L’arnaque…le retour!

11 mai 2010 § Poster un commentaire

Le 6 mai 2010, selon Le Figaro, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré, lors d’un forum sur l’Europe organisé par la chaîne de télévision publique WDR:

"D’abord les banques ont failli, forçant les Etats à mener des actions de sauvetage. Elles ont plongé l’économie mondiale dans le précipice, et nous avons dû engager des plans de relance. A cause de ces plans de relance, nous nous sommes endettés, et maintenant, elles spéculent contre ces dettes, c’est vraiment très perfide" de leur part… La politique doit retrouver sa primauté sur les marchés, qu’elle n’a plus, et (pour cela) nous avons besoin de règles globales beaucoup plus strictes … C’est un combat des politiques contre les marchés", a-t-elle déclaré.

Vendredi 8 mai, rapporte Le NouvelObs, les chefs d’Etat et de gouvernement des seize pays utilisant la monnaie unique ont demandé à la Commission européenne de proposer "un mécanisme de stabilisation visant à préserver la stabilité financière de la zone euro" "D’ici à dimanche soir nous ferons en sorte d’avoir en place une ligne de défense de la zone euro imperméable", à temps pour l’ouverture des marchés lundi matin, a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Selon Nicolas Sarkozy "Aujourd’hui, l’attaque est portée sur l’ensemble de la zone euro. Nous avons décidé un un plan d’une très grande importance destiné à répondre à la situation…Nous ne pouvons pas laisser tomber l’euro, l’euro c’est l’Europe, et l’Europe c’est la paix…Désormais les spéculateurs doivent savoir qu’ils en seront pour leurs frais".

« Les banques ont faillit », « ligne de défense », « attaque portée »! Autant d’expressions qui laissent à penser que l’Europe, est entrée en guerre…pour sauver l’Euro.

Entrée en guerre qui s’explique, lorsqu’on lit ce que révèle journal e824, les états européens ont été depuis décembre 2009 l’objets d’une véritable déclaration de guerre et d’attaques massives et répétées, parfaitement concertée et organisée, de la part des spéculateurs. En fait le problème réside surtout dans la vente à découvert qui aurait été menée de concert par es plus gros gérants de hedge funds auraient parié sur une baisse de l’euro jusqu’à la parité du dollar, selon le Wall Street Journal (WSJ) Les traders des banques d’affaires Goldman Sachs, Merrill Lynch, filiale de Bank of America, et de Barclays se seraient aussi placés contre l’euro de concert avec Capital Advisors, Greenlight Capital, Soros Fund Management et Paulson & Co . Les autorités américaines et européennes enquêtent actuellement sur cette entente supposée entre les grands investisseurs.

Certes tout ceci peut expliquer qu’on parle d’attaque, de ligne de défense…mais en quoi les banques ont elle faillit?

Pour le comprendre il faute remonter, pour la France, en 1973.

En 1973, les statuts de la Banque de France sont modifiés par la loi 73-7, signée par Pompidou, Mesmer, Giscard d’Estaing et parue au Journal officiel le 4 janvier 1973. Dans l’article 25, il est stipulé que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ".

En pratique, cela signifie que la République s’oblige à emprunter sur les marchés à obligation contre taux d’intérêt. Elle confie la fabrication de monnaie eux banques privées! Elle devra emprunter aux banques privées….La pompe à richesse est en route, mais elle ne va profiter qu’à ceux qui spéculent et ont placé de l’argent dans les banques! Pour bien comprendre en quoi la notion de dette publique telle qu’elle se conçoit à partir de 1973 est nocive pour les citoyens mais juteuse pour les banques, je vous invite à écouter ce qui suit:

Magique, non, pour les banques privées! Un gain de 300 milliards d’intérêts chaque année à distribuer aux actionnaires rien qu’avec le remboursement de la « dette publique »!

Certes on ne pouvait pas s’attendre ,en 1973,à ce que les banques, auxquelles les états avaient délégué leur pouvoir de « battre monnaie », aller pousser la logique du profit jusqu’à s’attaquer aux états souverains…et se permettre, au prétexte de dettes, de leur imposer des politiques de restrictions sociales….tout en obligeant la BCE à racheter des actifs pourris que ces mêmes banques indélicates fabriquent de toutes pièces depuis 2000!!!

On ne pouvait pas s’attendre non plus, après les plans massifs d’aides dont elles ont bénéficié en 2008, que les gouvernement allaient les aider à nouveau et leur faire encore une fois gagner des sommes colossales, alors qu’elles viennent de pousser l’Europe au bord du précipice économique et financier. C’est pourtant ce qui vient d’être fait, ce dimanche soir, comme le remarque Marianne2 . Les grands gagnants de ce qu’on nous présente comme un plan de sauvetage de l’Euro, sont les banques et les spéculateurs!

