paieront réellement les pénalités imposées) , elle n’empêchera ni les délocalisations préjudiciables à notre tissu industriel, ni les licenciements massifs et INJUSTES, et surtout elles ne permettront pas, puisque François Hollande n’envisage pas de leur réclamer toutes les aides de l’État qu’elles ont perçues, de punir sévèrement ces entreprises qui nuisent gravement à l’État français .
  6. Outre ce laxisme éhonté, François Hollande fait preuve à de nombreuses reprises de son incompétence à chiffrer correctement les mesures qu’il propose : il se trompe  dans le chiffrage de sa mesure de recréation des postes d’enseignants… .
  7. Qui plus est, il commet à nouveau une grossière erreur dans le calcul de son projet de « pacte générationnel » ou « contrat de génération »  Pour quelqu’un qu’on essaie de nous « vendre » comme un excellent gestionnaire, ça  la fout mal !
  8. Non content de faire des erreurs de calcul, François Hollande semble maitriser très mal les dossiers qu’il aborde. Ce qui l’amène à proférer des absurdités comme par exemple lorsqu’il compare l’emploi industriel en Allemagne avec l’emploi industriel en France .
  9. Non maîtrise du dossier à laquelle s’ajoute l’ imprécision. Par exemple dans son ciblage du pacte générationnel . En réalité, comme l’ont souligné quelques représentants syndicaux, si François Hollande applique son pacte comme il le prétend, il fera un très beau cadeau fiscal aux entreprises sans pour autant provoquer de nouvelles embauches.
  10. Pour en finir avec l’image du bon gestionnaire qui colle à la peau de François Hollande, il est bon de rappeler que avec environ 1400 euros de dette par habitant, le département de la Corrèze, dont François Hollande préside le conseil général, est l’un des plus en difficulté de France.  . D’aucuns pourraient me rétorquer que François Hollande a hérité d’une gestion catastrophique de la part de son prédécesseur. C’est oublier que François Hollande n’a pas été forcé de présider le conseil général depuis mars 2008, et que, en trois ans et demi, il n’a pas fait grand-chose pour faire diminuer la dette par habitant du département de la Corrèze.
  11. François Hollande a assuré que si un candidat à la présidentielle « n’est pas prêt à dire la vérité aux Français, mieux vaut qu’il ne se présente pas».  . Lui ne pourra pas être accusé de ne pas dire la vérité, car pour ne pas avoir à mentir il a opté pour une solution simple ( pas très honnête et quelque peu méprisante vis-à-vis des électeurs et du système démocratique), que nous a dévoilée sans le vouloir Jacques Attali: François Hollande n’a strictement aucun projet !
  12. C’est un adepte du « demain on rase gratis », cher aux démagogues qui ont ruiné notre Démocratie et les pays. « demain on rase gratis », par exemple sur le cumul des mandats: ” L’engagement que je prends, c’est qu’au lendemain de notre victoire de 2012, je ferai voter, si je suis dans cette situation, une loi prohibant le cumul des mandats et cette loi sera d’application en 2014 “ . Ben oui, quoi, aujourd’hui on peut pas…on a piscine! Ou comme avec les écologistes et les enseignants dont il veut s’assurer les voix en leur faisant es promesses qui n’engagent que ceux qui les croient…sans vérifier leur faisabilité.
  13. François Hollande est dans le paraître et la stratégie électoraliste – quitte à tricher avec les téléspectateurs  – pour masquer son imprécision sur tous les sujets qui exigent de la clarté, ou masquer son manque de savoir faire, et de compétence  . C’est probablement, si nous étions encore dans le cadre d’une présidence de la république se cantonnant au rôle de potiche, un des traits de caractère dominant de François Hollande qui collerait le mieux avec la fonction. Malheureusement pour François Hollande qui semble ne l’avoir pas compris, depuis 1958, la fonction présidentielle a considérablement évolué
  14. François Hollande est dans la posture : Il parle du pouvoir d’achat des ouvriers…mais il est absent à la Fête de l’Huma  et il absent au congrès des HLM . François Hollande préfère travailler sa posture de rassembleur . Alors qu’il néglige de façon méprisante, plus d’un tiers de la population française.
  15. C’est vrai que prouver ses capacités de rassembleur est très difficile pour celui qui en 2007 , alors qu’il était premier secrétaire parti socialiste, n’a pas su rassembler les socialistes autour de Ségolène Royal,  .
     

