J’aime le golf !

9 août 2008 § Poster un commentaire

Comme promis à Claire MT3 ( je ne t’oublie pas Claire, tu vois !) , je vais tenter d’expliquer pourquoi j’aime le golf.
Je sais bien, pour mes amis écologistes, les terrains de golf sont une catastrophe. Toute cette herbe a arroser en puisant dans les ressources naturelles, à engraisser avec des produits chimiques, pour satisfaire un petit nombre de privilégies, c’est du gaspillage inutile.
Ce à quoi je réponds que bon nombre de golfs, désormais, disposent de réservoirs d’eau de pluie, de grands étangs, dans lesquelles ils puissent pour arroser les terrains et les jardiniers utilisent de plus en plus les engrais naturels pour fertiliser les greens.
J’ajouterai que les golfs, situés aux frontières des villes, sont, dans certains cas, les seuls endroits où l’on peut se promener sous les arbres.
Enfin, je signale une pratique régulière du golf produit des effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire, et, si elle n’est pas suivie de repas pantagruéliques, permet une bonne gestion de son poids. Indirectement, cela aura une incidence sur la consommation de médicaments (dont la fabrication est extrêmement polluante).
Ceci étant dit, passons au sujet : pourquoi j’aime le golf.
  • J’aime le golf parce que c’est un sport individuel qui permet d’échapper à une société omniprésente, "omni pesante".
  • J’aime le golf, parce que c’est un sport de précision d’action, et malgré tout de détente, qui oblige à une grande concentration sur une durée brève.
Un sport individuel.
Je n’ai rien contre les sports collectifs, j’en ai pratiqué depuis ma plus tendre enfance. J’en connais les tenants et les aboutissants, leur intérêt en matière de socialisation, d’entraide.
Ce qui me gêne dans les sports collectifs, c’est que la responsabilisation individuelle n’est, trop souvent, mise en évidence qu’en cas d’échec d’une action. L’effort individuel est noyé dans la masse.
La valorisation d’une réussite individuelle est très rare, quand elle existe, elle aboutit à une « glorification » qui me déplaît. Dans un sport collectif, l’individu peut très rarement s’évaluer.
Au golf, on s’évalue perpétuellement, seul, sans les autres. Rien ne sert de tricher, de se voiler la face, on est obligé de constater son propre résultat.
Lorsqu’on pratique le golf, on est seul responsable du résultat qu’on obtient à la fin d’un parcours, comme à chaque trou. On est seul face à un terrain, certes façonné et entretenu par des hommes, qu’on doit analyser, évaluer, anticiper avec ses propres moyens. Si on fait mal ce travail préalable, en aucun cas, on ne peut reporter la faute de l’échec sur le mauvais choix technique ou stratégique d’un autre. C’est parce qu’il aboutit à la responsabilisation de l’acte individuel que j’aime le golf.
Le golf se joue souvent en partie de deux à quatre personnes. Chacun jouant pour lui-même, il n’y a pas à se mettre d’accord entre joueurs sur une stratégie quelconque (sauf si on en a décidé ainsi au départ, ce qui est eu fréquent). On partage simplement 18 trous consécutifs. On n’est même pas obligé de se parler entre joueurs partageant un même parcours !
Une partie de golfs durant environ 2 h 30, cela permet de se promener tranquillement dans le calme et très souvent le silence (crier et courir étant strictement interdit sur un parcours de golf). Ces 2 h 30 qui permettent d’échapper à une société omniprésente, souvent pesante, sont un moyen de récupérer mentalement et physiquement extrêmement appréciable.
Un sport de précision, d’action et de détente.
Jouer au golf consiste envoyer une balle, de la taille approximative d’une balle de ping-pong, le plus près possible d’un trou, guère plus grand que la balle, situé à une distance pouvant varier de 150 à 500 m. Ce trou, savamment défendu par une série d’obstacles divers et variés, est situé sur le green, et signalé par un drapeaux. Toute la subtilité du jeu consiste à parvenir à mettre la balle dans trou en la touchant, avec ses fers, le moins de fois possible (ça s’appelle un coup). Croyez-moi, c’est bien plus difficile que de mettre un ballon de football dans les buts !
  • Ca demande d’analyser la distance, la nature du terrain, du vent, des obstacles et de prendre en compte tut ces paramètres avant de jouer sa balla. Il faut donc élaborer une stratégie, à chaque trou.
  • Ca demande une extrême connaissance de sa propre puissance d’analyse est un excellent contrôle du dosage de sa propre force physique.
  • Ca demande une coordination des gestes extrêmement importante.
  • Paradoxalement, ça demande, une fois qu’on a pris toutes les informations nécessaires, de savoir très vite se relaxer avant d’envoyer la balle.
En résumé, il faut se bien connaître et bien utiliser ses capacités pour pouvoir jouer au golf en s’amusant. Cela demande un effort intense mais bref, qu’il n’est pas nécessaire de maintenir tout le long des 10 km d’un parcours de golf. Il ne se justifie que chaque fois qu’il faut taper la balle pour l’approcher du trou. Cela laisse énormément de temps pour se détendre, observer la nature qui nous entoure et marcher à un bon rythme.
Je fais partie de ses « pratiquants » que ni la pluie ni un soleil torride n’arrêtent. Seuls certains terrains hyper pentus peuvent m’impressionner.
J’ai attrapé le virus du golf il y a maintenant 20 ans. À l’époque, j’étais très réfractaire à se sport « de riches ». Le prix, et les personnes qui pratiquaient ce sport, étaient rédhibitoires à mes yeux.
  • Force est de constater que l’abonnement annuel et l’investissement en matériel ne coûte guère plus cher, si l’on sait être raisonnable, que pour un autre notre sport (sauf en région parisienne).
  • Force est de constater que les personnes que j’ai côtoyées, en pratiquant le golf, de sont pas plus ni moins pire que les autres.
Ce que m’a apporté le golf en matière d’autocontrôle, d’auto évaluation, de connaissance de moi, de confiance en moi, de santé physique et mentale, de plaisir, est incomparable avec ce que la pratique d’autres sports a pu m’apporter. Ceci va bien au-delà de la satisfaction que peut produire l’utilisation, le contrôle, de sa force physique, qu’un sport plus mécanique procure.
C’est un sport un peu physique et très mental. Je crois que c’est pour cela qu’il me plait tant. Le résultat n’est jamais acquis. On peut être brillant un jour et la semaine suivante enchainer les échecs.
C’est un sport de compétition…contre soi même qui, ne nécessitant pas une grande endurance, peut se pratiquer pendant de très nombreuses années.
Qui plus est, je trouve que cet acharnement de tous joueurs de golf à vouloir obliger cette petite balle, souvent contre son grès, à aller dans un trou, a un côté dérisoire qu’il n’est pas inintéressant philosophiquement.
Le golf n’est-il pas la meilleure illustration de la vie ?
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