Éric Besson, une erreur à 100 000 €

3 juin 2009 § Poster un commentaire

Décidément, l’éminent lauréat du "prix de l’imbécile heureux né quelque part » ne parvient pas à "mettre au pas" les associations de défenses des immigrés ! Et cela va finir par nous coûter très cher…. Le prix de son entêtement, de son ignorance, de son incapacité à traiter dans le respect des lois et des personnes le sujet dont il a la charge.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été averti et d’avoir reçu quelques belles volées de bois vert !

La première "volées de bois vert".a suivi de très près son affirmation qu’"en 65 années d’application de la loi, personne en France n’a jamais été condamné pour avoir seulement accueilli, accompagné ou hébergé un étranger en situation irrégulière".

Propos totalement mensongers, qui mirent en ébullition non seulement le Gisti qui avait publié en mai un "inventaire non exhaustif" de condamnations prononcées depuis 1986 contre "des personnes qui ont apporté une aide à des étrangers, la plupart du temps en les hébergeant" (en application de l’article L. 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers), mais également le "mon avocat favorit"qui s’empressa d’établir une liste étayée et référencée.

La seconde "volées de bois vert" vient de tomber, par le biais d’une lettre commune que plusieurs associations ont fait parvenir au ministre de l’immigration. Dans ce courrier publiée par le nouvelobs.com, mardi 2 juin, Emmaüs France, Médecins du monde, la LDH ou encore SOS Racisme et bien d’autres associations demandent à Éric Besson de renoncer au délit de solidarité. Considérant qu’il y a toujours un désaccord de fond entre le ministre et elle "sur la loi dans sa rédaction actuelle et dans son application", les associations veulent, à l’occasion d’une réunion qu’elles auront eu le temps de préparer , s’entretenir sur la suppression du délit de solidarité. Dès lors, elle trouve inopportun et inapproprié d’accepter de rencontrer le ministre à la date et pour l’ordre du jour qu’il propose :

"la date retenue -l’avant-veille d’une journée électorale- (qui leur) paraît peu opportune si notre objectif commun est de reprendre un dialogue sur des bases plus sereines, hors de tout brouillage qu’occasionnent nécessairement les enjeux électoraux".

La troisième "volées de bois vert" accompagne la seconde, après la signature, le 10 mai, d’un marché avec une association alors que les qualités de l’association à concourir à un tel marché devaient être examinée par la justice. La magistrate en charge du dossier, lors de l’audience du 6 mai, avait dit à l’avocat représentant Éric Besson que "le ministre s’honorerait de ne pas signer" dans l’attente de l’audience de référé-précontractuel du 13". Éric Besson ne nie pas que son avocat lui a transmis le souhait de la magistrate. Il ne nie pas non plus que son avocat lui a conseillé d’attendre pour signer ce marché avec collectif Respect . Une telle précipitation, au mépris des recommandations de l’avocat et de la magistrate ne pouvait pas rester sans conséquences. Et effectivement, on apprend, sur le blog de Catherine Coroller, que "Eric Besson ayant été contraint par la justice de prolonger (de trois mois) la mission de la Cimade, des salariés se retrouvent sans emploi. «Il y a un aspect préjudiciable pour les équipes recrutées», note Pierre Henry, directeur général de FTDA…"

L’impatience, la frénésie, d’Éric Besson à vouloir signer au plus vite ce marché avec une association très proche de l’UMP, va nous coûter, selon les estimations de Serge Slama : «"Au bas mot, entre les indemnités qui seront versées aux prestataires retenus et les frais d’avocats pour les 3 procédures, le contribuable devra débourser sûrement une centaine de milliers d’euros".

100 000 € minimums pour ne pas avoir pu attendre trois jours, ça fait tout de même beaucoup. Sans compter on ignore les suites que le collectif Respect prévoit de donner à cette « rupture de contrat » !

Alors, certes, lorsqu’on parle d’immigration, il est de bon ton d’affirmer "que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" et de rappeler que c’est Michel Rocard qui l’a dit.

Seulement la vérité est que Michel Rocard a en réalité dit : «La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle en prendra fidèlement sa part. ».

Éric Besson lui pense que la France, et surtout ses contribuables doivent être les seuls à prendre en charge financièrement ses erreurs et ses errances et que la Solidarité, dont il entend faire un délit pour les autres, doit jouer "à fond" pour lui!

Sources:

Journal d’un avocat

Blog de S.Slama

Bakchich.info

Libération

Nouvel Obs

Gisti

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