Voilà mes 15 bonnes raisons de ne pas voter pour François Hollande lors de la primaire socialiste et encore moins lors de la prochaine élection présidentielle de 2012, si par malheur il venait , par je ne sais quel miracle dont le PS a le secret, à gagner cette primaire dont le premier tout a lieu dimanche prochain.

Pour moi, François Hollande est le candidat de l’immobilisme. À trop vouloir se placer au-dessus de la mêlée , à trop vouloir prendre du recul, il est totalement satellisé dans une galaxie qui n’a plus rien à voir avec la société française, ses souffrances, ses craintes, ses espoirs, ses désirs de changement, ses aspirations à une autre façon de faire de la politique.

Pour finir, je ne peux résister à la tentation de vous citer quelques Verbatim qui illustrent à quel point F.Hollande n’apporte aucune réponse, est assujetti au pouvoir de l’argent et n’entend pas changer les choses, manque de créativité et n’est pas un candidat « normal » mais un candidat très banal, autant de défaut préjudiciables à un essors de la France vers un avenir heureux :

Hollande: « la question n’est pas de savoir s’il faut payer + d’impôts, mais qui va payer » 
remarque : à la date d’aujourd’hui nous attendons toujours la réponse de François Hollande à cette question du « qui va payer »

Aubry : « Tout ne s’achète pas par l’argent. »
Hollande : « Dans une société où tout est gouverné par l’argent, si » 
remarque : Avec une telle approche les affaires de valises et d’enveloppes ne sont pas prêtes de s’arrêter!!!

Hollande: “Il y aura NECESSAIREMENT 1 remontée des prélèvements obligatoires
remarque : Nécessairement? Ou serais compris que François Hollande est totalement   dans la ligné du « There is no alternative » (TINA « il n’y a pas d’alternative »)  de Margaret Thatcher!  Admirez la créativité du chouchou des sondeurs!

Hollande: « S’il n’y a pas cet effort partagé, il n’y aura pas de redressement »
remarque: C’est beau! En voilà un langage rassembleur ! J’ai juste un conseil à donner à François Hollande. Il devrait en parler avec François Fillon qui, depuis cinq ans, tient le même langage et n’aboutit qu’à faire éclater la majorité présidentielle!

Source : Cui cui fit l’oiseau ; section socialiste de l’île de Ré ; le Monde ; tout sur les impôts ; l’Humanité ; Prof en campagne ; l’Expansion ; le JDD ; le Figaro ; Libération ; l’Express ; France-Soir ; Arrêt sur Image ; le Nouvel Obs

Jack Lang, s’immisce dans la campagne de la primaire socialiste. A quel titre?

8 septembre 2011 § 1 commentaire

Jack Lang n’a pas aimé les propos de Ségolène Royal concernant François Hollande et Martine Aubry que le journal le Figaro rapporte, en faisant croire que c’est au cours d’un entretien que la candidate à la primaire socialiste aurait accordé au Figaro (verbatim: “ assure Ségolène Royal au Figaro”. ).

Outre le fait que Ségolène Royal n’a pas accordé d’interview officielle au Figaro  et que, par conséquent, les propos rapportés ne peuvent être que des propos tenus en privé, hors du cadre de la campagne électorale, je trouve particulièrement déplacé que Jack Lang se permette de stigmatiser les propos attribués à Ségolène Royal.

D’abord parce qu’il me semble que le PS s’est doté d’une « Haute Autorité » – composée de trois membres (Jean-Pierre Mignard, Catherine Barbaroux et Rémy Pautrat) – chargée du bon déroulement de la primaire, dont J/Lang ne fait pas parti .  A quel titre Jack Lang  vient-il se positionner en juge arbitre des propos tenus (ou prétendument tenus) par Ségolène Royal en particulier?