Jean Luc Mélenchon sur son blog n’a pas tort quand il déclare:

« Il n’aura donc fallu que deux nuits pour trouver 750 milliards. Et pour sauver qui ? Ceux là même qui ont déclenché une nouvelle fois l’incendie. Les pauvres banques, les malheureux assureurs, les pitoyables traders! … Et les sanction contre les « marchés » voyous? Nul n’en propose. Les 27 ne trouvent pas une seconde pour édicter la moindre règle, même minime, pour lutter contre la spéculation. Par exemple pour avancer la date d’application des mesurettes concernant les agences de notation déjà en route dans les interminables tuyaux institutionnels européens. Ou pour avancer la date d’application des petites réglounettes européennes contre la titrisation des assurances sur le défaut des dettes publiques. Rien ! Rien de rien. »

Comme le souligne Paul Jorion: Les marchés financiers n’en ont pas moins salué le plan, en repartant à la hausse. Le plan ne comporte pas de vraies mesures politiques « Les vraies mesures auraient été d’empêcher que la spéculation continue à nuire. Les politiques prennent des mesures défensives pour réduire le déficit, mais ce n’est pas le bon moment. Ils ne prennent pas de mesures offensives pour arrêter la spéculation.. »

Comme en 2008, les mesures visant à mettre en place des régulations, « des marchés financiers et leur supervision" seront examinées plus tard, peut-être en juin…peut-être jamais….

Et comme en septembre 2008, j’ai à nouveau la fâcheuse impression que nous assistons, depuis le 10 mai 2010, au second « plus gros casse » de toute l’histoire de l’humanité.

Sources : Le Figaro; Le NouvelObs; Wall Street Journal ; Wikipédia ; Dailymotion ; Marianne2 ; Jean Luc Mélenchon ; Eco Rue89

Magique, non, pour les banques privées! Un gain de 300 milliards d’intérêts chaque année à distribuer aux actionnaires rien qu’avec le remboursement de la « dette publique »!

Certes on ne pouvait pas s’attendre ,en 1973,à ce que les banques, auxquelles les états avaient délégué leur pouvoir de « battre monnaie », aller pousser la logique du profit jusqu’à s’attaquer aux états souverains…et se permettre, au prétexte de dettes, de leur imposer des politiques de restrictions sociales….tout en obligeant la BCE à racheter des actifs pourris que ces mêmes banques indélicates fabriquent de toutes pièces depuis 2000!!!

On ne pouvait pas s’attendre non plus, après les plans massifs d’aides dont elles ont bénéficié en 2008, que les gouvernement allaient les aider à nouveau et leur faire encore une fois gagner des sommes colossales, alors qu’elles viennent de pousser l’Europe au bord du précipice économique et financier. C’est pourtant ce qui vient d’être fait, ce dimanche soir, comme le remarque Marianne2 . Les grands gagnants de ce qu’on nous présente comme un plan de sauvetage de l’Euro, sont les banques et les spéculateurs!

Jean Luc Mélenchon sur son blog n’a pas tort quand il déclare:

« Il n’aura donc fallu que deux nuits pour trouver 750 milliards. Et pour sauver qui ? Ceux là même qui ont déclenché une nouvelle fois l’incendie. Les pauvres banques, les malheureux assureurs, les pitoyables traders! … Et les sanction contre les « marchés » voyous? Nul n’en propose. Les 27 ne trouvent pas une seconde pour édicter la moindre règle, même minime, pour lutter contre la spéculation. Par exemple pour avancer la date d’application des mesurettes concernant les agences de notation déjà en route dans les interminables tuyaux institutionnels européens. Ou pour avancer la date d’application des petites réglounettes européennes contre la titrisation des assurances sur le défaut des dettes publiques. Rien ! Rien de rien. »

Comme le souligne Paul Jorion: Les marchés financiers n’en ont pas moins salué le plan, en repartant à la hausse. Le plan ne comporte pas de vraies mesures politiques « Les vraies mesures auraient été d’empêcher que la spéculation continue à nuire. Les politiques prennent des mesures défensives pour réduire le déficit, mais ce n’est pas le bon moment. Ils ne prennent pas de mesures offensives pour arrêter la spéculation.. »

Comme en 2008, les mesures visant à mettre en place des régulations, « des marchés financiers et leur supervision" seront examinées plus tard, peut-être en juin…peut-être jamais….

Et comme en septembre 2008, j’ai à nouveau la fâcheuse impression que nous assistons, depuis le 10 mai 2010, au second « plus gros casse » de toute l’histoire de l’humanité.

Sources : Le Figaro; Le NouvelObs; Wall Street Journal ; Wikipédia ; Dailymotion ; Marianne2 ; Jean Luc Mélenchon ; Eco Rue89

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