Les petites lâchetés font-elles les grands présidents?

20 mai 2010 § Poster un commentaire

A l’occasion d’un numéro particulier de l’émission À vous de juger, proposée par c Dominique Strauss Kahn devait apparaître dans une interview diffusé jeudi 20 mai.

L’entretien de 30 et 40 minutes a été enregistré le 19 mai, à Washington. Dominique Strauss Kahn s’y explique essentiellement sur le rôle du Fonds monétaire international (FMI) dans la crise grecque . D’après la journal Le Point, Dominique Strauss-Kahn a donné son accord il y a une dizaine de jours. »pour que la diffusion ait lieu le 20 mai.

Faisant fi de ses engagement, le président du FMI a , d’après L’Express, renoncé à toute prestation télévisée’ au motif qu’à la même heure et le même jour, TF 1 retransmet le match de la Coupe du monde de foot entre l’équipe France et l’équipe du Mexique.

Décidément, Dominique Strauss-Kahn n’aime pas la concurrence!

Il ne veut pas être concurrencé par un match de coupe du monde…mais pas seulement.

Visiblement une compétition , lors de primaires internes , semble l’effrayer à tel point qu’il aurait signé un pacte avec Martine Aubry et Laurent Fabius, avec lesquels il partage la même vision du socialisme ( ou de la compétition individuelle?) pour que l’un d’entre eux soit le candidat du PS à la présidentielle . C’est aussi peu fairplay que d’annuler son passage dans l’émission de jeudi 20 mai pour cause de concurrence footbalistique, mais c’est tout de même le meilleur moyen d’écraser les concurrent. Dans le monde libérale, on appellerait ça « entente illicite et entrave à la concurrence »!

Dominique Strauss-Kahn ne se la jouerait-il pas « diva »?

Même si il se prétend ligoté par ses obligations de directeur du FMI , il entretien savamment le doute sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2012…Est-ce parce que les officines de sondages le place en tête des candidats susceptibles de battre Nicolas Sarkozy en 2012? Essaye-t-il, comme les Divas, de faire plier les volontés à la sienne, au prétexte qu’on les désire et que leur « talents » doivent tout faire accepter?

Quoi qu’il en soit, ce type de comportement, par trop stratégique et calculateur, va à l’encontre de l’idée que je me fais des qualités d’un compétiteur .

J’adore la compétition individuelle, à condition que les compétiteurs et les organisateur respectent un certain nombre de valeurs, de conditions:

– Une compétition doit être ouverte à tout ceux qui souhaitent concourir,

– Elle doit se se dérouler à armes égales,sans qu’aucun compétiteur ne soit favorisé.

– Elle ne doit pas accepter d’accords préalables entre compétiteurs pour s’assurer la victoire en mutualisant les moyens.

– Les compétiteurs doivent s’y engager franchement, ne pas chercher à obtenir des « passes droits » , ne pas tricher en essayant de contourner les règles , ne pas se faire aider par des tiers et être fairplay à l’issue de la compétitions.

Partant de là, je considère tout compétiteur qui enfreindrait ces valeurs « chevaleresque » comme un(e) lâche indigne de représenter la France.

C’est dans cette définition pleine et entière de la compétition individuelle que je conçoit les élections, forme particulière de compétition qui rythment et structurent notre Démocratie et plus particulièrement les élections primaires qui auraient pour objectif de désigner, au suffrage universel, le ou la candidate à l’élection présidentielle d’un parti politique. Il ne saurait donc être question de désigner un(e) lâche, pour tenir une fonction qui nécessite courage et ténacité.

Ainsi, pour les élections primaires qui vont avoir lieu au Parti Socialiste, je n’envisage pas un seul instant de participer à l’élection d’une personne qui tergiverserait pour entrer en compétition au motif qu’il occupe une fonction qui l’empêche de le faire avant telle date. Je n’accepterait pas, non plus, que l’organisateur repousse le début de la compétition, ou en limite sa durée ou adapte les règles de compétition, pour arranger un compétiteur en particulier. Je n’accepterait pas plus un compétiteur qui aurait passé un pacte avec d’autres compétiteurs pour mutualiser leurs moyens et ne pas se battre à armes égales. Il y a là un déséquilibre des forces entre compétiteurs qui dévie la compétition et l’entraine vers une compétition d’équipe très éloignée de ce qu’est l’élection d’un candidat unique.

Bref , vous l’aurez compris, je n’aime pas la lâcheté ni ceux qui la favorisent et les atermoiements de Dominique Strauss Kahn, les soutiens médiatiquement répétés et secrètement organisés de ses amis me font penser aux lobbyistes qui veulent gagner la compétition mais sans se frotter aux autres compétiteurs.

Pour moi, les “petites lâchetés” ne font pas les grands présidents….

Sources: LePost; Public Sénat ; Le Point ; L’Express

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement Les petites lâchetés font-elles les grands présidents? à Chez Louise.

Méta

%d blogueurs aiment cette page :