Si telle est son ambition, autant qu’il fasse le travail correctement. Ce qui semble à ce jour n’être pas le cas :

En effet, pas plus tard que mercredi soir, à Toulouse, Martine Aubry ne s’est pas privée de mener une charge violente contre François Hollande et son indécision légendaire !

Et ça n’était pas la première fois.
Le 28 août, abordant la maire de Lille est néanmoins candidate à la primaire socialiste ne cachait pas son profond regret de l’inertie de son prédécesseur à la tête du PS concernant la fédération des Bouches-du-Rhône.

Puisque Jack Lang semble à court de sujets qui lui permettent d’exposer son bronzage et son brushing – immuable et impeccable- devant les caméras, je lui signale également qu’il pourrait englober dans son “indignation” les propos d’Arnaud Montebourg concernant le laxisme de Martine Aubry envers Jean Noël Gerini

Il peut également rappeler à l’ordre  André Vallini qui a estimé que ces attaques étaient « un aveu d’irritation, d’exaspération » et, en quelque sorte une réaction de mauvais perdants…

Comme on peut le constater au travers de ces quelques exemples, et n’en déplaise aux médias et politiciens qui aimeraient bien, comme en 2007, nous faire croire que Ségolène Royal est une personne qui divise les socialistes, force est de constater qu’elle n’est pas la seule.

Il faut être un peu benêt ou totalement fanatisé pour penser ou croire que dans un parti politique de la taille du Parti Socialiste il n’y a aucune division, aucun courant, aucune différence entre les candidats à la primaire socialiste.

Il y a même une certaine malhonnêteté intellectuelle à ne clouer au pilori que les propos d’une candidate et à oublier que les autres candidats tiennent des propos tout aussi « critiquables ».

Je ne saurais donc trop conseiller à M. Lang et aux médias qui seraient tentés de jouer à ce petit jeu de se méfier des retombées que cela pourrait représenter pour eux. Il me semble qu’avant de se poser en parangon de vertu, ils seraient tous mieux avisés de vérifier leur source et de ne pas s’en prendre uniquement aux candidats qu’ils ne soutiennent pas.

Quant à M. Jack Lang, je comprends qu’il s’indigne ( lui-même n’ayant pas un palmarès extrêmement brillant politiquement)  qu’on puisse se demander d’un homme politique quel bilan concret de 30 années de mandats électifs il peut présenter. C’est une démarche on ne peut plus citoyenne et responsable que de le faire. Pour le paraphraser c’est une saine démarche puisqu’il n’y a « pas mort d’homme ».

Ceci dit, que l’interrogation provienne réellement de Ségolène Royal ou qu’elle soit issue du cerveau fécond d’un journaliste du Figaro, à bien y regarder effectivement il me paraît extrêmement difficile, et ce non seulement en ce qui concerne le bilan nul de François Hollande  mais celui de bon nombre de nos politiciens et politiciennes, de répondre à la question:

« Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? »

Pour ma part, et après avoir cherché désespérément toute la journée sur Internet, je n’ai trouvé aucun motif de satisfaction de l’action politique de François Hollande. Maintenir le PS pendant des années en état de mort chronique, réussir à prendre la tête du conseil général d’une région moribonde et ne pas donner à cette région une impulsion vivifiante n’est certes pas, à mes yeux, un bilan dont on pourrait se vanter. Ceci explique peut-être pourquoi Messieurs Lang et  Vallini préfèrent botter en touche et s’attaquer à Ségolène Royal plutôt qu’au bilan de François Hollande.

Sources : le Figaro ; Segorama ; le Monde; le Nouvel Obs ; L’Express; Le JDD; Ozap ; le Post ; le Parisien

Chassez les privilèges, ils reviennent au galop!

4 août 2011 § 3 Commentaires

Dans la nuit du 4 août 1789, pendant la Révolution Française, l’Assemblée Nationale a aboli les privilèges du clergé, de la noblesse et des corporations. Ces privilèges se concrétisaient le plus souvent par des droits issus du régime féodal. Droits qui donnaient à leurs possesseurs des avantages financiers mais aussi  la mainmise exclusive sur les terres et un pouvoir discrétionnaire sur les hommes, les femmes et les enfants.
Aujourd’hui, 4 août 2011,le « grand patronat », les investisseurs financiers, la classe politique et certaines corporations disposent de privilèges , de prérogatives, tout aussi importants, dérogeant ainsi Gravement à l’article 9 du Décret relatif à l’abolition des privilèges .

Art. 9. Les privilèges pécuniaires, personnels ou réels, en matière de subsides, sont abolis à jamais. La perception se fera sur tous les citoyens et sur tous les biens, de la même manière et de la même forme.

Les nouveaux privilèges exonèrent leurs bénéficiaires de contribution financière  à l’effort public d’entretien de L’État, privant ce dernier de recettes financières qui pourraient lui permettre d’accomplir aisément sa mission première et de respecter les principes politiques, économiques et sociaux tels que décrits dans le PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DU 27 OCTOBRE 1946

Mais on observe également une forme plus ou moins de privilèges, notamment dans le traitement des affaires judiciaires dans lesquelles des hommes et des femmes politiques sont accusées d’avoir contrevenu à la loi. On voit même des présidents de la république qui parvienne à s’exonérer totalement de toute responsabilité pénale

On constate aussi que, même si la loi encadre certaines décisions, seules certaines corporations peuvent les prendre. Par exemple, seul l’employeur peut licencier un salarié. Le salarié lui ne peut licencier son employeur…

Autant de privilèges qui contreviennent à nos lois et textes fondateurs

Tout ceci peut probablement s’expliquer d’une part par la mainmise de la classe moyenne supérieure sur les institutions républicaines, Parlement, partis politiques , hautes fonctions publiques, etc. .

Mais cela s’explique aussi par cette confusion entre le pouvoir royal et le pouvoir de l’Etat, et de ses représentant, qui va à l’encontre de la Démocratie.

Sous l’ancien régime, les rois ont très vite pris l’habitude d’accorder des privilèges  à la noblesse à fin, dans un premier temps, qu’elle apporte sa force militaire en cas de conflit, puis, dans un second temps, pour pouvoir avoir un moyen de pression quand la noblesse avait des velléités d’indépendance. La noblesse de robe et d’épée d’antan est remplacée par le conglomérat de la finance (Banques, assurances, actionnaires et investisseurs) et du patronat. Pour justifier les privilèges exorbitants qu’on leur attribue, l’argument de la compétitivité vient se substituer à celui de la force militaire qu’on utilisait pour justifier les privilèges de la noblesse. Mais l’amitié peut également jouer dans l’attribution de privilèges  On observera également que très souvent, de façon pas toujours subtile, ce conglomérat agite le spectre des délocalisations  , de la fuite des capitaux (Comme la noblesse d’antan agitait le spectre d’une rébellion ) pour obtenir toujours plus de privilèges.

L’église étant, grâce à son implantation dans le plus petit village du royaume, la principale alliée de la royauté, facilitait l’acceptation la toute puissance royale…  et les sacrifices qui en découlaient pour le « ,  petit peuple », il coulait de source qu’elle devait également bénéficier de privilèges lui permettant de s’enrichir et de s’accaparer le fruit du travail des sujets du royaume. De nos jours, en caricaturant légèrement, on pourrait dire que le personnel politique a remplacé le clergé et, parce qu’il est implanté partout sur le territoire de la République, il va être le principal soutient de la « domination de l’État ».

Mais que ce soit sous l’ancien régime ou de nos jours, on en arrive au même résultat: des individus, des corporations, sont exonérés de leur part de contribution à l’effort public, laissant tout le poids de ce dernier peser sur ceux qui, faute d’avoir suffisamment d’argent, de relations, ne peuvent obtenir de privilèges.

Force est de constater, comme le fait Paul Jorion que :

“221 ans après la nuit du 4 août 1789, des privilèges en droit demeurent et contribuent à créer un nouveau régime féodal.
Ces privilèges sont liés à l’utilisation et à la possession de l’argent et contribuent à constituer une nouvelle noblesse, la noblesse de l’argent, tout comme les noblesses d’épée et de robe ou le clergé jusqu’en 1789 avaient pu se constituer et exister par des privilèges.
Ces privilèges liés à l’argent doivent être détruit entièrement car ils remettent en cause les principes essentiels de la République française et de la démocratie ainsi que les droits naturels car « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.» (Art.1 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789).
Ces privilèges liés à l’argent ne sont d’aucune utilité commune.
Au contraire, ils desservent et délitent l’utilité commune.
Ces privilèges doivent donc être détruits entièrement et toute distinction sociale fondée sur ces privilèges combattue.”“

Et en cette nuit du 4 août 2011, je me demande si nous ne devrions pas abolir les privilèges…

Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage!

Sources : la Toupie ; Google ; Paul Jorion ; le blog de Ségolène Royal ; Assemblée Nationale ; le Post ; le Monde ; Pour tout vous dire ; le blog de François Fillon ; Rue89 ; le bloc finance ; paroles de chercheurs

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Nicolas Sarkozy et « la règle d’or » : la théorie du pompier pyromane se confirme !

26 juillet 2011 § 1 commentaire

Il est de bon ton, dans les partis politiques libéraux européens, en s’appuyant sur l’exemple des dettes grecques, portugaises et irlandaises, de tenter de nous vendre une « règle d’or » budgétaire. Cette règle d’or imposerait un objectif de réduction des déficits à tous les Etats dans chaque domaine de leur intervention.

Mais, en l’occurrence, que ce soit Nicolas Sarkozy qui, depuis 2007, parle de réduction des déficits, alors que les principales mesures budgétaires qu’il a initié et fait voter par le Parlement ont creusé le déficit abyssaux dans les finances publiques, cela ressemble fort à ses pompiers qui déclenchent des incendies pour pouvoir, par la suite, se vanter de les avoir éteint !

Établir le principe d’une saine gestion des finances publiques comme principe constitutionnel, aucun citoyen responsable ne pourrait songer à s’y opposer, dans la mesure où, les miracles n’existant pas, ce sont les citoyens qui, essentiellement par le revenu de leur travail , financent le fonctionnement de l’État, de ses institutions et de ses administrations.
C’est donc, par un impôt prélevé sur le travail, sur l’habitat, sur la consommation, qu’un État peut alimenter les caisses publiques et pouvoir à son bon fonctionnement. De même que c’est par le revenu de leurs travail que la majorité des êtres humains , dans nos sociétés actuelles, font rentrer l’argent nécessaire pour pouvoir se loger, se nourrir, se vêtir, se déplacer, se soigner, élever leurs enfants, avoir des activités sportives et de loisirs, etc.

Ainsi, quand un individu rencontre des difficultés à équilibrer son budget parce qu’il y a trop de dettes, il nous paraitrait indécent et illogique qu’en ayant à faire face au remboursement de ses dettes il décide de travailler à temps partiel et donc de diminuer son revenu. De même qu’il paraitrait totalement irresponsable qu’un individu dans cette situation augmente encore les difficultés à faire face à sa dette en s’endettant davantage.
Il peut, bien entendu, survenir dans la vie d’un individu des crises (chômage involontaire, maladie, invalidité, etc.) qui auront un impact grave sur sa capacité à équilibrer son budget et, dans le cas d’endettement, interface à ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

Dans la quasi-totalité des états de la planète, pour pallier ce genre de crise, la collectivité a mis en place des processus de soutien à un de ses membres en difficulté, afin de l’aider à rétablir une situation financière équilibrée. Pour ce faire, en règle générale, on procède à un étalement de la dette assujettie à une obligation de ne plus s’endetter. Très souvent, on va obliger l’individu, soumis à ces procédures d’endettement, à réduire son train de vie de façon drastique. Les À bien y regarder, c’est la même logique de rigueur qui a prédominé dans le règlement, par la communauté européenne, des crises grecques, portugaises et irlandaises. C’est la même logique qui prédomine lorsque, mardi 26 juillet, Nicolas Sarkozy envoie aux parlementaires français une lettre dans laquelle il demande aux parlementaires de se rassembler  « au-delà des idées et des intérêts partisans » à fin d’inscrire dans la constitution l’engagement de l’État à réduire ses déficits dans tous les domaines de son intervention.

Or, en ce qui concerne Nicolas Sarkozy, sa responsabilité dans l’aggravation du déficit public, depuis 2007 a minima, et ses échecs successifs pour l’enrayer, font qu’un tel discours ne fait pas sérieux et que son intervention écrite auprès des parlementaires ressemble plus à une stratégie de campagne électorale qu’à une réelle volonté de diminuer le déficit du pays.

N’est-il pas – ainsi que sa majorité présidentielle- responsable du triplement de la dette publique et du doublement du déficit de l’État ? N’est-ce pas eux qui, en faisant voter le bouclier fiscal , la baisse de la TVA dans la restauration (perte de trois milliards d’euros par an)
, la loi « travail emploi pouvoir d’achat » (TEPA), la suppression de la taxe professionnelle (perte de cinq milliards d’euros par an)  , ont ainsi privé les caisses de l’État des deux tiers de l’argent qui rentrait avant , aggravant ainsi les déficits publics ?

C’est bel et bien Nicolas Sarkozy et sa majorité présidentielle qui ont, par les décisions de soutien aux plus riches d’entre nous, prive l’État, en diminuant sa trésorerie de 22,5 milliards d’euros/ an, soit 1,1 % du produit intérieur brut. Diminution de trésorerie qui n’a absolument rien à voir avec la crise financière de 2008, la Cour des Comptes ne cesse de le répéter .

Toutes ces mesures prises par Nicolas Sarkozy et sa majorité présidentielle n’ont fait qu’aggraver les effets de la crise financière en faisant peser plus lourdement la charge fiscale sur les revenus moyens et bas, en augmentant le nombre de taxes auxquelles les plus riches d’entre nous ne sont pas assujettis, en bloquant le pouvoir d’achat et donc la consommation des ménages, alors qu’il eût fallu relancer la consommation et par la même, l’économie du pays.

Nicolas Sarkozy et la majorité présidentielle n’ont en aucun cas été des gestionnaires avisés puisqu’ils n’ont su anticiper une crise pourtant prévisible et que, beaucoup plus grave, leurs décisions budgétaires ont aggravé les effets de cette crise en faisant quasiment tripler le déficit public alors que ces mesures pouvaient parfaitement être reporté à plus tard et même tout simplement annulées, lorsqu’elle avait déjà été votée.

Nicolas Sarkozy, le gouvernement et la majorité présidentielle se sont conduits comme ces personnes endettées qui, plutôt que de restreindre leur train de vie, préfèrent se priver de rentrées d’argent en diminuant par exemple, leur temps de travail. En l’occurrence, le gouvernement a diminué considérablement les rentrées d’argent que les citoyens les plus riches d’entre nous pouvait se permettre de verser aux caisses de l’État pour participer au bon fonctionnement de ce dernier et il y a uniquement centré la taxation du travail des individus en exonérant le revenu de la spéculation boursière et les entreprises de tout impôt et taxe. Les pertes pour les caisses de l’État sont considérables .

Si encore ces mesures avaient permis de garder un bas niveau de chômage, je pense que tout un chacun aurait compris l’entêtement de l’État à aggraver les effets de la crise. Rappelons d’ailleurs que l’argument du gouvernement pour justifier ces mesures mortifères à été d’empêcher le chômage de s’aggraver. Or, le constat est incontournable : de 7 % en 2007, le taux de chômage en France est passé à 10 % . Les emplois sont de plus en plus précaires et mal payés.

De plus en plus de Français sombrent dans la pauvreté,  alors qu’un petit nombre d’entre eux n’ont cessée de s’enrichir à coups de cadeaux fiscaux.

OUI, Nicolas Sarkozy, son équipe gouvernementale et sa majorité présidentielle ont bel et bien amplifié, par leur politique d’aide aux plus privilégiés, fortunés, et leur très mauvaise gestion des finances publiques, le déficit des finances publiques, mettant ainsi le feu aux comptes de l’État.

Je trouve particulièrement indécent que ce soient les mêmes qui aujourd’hui, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, prétendent éteindre le feu aux comptes de l’État en instaurant des règles de gestion qu’eux-mêmes sont incapables d’appliquer ou de renier  , les quatre années qui viennent de passer nous le démontrent.

Je trouve également insultant, alors que l’immense majorité des citoyens français n’ont absolument pas bénéficié, ni au travers de leur pouvoir d’achat, ni au travers d’une amélioration de l’emploi, des avantages fiscaux offerts aux entreprises, de leur demander où l’on suit de consentir de nouveaux sacrifices au seul prétexte que les agences de notation, souvent responsable de la crise de 2008, entendent continuer leurs actes terroristes au seul bénéfice de leurs clients.

Sachant cela, je trouverais particulièrement malvenue qu’à gauche, certains parlementaires, au prétexte de cohésion nationale, si Nicolas Sarkozy convoque le parlement pour faire voter sa « règle d’or », vote en faveur du projet de ses pompiers pyromanes.

Sources : Le Monde ; Aliciabx ; le Figaro ; Cour des Comptes ; Marianne2 ; Clair actu ; Google ; le Nouvel Obs ; RTL ; Élysée blog

Marine Le Pen nous chante le chant des sirènes

24 février 2011 § 1 commentaire

Alors que les médias font la promotion de Marine Le Pen, où se livrent à des comparaisons totalement honteuses, ils oublient, volontairement ou pas, de faire leur travail d’information en relevant les inexactitudes, les approximations que profère « l’héritière présidente désignée d’office » du Front National.

Seul le journal Libération a relevé que Marine Le Pen, le 14 février sur BFM TV, s’était montré très approximative dans ses propos, notamment lorsqu’elle s’est prétendu être bouleversée par la découverte « qu’un étranger qui arrive dans notre pays légalement et qui a plus de 65 ans, s’il a gagné en dessous d’un certain montant, a le droit d’obtenir 750 euros par mois, alors même qu’il y a des millions de retraités dans notre pays qui vivent avec 200 euros par mois, 300 euros, 500 euros.»

Dans l’article du journal Libération, il est démontré que Marine Le Pen ne livre qu’une partie de la vérité sur le sujet, précisant que 600 000 personnes environ bénéficient en France de l’allocation de solidarité et cette dernière n’est qu’un complément des revenus existants pour atteindre le plafond de revenus de 709 € . Contrairement à ce qu’affirme Marine Le Pen, le dispositif d’allocation de solidarité est versé à TOUTES les personnes âgées, qu’elles soient françaises ou d’origine étrangère, qui remplissent, de manière stable, des conditions strictes de résidence en France.

Il n’y a donc aucune mesure de favoritisme envers les étrangers et notamment les immigrés, contrairement à ce qu’essaie de faire croire Marine Le Pen. Il serait d’ailleurs totalement incongru au prétexte qu’ils sont étrangers, que des personnes qui ont travaillé toute leur vie en France, cotisé aux caisses de sécurité sociale et aux caisses de retraite, ne puissent bénéficier des avantages que ces cotisations procurent.

Autre erreur commise par Marine Le Pen, intentionnellement ou pas, cette fois-ci au sujet de l’aide médicale d’État.

Elle prétend que seuls les étrangers en situation irrégulière bénéficie de soins pris en charge à 100 % alors que des Français n’auraient pas le même droit et, ce faisant,n’auraient pas les moyens de se soigner. C’est oublier la Couverture Médicale Universelle Complémentaire qui permet à tous les Français dont le revenu est inférieur à 636 €, d’être pris en charge à 100 %, sans ticket modérateur.

Ça n’est tout de même pas la faute des étrangers si certains médecins refusent obstinément de soigner les patients qui demandent à bénéficier de la couverture médicale universelle complémentaire. Mais de cela, Marine Le Pen se garde bien de parler.

Mais ce qui est plus grave encore dans le discours de Marine Le Pen, c’est que dans sa surenchère xénophobe, elle ne met en avant que le coût de l’immigration sans jamais parler de ce que cette même immigration rapporte aux caisses de l’État. Or, en tant que présidente d’un parti politique, en tant qu’élue de la nation, elle ne peut ignorer les chiffres officiels de la Comptabilité Nationale concernant les grands postes de transfert des immigrés.

Des chercheurs de l’université de Lille sont à l’origine d’une étude commandée par le ministère des affaires sociales sur ce sujet. Il ressort de cette étude, qui a duré trois ans, que les immigrés sont une excellente affaire financière pour l’État.

Ils cotisent aux caisses de retraite, de chômage, paient des impôts, des taxes d’habitation, des taxes foncières, investissent dans la création de petites entreprises, contribuent au remboursement de la dette sociale, autant d’argent qui rentre dans les caisses de l’Etat et qui au final dépasse de 12,4 milliards d’euros ce que, au total, coûte réellement l’arrivée d’immigrants sur le sol français.

Qui plus est, si on analyse les métiers dans lesquels les immigrés sont les plus représentés, à savoir les travaux publics les plus lourds, la médecine hospitalière, le salariat dans les entreprises de nettoyage, etc., on se rend tout à fait compte que ce sont des métiers qui pour la plupart demandent aucune qualification, sont très souvent sous-payés, et que bon nombre de Français refusent de faire depuis maintenant plus de 60 ans.

Quelles conclusions tirer des propos de Marine Le Pen ?

Elle n’hésite pas à proférer avec aplomb les pires inexactitudes.

Elle n’hésite pas à distordre la vérité pour alimenter la haine de l’étranger, qui est depuis des décennies le fond de commerce du Front National.

Elle n’a absolument aucune base économique solide dans ses analyses, si tant est qu’on puisse parler d’analyse en ce qui la concerne.

Et au final elle n’a aucune solution concrète, viable, pérenne, à proposer aux plus déshérités d’entre nous, si ce n’est de leur faire prendre la place des salariés exploités en France par des employeurs peu scrupuleux.

En fait, Marine Le Pen cache tout simplement, comme l’a fait Nicolas Sarkozy d’ailleurs, le simple fait qu’elle préfère de loin les employeurs peu scrupuleux, qui exploitent les salariés , notamment les moins qualifiés, elle entend leur fournir de la main-d’œuvre aussi bon marché mais française.

Elle n’est donc en rien la protectrice des salariés français.

Avez-vous vu Marine Le Pen manifester contre la réforme des retraites ?

L’avez-vous entendu critiquer la privatisation rampante de la Sécurité Sociale autrement qu’en faisant porter la responsabilité sur les étrangers, alors que tout un chacun sait parfaitement que cette privatisation n’a pour seul objectif que d’enrichir encore plus les assurances privées ?

L’avez-vous entendu fustiger la politique fiscale que mène la droite depuis bientôt 10 ans ?

Elle est bien au contraire un support supplémentaire du patronat français. Notez bien que jamais au grand jamais elle ne fustige ce patronat qui a délocalisé, cassé les acquis sociaux des salariés français et mis au chômage les moins qualifiés d’entre eux.

Marine Le Pen est ni plus ni moins qu’une représentante de cette droite conservatrice qui considère que si les gens sont pauvres c’est parce qu’ils le méritent .

Elle ne fait en tenant ses discours xénophobes, en présentant des vérités tronquées, en affirmant des contrevérités, qu’essayer de faire croire aux plus démunis d’entre nous qu’elle pourrait, si elle arrivait au pouvoir, les aider à sortir du marasme dans lequel ses amis du patronat conservateur catholique entraînent la France depuis des décennies.

Ceux qui s’imaginent que Marine Le Pen comprend et compatit avec la misère, l’insécurité, la précarité de certains de nos concitoyens (et qu’elle agira pour que cela change), se trompent! Ils sont en train de tomber dans un piège immonde tapissé de mensonges, de leurres.

Sauf s’ils sont prêts à faire encore plus de sacrifices qu’ils n’en font actuellement, voter pour Marine Le Pen serait se mettre des fers aux pieds et se laisser berner une fois de plus, comme ce fut le cas avec Nicolas Sarkozy en 2007.

Comme toutes les sirènes elle chante une “chanson enchanteresse” pour mieux cacher de sombres desseins….

http://www.rmc.fr/editorial/149341/dou-marine-le-pen-sort-elle-ses-vrais-chiffres/

Sources: France-Soir; Alternatives Économiques; Courrier International; Partageons mon avis; Des Pas Perdus; Cuicui fait l’oiseau

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